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vendredi, 25 mai 2007

Jeu latent - extrait

[...] S’élever au dessus des mers, s’éveiller dans un autre Eden, fuir un certain temps l’ascète, revisiter les sept merveilles du monde, s’allonger un instant près du mausolée d’Halicarnasse. Retrouver l’hédoniste égaré dans les jardins suspendus de Babylone, s’adonner sans gêne à l’esthétique du plaisir. Adonis en perd ses moyens. Braver l’éthique, corps dépravés dénoncés sur la place publique, le lubrique fait vendre là où il n’a (soi-disant) pas sa place. Jusqu’au jour où la montagne de glace fond en sueur, et immerge à jamais l’image du couple parfait. Les faire-part sont renvoyés à l’expéditeur, le mâle est versatile, l’effet du mal dévastateur. [...]

 

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lundi, 21 mai 2007

Sans verset, l'athée râle en vers - extrait

[...] Qu’il est grisant de se laisser aller à cette douce extravagance, qui ravage le cœur de l’élégante, en extrait la substance et la laisse vacillante sans jamais l’achever. A son chevet toujours une feuille, un encrier et la plus belle de ses plumes, pour tenir à la lune d’infâmes propos. Mais la lune s’est ternie et se contrefout de ses infortunes répétées. Lassée d’infimes moments d’extase, elle fuit l’infirme imaginaire et ses métastases en papier, affamée de la chair des amants satisfaits elle s’infiltre au travers des volets et leur vole un peu de sérénité. [...]

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Lentement dissolue par ce qui la portait....
capté

mercredi, 02 mai 2007

Certain d'aimer, l'ange s'efface - extrait

C’est la question que je pose chaque soir sous mon oreiller, c’est la réponse absente, à chaque réveil, c’est l’aube s’éprenant du corps engourdi qu’une autre seule a le droit de remplacer, c’est ce cœur déjà occupé qui chaque matin s’éveille à côté d’elle…

 

C’est ce corps refroidi par la nuit qu’elle seule a le droit de réchauffer, c’est la peau recouverte d’un drap qu’elle seule a le droit de dévoiler.

 

C’est le chant d’une sirène mêlé à celui des baleines, c’est la reine du bal qui ondule dans le sel de ses propres larmes.

 

C’est l’alarme, sonnée trop tard encore une fois, c’est l’étendard levé pour rien, encore une fois. Je baisse les bras, ici bas, pour la deuxième fois. C’est assez, pour cette année…

 

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lundi, 30 avril 2007

L'homme nie l'présent - extrait

"On tourne jusqu’à user nos semelles, jusqu’à s’en brûler la cervelle. Chaque passage supplémentaire fait fondre un peu plus la moelle épinière, on en oublie les maux d’hier. On maudit l’air qui remplit encore nos poumons, arrêtez vos sermons, laissez-moi réciter la même prière, si ça m’plaît, permettez que j’oublie un instant ces hommes qui décident d’être volontaire pour des homicides légendaires, laissez-moi oublier qu’ici sur Terre je contribue à l’élection de miss « univers sale », occupez-vous de vos narines gênées par les odeurs pestilentielles des horreurs estivales, soignez vos côlons irrités de rester sans-papier. Les uns testent un moyen d’échapper au contrôle sanitaire, sous peine d’être évacués par le haut hémisphère, les autres s’évanouissent dans la nature, à l’affût de la moindre ouverture… "

dimanche, 29 avril 2007

Le jardin dead haine

Jars, dinde, Eden

"Le jardin d’Eden n’est pas si paradisiaque qu’on le croit. J’ai vu le serpent desserrer les pans de chemise d’Eve, j’ai vu Adam perdre ses dents en croquant la pomme, manger le ver solitaire et puis tomber à terre. J’ai vu la vigne s’environner de ronces et aguicher Bacchus ivre de douleur ; Eve ôtée de toute pudeur se fit un string à partir de sa chemise, inventa le strip-tease et attisa le désir du pauvre Eros qui perdit le statut de héros des cœurs, sa flèche pointe désormais vers le haut. Le temps soûle Eve qui s’emporte contre Eole et Neptune. Elle n’a plus une tune et doit renoncer aux soldes d’été. L’hiver s’annonce rude, ne lui reste plus qu’à jouer les prudes et se faire un sac à main en peau de serpent pour ne plus paumer son portable. Qui plus est l’automne approche et avec lui les feuilles d’impôts tombent et se multiplient comme des petits pains. Une sacrée descendance à déclarer depuis le temps, ça commence à faire cher pour celle qui pêcha par la chair. Adam va encore lui passer un savon de Marseille, pour la débarrasser de toute trace d’impuretés.. Eve lavée de tout soupçon se lèvera et après avoir fait les comptes ira faire une compote de toutes ces pommes tombées à terre.. "

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samedi, 28 avril 2007

Mots dans le désordre

L’homme n’a pas inventé grand chose, il ne se différencie de l’animal que dans la finalité de son geste.. il est une araignée qui roule les feuilles de certaines plantes et fixe le tout à l’aide de son fil, afin d’en faire un cocon pour protéger ses larves, il est des gens qui roulent une certaine plante dans des feuilles, ou, pire, se font des fix, sous prétexte d’y trouver refuge, et deviennent des larves.. 

jeudi, 26 avril 2007

Plein d'eux se crée - extrait

"Laissons le mystère faire son office il vaut mieux se taire et fermer tous les orifices, terrer le moindre secret d’un regard indiscret, quitte à faire des sacrifices.. l’œil hagard traîne souvent sans arrière-pensée mais on ne sait jamais de quoi est fait le hasard, ni l’esprit humain, qui peut se révéler barbare ; pensez à l’effet produit si l’idée lui prend de mettre à nu ses envies..  souvenez-vous de l’effet papillon, de cette fée en haillons… bâillonnez les bouches décousues, ne causez jamais aux bavards, faites barrage aux rumeurs qui courent le long des boulevards, et murmurent  aux oreilles béates des murs bétonnés une flopée de sombres hypothèses. Cachez vos prothèses, ne montrez aucun signe de faiblesse, c’est là que le bas blesse, au niveau de la jambe de bois. "

mercredi, 25 avril 2007

Entretien avec un banquier

Situons la scène… un appartement en ville, deuxième étage, trois pièces, un grand séjour.

Dans le séjour, près de la fenêtre, une jeune femme, confortablement installée dans un fauteuil aux accoudoirs déjà élimés, acheté à crédit et pas encore fini de rembourser, lit tranquillement le dernier best-seller trouvé à la librairie, histoire de rester « in », pense-t-elle…

Dans la cuisine, un homme, ça tombe bien, il vit maritalement avec elle depuis quelques années déjà… attendez.. trois, oui, c’est ça, trois ans, déjà.. comme le temps passe… Il boit son café, accoudé au rebord de la fenêtre, le regard perdu dans son café à peine tiède maintenant, bah oui, ça fait quand même dix minutes qu’il est là à se demander quand il va enfin lui faire sa demande.. « Ca s’fait au bout de trois ans, non ? tous mes collègues ont franchi le pas.. même Philou, qui se dit rebelle, vient de s’engager… »

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lundi, 23 avril 2007

Il à l'envers : elle

Il tourne, tourne en rond

cohabite avec ses souvenirs

soulevant les voiles,

saoul, le vent,

elle va venir le dévoiler..

 

Elle fuira avec lui son devenir,

fouillera en lui, à deux, venir..

elle sera son repentir,

il reprend d’elle, sans se mentir..

effusion, effet d’optique,

fusion d’aimés, sans plus d’effet..

 

Rythme hypnotique, tambour battant,

le temps lui cogne au tempes,

les draps trempés l’empêchent de fuir,

le ramènent à sa réalité,

souffle vital, corps alité..

ferme les yeux..

elle s’envole, s’évapore..

 

La porte s’ouvre sur un homme seul..

seuil de son lit, deuil de sa vie,

elle est partie.. il n’en peut plus..

elle est à part,

il après elle,

il n’est plus rien,

nous s’est éteint..

mardi, 26 décembre 2006

Festival de romans


   

Je participe au concours du festival de Romans
ehhhhhh oui !

mardi, 28 novembre 2006

Imagination (épisode 2)

Les yeux sur la route, les mains sur le volant, l'esprit survolant toutes les combinaisons corporelles possibles, il finit par arriver non loin du trois pièces tant convoité.

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19:20 Publié dans de mes nouvelles | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : nouvelle | | | |  Facebook

dimanche, 26 novembre 2006

Imagination (épisode 1)

medium_nuit.jpgIl s'imagina, lorsque ces deux filles électrisantes et éclectiques l'invitèrent à passer la soirée avec elles, qu'elles avaient une idée en tête à tête bien tentante. Un regard en biais, un sourire en coin, et le voilà parti à s'ouvrir un horizon dénué de raison, plein de fantasmes jusque là mis en exergue, et les sens exacerbés..

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lundi, 13 novembre 2006

Irréversible

Irréversible
Parce que le temps détruit tout
Parce ce que certains actes sont irréparables
Parce que l'homme est un animal
Parce que le désir de vengeance est une pulsion naturelle
Parce que la plupart des crimes restent impunis
Parce que la perte de l'être aimé détruit comme la foudre
Parce que l'amour est source de vie
Parce que toute histoire s'écrit avec du sperme et du sang
Parce que les prémonitions ne changent pas le cours des choses
Parce que le temps révèle tout...
... le pire et le meilleur.

vendredi, 06 octobre 2006

Il, à l'envers, elle (première partie)

(extrait, juillet 2006) 

 

« Il tourne, se retourne,

tourne en rond, tourne alentour..

à l’endroit, à l’envers,

allant vers elle..

 

Elle l’attend, à l’entournure,

elle se tend, elle prend tournure..

elle tourne autour, il la voit nue,

tous ses atours, il tombe des nues..

 

Elle dévêtue, vétuste souvenir,

décents dessous, et lui dessus,

devenir sourd aux bruits de la rue..

il ferme les rideaux,

comme elle fermait les yeux sur la jouissance à venir..

le plaisir s’élançait au delà de la peau,

 

Devenu sire, elle ingénue,

lui à genoux, fou de désir..

la reine offerte tient les rênes,

l’arène lui offrit la défaite.

 

Plaidoirie d’insatisfaits,

plaies ouvertes,

doigts de fées recroquevillés..

 

Lassé du jour, il défait sa vie,

 

longs soupirs, et puis silence..

Et voilà tes êtres, haine... (les douze travelots hystériques)

(extrait - février 2005)

 

 

 

 

 

    [...]

 

              

    Ah lala, « Tom Sawyer »… ça y est, je connais le générique par cœur, (il a pas voulu aller chanter ailleurs... ) « il n’a peur de rien, c’est un américain… », oui, vous voyez comme moi, c’était clairement énoncé depuis longtemps déjà, l’Amérique n’a peur de rien, sauf d’elle-même.. et peut faire exploser 5 fois la planète, de par son armada d’armes de destruction massive, c’est pour dire, vous ne pouvez la détruire qu’une fois ? Ts Ss, ridicule.. L’Amérique avance, « pro-graisse », inonde mètre par mètre les pays pas encore irrigués par ses idéaux, pas encore pliés à ses desiderata.. Une fois que c’est fait, la première mondiale ramasse ses affaires et retourne chez sa mère, ne prend pas la peine de nettoyer les lieux après son passage, c’est bien trop indigne, enfin voyons.. En passant si elle pouvait récupérer son cerveau à la consigne avant qu’on ne le considère comme bagage suspect.. Oh! Faut dire, pour le peu qu’il contient, on n’perdrait pas grand chose.. (« Comment ose-t-elle ! .. »  « Je n’sais pas, j’n’ai pas eu à réfléchir.. » ) Comment pouvaient-ils savoir, ces gens, qu’en laissant se déverser dans l’eau les déchets toxiques des métaux lourds amenés sur place, à 110km au Nord de Manille, y aurait un millier de victimes, y aurait des enfants avec une dystrophie céphalique digne des meilleurs fils d’horreur, même Elephant Man aurait peur.. je pense à ces mères qui enfantent d’êtres défigurés, à l’âme déjà fissurée des erreurs d’outre atlantique.. C’est pas marrant, et je suis bien d’accord avec vous c’est même dramatique, malheureusement c’est vrai. Pouvaient pas savoir.. Du plomb, du mercure, « ah! bon ? Vous êtes sûrs ? », Non non, pensez-vous, ils ont du avaler un ballon d’hélium, pour jouer à la montgolfière, c’était dimanche, ils n’avaient rien d’autre à faire..

 

    Si vous vouliez vous acheter la compilation des chants de Noël de Roch Voisine, ne le faites pas ! Promenez-vous toute une journée dans le marché, et en rentrant chez vous, vous vous demanderez ce que vous étiez partis faire.. Ah, attention, une annonce micro… « et n’oubliez pas, dans 10mn au chalet de l’information, une distribution gratuite de vin chaud ! » Gratuit, vous avez dit gratuit !! Poussez-vous !! Je ne vous dis pas pour la tartiflette, la galette, les viennoiseries, et le jus de pommes fraîchement pressées, la ruée vers l’or ; la poussette devient une arme redoutable, écrasant un pied par-ci, la patte du labrador par-là, tous les moyens sont bons pour arriver premier.. d’en haut on aurait pensé à une meute de spermatozoïdes fonçant droit sur un ovule. . oui, enfin voilà quoi..

 

    L’on vient prévenir à 18h55 que les chalets peuvent fermer à 18h45 s’ils le souhaitent, c’est gentil merci… c’est à se demander si chaque être humain n’est pas réglé sur un fuseau horaire, ce qui fait souvent croire au patron qu’un employé arrive en retard, alors que non, il n’est pas en retard, il est juste en décalage horaire, persuadé d’arriver à l’heure… à son heure..

   

    Et le Père Noël, le fameux, l’unique, l’exceptionnel.. qui avec sa patience infinie (de 14h à 17h c’est jouable..) reçoit les enfants dans son chalet tous les jours, (à condition d’avoir été chercher son ticket au chalet de l’information et de faire la queue bien sagement, récitant la longue liste de jouets qu’il aimerait trouver près du sapin (pendant que les parents calculent déjà ce qu’il ne leur restera pas à la fin du mois),  le matin du 25 décembre (en réalité déballés la veille au soir en raison d’une bande d’enfants survoltés et incapable de fermer l’œil, et de parents exténués de tant de préparatifs, de tant de précautions pour ne pas trahir le secret, jouets déjà cassés pour la plupart, eh oui faut jamais ouvrir un paquet qui n’est pas le sien, ça dégénère toujours.. )

   

    [...]