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samedi, 27 janvier 2007

Les dix finalistes du Prix des libraires

Rappelez-vous, les articles consacrés au Prix des libraires, et les 12 romans québécois en sélection... Eh bien voici les 5 qui ont été choisis pour l'étape finale. En prime, les 5 romans hors-Québec, mais c'est bien parc eque c'est vous !

Par Adeline Corrèze

Dans la catégorie Roman Québec :

La Fabrication de l'aube, de Jean-François Beauchemin (Québec Amérique),

La clameur des ténèbres, de Neil Bissoondath (Boréal)

Iphigénie en Haute-Ville, de François Blais (L'Instant même),

La Rivière du loup, d'Andrée Laberge (XYZ)

Mitsuba, d'Aki Shimazaki (Leméac)

 

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jeudi, 25 janvier 2007

Magasin général

medium_magasin_general.jpg

Mot de l'éditeur

- Ben voyons, Marie, tout le monde profite de toi, et puis on dirait que tu le vois pas :..
- Faut bien rendre service, Jacinthe.., je l'ai toujours fait.
- Oui, mais avant, c'était Félix qui s'occupait du magasin !
- Je sais bien, ma petite Jacinthe... Je sais, mais j'ai toujours été comme ça...

medium_magasin_general2.jpgUne comédie truculente dans la campagne québécoise des années 20, premier volet de la trilogie distillée par Régis Loisel (La Quête de l'oiseau du temps, Peter Pan) et Jean-Louis Tripp (Jacques Gallard, Paroles d'Anges).
Réalisant ensemble le scénario, aussi bien que le dessin, Loisel et Tripp ont conjugué leurs talents pour donner naissance à un auteur virtuel.

jeudi, 18 janvier 2007

Le prix des Libraires - 12

medium_hadassa_big.jpgHadassa, Myriam Beaudoin (Leméac)

Jusqu'à maintenant, la plus belle surprise de la rentrée littéraire se nomme Hadassa (Leméac). Écrit par Myriam Beaudoin, une jeune et talentueuse auteure, ce roman nous fait pénétrer dans l'univers des juifs hassidiques de Montréal. Le roman débute alors qu'une enseignante catholique doit donner son premier cours de français à de jeunes filles juives de 11-12 ans. C'est, en quelque sorte, le choc des cultures. Elle s'attache particulièrement à l'une d'entre elles prénommée Hadassa. Et là, on entre dans un univers ahurissant. On est projeté dans un tout autre monde alors qu'il est tout près de nous.

Le plus remarquable dans le travail d'écriture de Myriam Beaudoin est qu'elle semble mettre tout son talent uniquement au profit de son écriture. Elle ne cherche jamais à épater la galerie. Au contraire, tout est d'une simplicité, d'une sincérité et d'un respect étonnant. C'est ce qui fait toute la force de ce roman. Dès les premières lignes, elle installe une ambiance forte qui nous rend captif du début à la fin. De par sa singularité, Myriam Beaudoin se distingue et apporte une voix nouvelle au paysage littéraire québécois.

Je vous laisse sur cet extrait:

"On m'offrit alors un budget de cinq cents dollars, une minuscule pièce, sombre et froide, attenante au gymnase, et on exigea que chaque nouveau titre passe au comité de censure. Habituées depuis la maternelle, les filles ne chercheraient pas à savoir pourquoi, dans les nouveaux livres, un trait de feutre noir couvrait les jambes et les bras nus, les cochons et les églises, ni pourquoi plusieurs fois par page, des mots étaient rayés et remplacés par des termes manuscrits."

Eric Simard

mercredi, 17 janvier 2007

Le Prix des libraires - 11

medium_mitsuba.jpgMitsuba, Aki Shimazaki (Leméac/Actes sud)

Voici l’histoire de Takashi Aoki, jeune cadre de la compagnie Goshima de Tokyo, spécialisée dans l’import-export. Toujours célibataire à vingt-neuf ans, il tombe amoureux de Yûko Tanase, réceptionniste de la compagnie. Afin de ne pas susciter l’envie et les ragots de leurs collègues de travail, ils se rencontrent discrètement au café Mitsuba et font connaissance, sous l’oeil complice de la jeune serveuse Yuriko. Originaire de Kobe, Yûko Tanase apprend le français et projette d’aller passer trois mois à Montréal, où elle a déjà séjourné cinq ans auparavant pour assister aux jeux Olympiques. Quand Takashi Aoki apprend qu’il sera bientôt envoyé en mission à la succursale de Paris, il croit qu’enfin la chance lui sourit puisque Yûko, qui parle français, souhaite quitter la compagnie et vivre à l’étranger. Toute l’affection que Takashi Aoki porte à Yûko culmine lors d’une nuit passionnée à Kobe, cette ville dont le caractère ressemble tant à celui de Montréal. Mais c’est compter sans les lois silencieuses et impitoyables de la société japonaise. La compagnie Goshima est soutenue par la banque Sumida, et le fils du président de cette banque s’éprend lui aussi de Yûko Tanase. Malgré les efforts de Yûko et de ses parents pour dissuader ce fils puissant, la jeune femme n’a d’autre choix que de céder aux pressions multiples de la compagnie et d’accepter de l’épouser. Blessé et humilié, Takashi Aoki part ouvrir à Montréal une succursale de la compagnie Goshima…

Librairie Pantoute

mardi, 16 janvier 2007

Le Prix des libraires - 10

medium_jeanne_sur_les_routes.jpgJeanne sur les routes, Jocelyne Saucier (XYZ)

Qui sait que la ville de Rouyn était marxiste au début des années trente et que, à cette époque, Russes, Finlandais, Ukrainiens, Chinois et Juifs sillonnaient la ville ? Qui sait surtout qu’un journaliste est tombé sous le charme de Jeanne Corbin, marxiste, et que sa vie a été dès lors totalement changée ?

lundi, 15 janvier 2007

Le Prix des libraires - 9

medium_trois_modes_de_conservation_des_viandes.jpgTrois modes de conservation des viandes, Maxime-Olivier Moutier (Marchand de feuilles)

Maxime-Olivier Moutier ausculte le rôle du père dans ce récit explosé, véritable antibiotique pour une génération issue de la famille décomposée qui a dû apprendre comment devenir parent dans les livres. Les trois modes de conservation des viandes est un remède contre la désillusion et le cafard moderne. Au centre de cette quiétude fragile enfin trouvée il y a une femme sublime décrite avec des mots qui la transforment presque en statue de pierre.

L'écriture vorace et contagieuse de ce traité hyperréaliste de la vie domestique est gorgée de lumière et laisse transparaître, enfin, la possibilité du bonheur. Les trois modes de conservation des viandes est un diagnostic lucide et cru.

 

Librairie Pantoute

dimanche, 14 janvier 2007

Le Prix des libraires - 8

medium_riviere_du_loup.jpgLa rivière du loup, Andrée Laberge (XYZ)

"Je l'ai retrouvé recroquevillé dans un coin de la remise, son large corps secoué de sanglots silencieux, les mains refermées sur son sexe coupable taché de sang, mais de quel crime mon Dieu ? se tourmentait-il en se balançant de droite à gauche à droite, comme un pendule incapable de se remettre à l'heure, à cause de cette cassure dans le fil du temps qui le privait de souvenirs précieux et faisait un trou dans son histoire qu'il cherchait en vain à reconstituer pour faire taire cette angoisse de m’avoir abîmé et de se voir à jamais privé de ma garde si cette femme se mêlait d'assurer ma protection et mettait sa menace à exécution, «mon fils, mon fils» marmonnait-il en oscillant de plus belle, « papa, PAPA ! » ai-je répété en le secouant pour le forcer à sortir de son cauchemar et à fixer sur moi ses yeux jaunes qui se sont écarquillés d'hébétude puis refermés pour savourer sa joie de me voir vivant, tout comme ses bras velus qui se sont enroulés autour de mon cou pour m'écraser contre lui en expirant bruyamment son trop-plein d'amour paternel, tout en répétant comme un disque accroché «qu'est-ce que j'ai fait mon Dieu ? qu'est-ce que je t'ai fait ? pardon, pardon... je veux mourir si j'ai fait ça... je veux mourir...» et n'eût été de cette force brute que j'avais héritée de lui, décuplée par une envie de vivre que lui n'avait plus heureusement, je crois bien que j'y serais resté, mort étouffé dans son étau."

Rarement a-t-on vu — en fait, jamais dans notre littérature —, un roman où les relations père-fils atteignent ce niveau de fusion sans sombrer dans l'affrontement ou l'inceste. Un roman magnifique, d'une grande beauté formelle.

Librairie Pantoute

samedi, 13 janvier 2007

Le Prix des libraires - 7

medium_sauvages.jpgSauvages, Louis Hamelin (Boréal)

Poètes qui se meurent de désir, débroussailleurs qui ont vu l’ours, informaticien pris entre deux feux : qu’ils soient indiens cris ou écrivains, les personnages qui traversent ces dix histoires sont aux prises avec la complexité d’un monde qui n’est que le pâle reflet des beautés réfugiées dans la mémoire. Ils ont des désirs simples ou compliqués, de l’amour à revendre, l’art de se mettre les pieds dans les plats. Naïfs ou rusés, passionnément inadaptés, ils oscillent entre la secrète nostalgie d’une vie libre et les besoins de la tendresse. Dans leur imagination s’empilent les cadavres de loups et les filles de Toronto. La solitude est leur lot commun, ils mordent dans le gras de l’avenir, se promènent de couples embryonnaires en mirages familiaux. Sans cesse, leur tristesse s’alimente à leur joie. Ils sont, en d’autres mots, des vivants bien ordinaires et terribles.

Le romancier Louis Hamelin se fait ici conteur et nous offre des histoires parfois pathétiques, parfois drôles, souvent charnelles, qui nous font voyager de Montréal jusqu’aux territoires les plus sauvages.

Librairie Pantoute

 

vendredi, 12 janvier 2007

Le Prix des libraires - 6

medium_la_logeuse.jpgLa logeuse, Éric Dupont (Marchand de feuilles)

Rosa, jeune Gaspésienne du village côtier de Notre-Dame-du-Cachalot, a été élevée dans une utopie marxiste organisée par le MERDIQ (le ministère de l'Épanouissement des régions désolées et isolées du Québec). Peu après la mort de sa mère, elle prend la route de Montréal où elle loge chez la maléfique Jeanne Joyal, trouve un travail dans un motel de passe et tombe amoureuse d'un policier.
La logeuse est un magnifique roman satirique où il est question d'éoliennes, d'effeuilleuses cubaines, du Empress of Ireland et de rencontres fortuites qui changent le cours d'une vie.

 Avant-goût :

«Pour l'anniversaire de Rosa, sa mère avait sorti du grenier les fanions du Syndicat des travailleurs du papier, des étendards rouges, et elle avait tapissé le plafond de chaque pièce de la maison de petites étoiles. "Voilà Orion", disait-elle en sortant du salon. Des vingt-quatre petits invités, aucun ne se présenta à la fête, et l'énorme gâteau doré en forme de marteau et de faucille narguait les trois femmes debout autour de la table magnifiquement décorée. On ne fit pas enquête sur les motivations des camarades de classe de Rosa. La vérité s'énonçait comme suit : des vingt-quatre mères des enfants invités, il s'en trouvait encore une bonne moitié à maudire en silence Thérèse Ost et son syndicat à qui elles faisaient porter le blâme de la fermeture de la Petticoat Paper Co.»

Librairie Pantoute

jeudi, 11 janvier 2007

Le Prix des libraires - 5

medium_traite_de_balistique.jpgTraité de balistique, Alexandre Bourbaki (Alto)

Imaginez un monde où se côtoient la radio à ondes courtes, la polka soviétique, une arme de jet aborigène, la force gravitationnelle, un monstre babylonien, Petzi, le chemin de fer, le chaos universel, Albert Einstein, les caramels mous et la roulette russe.

Bienvenue dans le petit laboratoire d’Alexandre Bourbaki.

En dix-neuf récits et quelques images, cet étonnant bricoleur décompose et reconstruit l’histoire de la science moderne comme un vieux grille-pain, depuis la Seconde Guerre mondiale jusqu’à un point éloigné dans le temps.

Un livre qui vous fera oublier vos leçons de physique.

Librairie Pantoute

mercredi, 10 janvier 2007

Le Prix des libraires - 4

medium_parents_et_amis_sont_invites_a_y_assister.2.jpgParents et amis sont invités à y assister, Hervé Bouchard (Le Quartainier) 

Critique :

«À la fois chantre, héros et calomniateur d'un univers inédit, Hervé Bouchard “mythologise” en direct, pour ainsi dire, son coin de pays et ses souvenirs plats. C'est dire toute la force de sa voix, qui arrive à créer du même souffle un langage et un monde.»
Christian Desmeules, Le Devoir

Avant Goût :

Chaque fois que je me réveille je me rappelle qu'ah ouais, il me manque deux bras, les deux que j'avais à la place du coeur, et puis j'ai mal dans le dos, chaque fois que je me réveille je me rappelle qu'ah ouais, mon dos me le dit: Laïnée, Laïnalinée, t'es mal amanchée. Je dors dans ma robe en bois comme l'esclave coupée d'un magicien. J'ai la tête pleine de sacres. Et puis mes jambes, mes jambes, ça fait longtemps que je les ai pas vues, je leur sens toute dure la graisse. Quelle comédienne aurait voulu qu'on lui coupe les bras pour me figurer? qu'on lui tue le mari? qu'on lui orpheline six fils prêts à la manger? Si je parlais pas probablement que je cicatriserais. Faut pas se fermer, peu importe la couleur de robe de l'humeur qu'on a, je pense ça et ça sort comme ça, ça me déguise, c'est mon fard de pitrée du châtiment, ô, sans bras, viarge. Pas dire ça. Trouvez-moi une comique et enfermez-la dans c'te robe en bois, j'ai dit, et je lui parlerai par le trou. Fallait une comédienne assez cave au centre pour dire, une cylindrée à travers qui souffler, une qui sache crever dans la joie qu'on donne à peindre la misère. On en a pas trouvé et je suis sortie de ma vie.

mardi, 09 janvier 2007

Le prix des libraires - 3

medium_iphigenie_en_haute-ville.jpg

Iphigénie en haute-ville, François Blais (L'instant même)

L'histoire que nous nous proposons de raconter dans ces pages est celle d'un couple. En conséquence, elle finira mal. Tout ce long préambule pour que tu te résignes à cette idée, pour que tu ne te sentes pas floué à la fin, que tu ne maudisses pas l'auteur qui, d'ailleurs, est plutôt un chroniqueur servile puisqu'elle est, cette histoire, authentique à 100 %. Toute ressemblance avec des personnes vivantes ou décédées serait dans l'ordre des choses, je le jure sur la Bible, sur le Coran, sur les Védas, sur le bouquin que tu veux. C'est l'histoire d'un couple, donc. Le garçon s'appelle Érostrate, la fille s'appelle Iphigénie. Ça se passe à Québec.

Librairie Pantoute

lundi, 08 janvier 2007

Le Prix des libraires - 2

medium_clameur_des_tenebres.2.jpgLa clameur des ténèbres, Neil Bissoondath (Boréal)

Arun a 21 ans. Il quitte son milieu bourgeois après avoir refusé de reprendre l’imprimerie de son père, pour aller enseigner dans le sud d’un pays insulaire non identifié, mais qu’on associe aisément au Sri Lanka. À Omeara, village côtier pauvre, il apprivoise peu à peu les gens parmi lesquels il vivra, tout comme Carlo Levi dans Le Christ s’est arrêté à Eboli. Mais cette société n’est qu’un des côtés du triangle composé aussi des militaires et des rebelles, et la frontière entre ces trois mondes n’est pas toujours étanche, loin s’en faut. Arun s’y retrouve «comme un poisson pris aux mailles d’un filet». Bissoondath nous livre ici un grand roman, dont les thèmes – l’étranger et sa différence, la morale, l’indifférence, le relativisme –  touchent à l’universel. À lire sans faute.

Par Yves Guillet, Le Fureteur

dimanche, 07 janvier 2007

Le Prix des libraires - 1

Douze titres dans chacune des deux catégories (Roman québécois et roman hors Québec) sont en lice pour les Prix des libraires 2007, organisés par l’Association des libraires du Québec (l'ALQ). Les voici dévoilés.

«Ces livres qui nous habitent», selon le thème choisi par les libraires pour la deuxième année consécutive, ont été retenus parce qu'ils ont particulièrement marqué l’imaginaire des libraires au cours de l’année par leur originalité et leur qualité littéraire, en dehors de la considération du nombre de ventes.

Chaque jour une note pour présenter les livres québécois sélectionnés.

Sources : les sites du Libraire et de la Librairie Pantoute

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mardi, 02 janvier 2007

Lecteurs.ca

"Le but de ce site est de promouvoir gratuitement les publications franco-canadiennes et les artistes d’ici. Entièrement indépendante, l’entreprise s’engage à faire un suivi quotidien du monde littéraire en vous offrant un milieu où vous pouvez à la fois vous informer et vous exprimer. Bonne visite à tous! "

Voilà, le ton est donné...

L'édito :

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