dimanche, 28 octobre 2007

L'amour est très surestimé

                          

 Je vous en parlais sur ce blog en avril: "l' amour est très surestimé" est un superbe recueil de nouvelles sur le thème de l'amour, son auteur Brigitte Giraud  vient de recevoir cette semaine la prestigieuse bourse goncourt de la nouvelle 2007, un prix littéraire mérité tant cet ouvrage est bien écrit:

 medium_image_upload.jpgL'amour est très surestimé de Brigitte Giraud est un recueil de 11 nouvelles dans lesquelles les personnages racontent la fin de leurs amours, des premiers signes de la déchirure amoureuse, en passant par le travail de deuil de la relation, jusqu'à la première rencontre avec un nouveau partenaire. Le mal d'amour est disséqué et parfaitement rendu par l'écriture simple et touchante de la belle Brigitte Giraud. La solitude et le mal qu'engendre la rupture peuvent faire penser en effet au titre de l'ouvrage.

Extrait:

Et ce temps aujourd'hui, qu'en faites vous?

Vous l'anéantissez. Vous évaluez, comparez interprétez. Vous faites de votre temps une échelles de valeurs. L'homme de votre vie est devenu un terrain d'expérimentation. Vous le mettez à l'épreuve, vous le forcez à rentrer dans des cases, celles qui vous conviennent. Vous lui assignez une place. Vous lui concédez un rôle. Vous exigez que rien ne dépasse. Vous le traitez comme un objet dont vous décidez de l'usage. Vous disposez de lui à volonté.

Vous avez idée de ce qu'il doit faire, penser, accepter. Vous voulez l'éduquer, le rééduquer. Vous ne l'aimez plus. Vous l'avez vidé de sa substance, vous l'avez usé.

Il est devant vous, démuni et fatigué. Et ainsi il ne vous plaît plus. Une coquille vide que vous avez aspirée. Peut-on aimer une coquille ? Peut-on aimer un homme qui ne se rebelle pas?

Est-ce que ça a commencé au premier jour ? Est-ce vous qui avez tué votre histoire ? On dit que la fin est inscrite dans le commencement. La faute à qui alors ? A celui qui s'est laissé dévorer ?

                         Brigitte Giraud " L'amour est surestimé" (2007 aux éditions Stock).

mardi, 09 octobre 2007

L'Africain

 

 

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Jean Marie Le Clézio serait cette année ( voir Lire magazine septembre 2007) sur la liste des romanciers succeptibles d'obtenir le célèbre Prix Nobel de littérature. Pour découvrir un peu de la vie de l'un des écrivains francophones du vingtième siècle, et aussi son art, je vous  recommande ce très joli petit livre "L'Africain" dans lequel l'auteur revient sur son enfance en Afrique,  au Nigéria.

 

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Dans ce livre autobiographique Le Cézio nous emmène une nouvelle fois en voyage, au coeur de la savane,  dans le village d'Ogoja, au Nigeria. Là il vit ces premières sensations d'enfance après l'occupation en France:"En partant pour l' Afrique, nous avions changé de monde. La compensation à la discipline du matin et du soir, c'était la liberté des jours. La plaine d'herbes devant la case, c' était immense, et dangereux comme la mer".

Ce livre est surtout un vibrant hommage à son père médecin anglais qui après des études universitaires payées aux frais de l'Etat anglais part très jeune dans les colonies anglaises pour s'acquitter de cette dette...  Médecin de fortune de la misère, cet homme arrivé en Afrique à l'âge de vingt ans en 1928 , séparé longtemps de sa famille notamment pendant la  seconde guerre mondiale est un véritable "héros anonyme". "Mon père est arrivé en Afrique en 1928, après deux anées passées en Guyane anglaise comme médecin itinérant sur les fleuves. Il en est reparti au début des années cinquante, lorsque l'armée a jugé qu'il avait dépassé l'âge de la retraite et qu'il ne pouvait plus servir.Plus de vingt ans durant lesquels il a vécu en brousse ( un mot qu'on disait alors qu'on ne le dit plus aujourd'hui, seul médecin sur des territoires grands comme des pays entiers, où il avait la charge de la santé de milliers de gens".

   L'homme que j'ai rencontré en 1948, l'année de mes huit ans, était usé, vielli prématurément par le climat équatorial, devenu irritable à cause de la théophylline qu'il prenait pour lutter contre les crises d'asthme, rendu amer par la solitude, d'avoir vécu toutes les années de guerre coupé du monde, sans nouvelles de sa famille, dans l'impossibilité de quitter son poste pour allr au secours de sa femme et de ses enfants, où même de leur envoyer de l'argent. La plus grande preuve d'amour qu'il a donnée aux siens, c'est lorsqu'en pleine guerre, il traverse le déert jusqu'en Algérie, pour tenter de rejoindre sa femme et ses enfants et les ramener à l'abri en Afrique. Il est arrêté avant d'atteindre Alger et il doit retourner au Nigéria. Ce n'est qu'à la fin de la guerre de la guerre qu'il pourra  revoir sa femme et faire la connaissance de ses enfants(...). De longues années d'éloignement et de silence , pendant lesquelles il a continuer à exercer son métier de médecin dans l'urgence, sans médicaments, sans matériel, tandis que partout dans le monde, les gens s'entre-tuaient -cela devait être plus que difficile, cela devait être insoutenable désespérant. Il n'en a jamais parlé. I l n'a jamais laissé entendre qu'il y ait eu dans son epérience quoi que ce soit d'exeptionnel...

Un roman court (104 pages) dans lequel Le Clézio développe une nouvelle fois toute sa force narrative, un beau livre sur la figure du père, sur l'Afrique et les souvenirs de l'enfance.

AGENT BEN.

 

 

 

                                                                                                                                                         

                     

                                                                                                                          

vendredi, 10 août 2007

A la recherche du mystérieux J.D Salinger

 Dans les deux derniers numéros du magazine "LiRE" (cf mois de juin et juillet 2007), dans ses chroniques "JD SALINGER et moi" et "JD Salinger" Frédéric Beigbeder annonce qu'il est à la recherche de son Dieu ( Salinger),

Fan de Salinger, Beigbeder nous annonce même que sa tentative de rencontrer le grand écrivain va passer sur  la chaîne Paris Première, un film a été réalisé en Juin par  Jean-Marie Périer, son titre: "Salinger va mourir", qui sera diffusé à l'automne prochain sur Canal Jimmy.

La rencontre avec Dieu est toujours incertaine même si on a la foi...En effet l'écrivain agé aujourd'hui de 88 ans  n'a plus accordé aucune interview depuis un demi siècle (1953), et vit dans un quasi anonymat, à l'ombre de la notoriété qu'il supporta mal, dans sa propriété du village de Cornish, dans le New Hampshire.

En 1986, il s'efforça même d'entraver la publication d'un ouvrage sur sa vie  "A la recherche de J-D Salinger" de Ian Hamilton. L'affaire ira jusqu'à la Cour Suprême des Etats-Unis, et le livre de Hamilton paraîtra finalement après avoir été amputé et remanié afin de protéger ce que Salinger considère comme ses intérêts. En attendant donc (c'est le suspense) la rencontre de Frédéric Beigbeder et de Salinger, faisons un petit retour sur la vie du mystérieux Jérome D Salinger...

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vendredi, 18 mai 2007

Trop pastiche !

Fred Vargas et Anna Gavalda pastichées
LEXPRESS Livres 16/05/2007


Après avoir caricaturé Dan Brown avec son Gay Vinci Code, Pascal Fioretto remet ça dans un pseudo-polar intitulé Et si c'était niais? La rentrée littéraire assassinée, à paraître en septembre chez Chiflet & Cie. Parmi les chapitres: Barbès Vertigo, de Denis-Henri Lévi, Pourquoi ce titre?, de Christine Anxiot, mais aussi Tais-toi si tu veux vivre, de Fred Wargas, Quelqu'un m'attend, c'est tout, d'Anna Galvauda, ou encore Hygiène du tube et tout le tremblement, de Mélanie Notlong, et Des fourmis dans les anges du possible, de Bernard Werbeux. Saurez-vous reconnaître les auteurs parodiés?

vendredi, 11 mai 2007

Les pensées de San-Antonio

medium_519DYRDEWQL_AA240_.jpgAllez chers amis un peu de "grosse déconne" nous fera le plus grand bien alors voilà quelques-unes des pensées incontournables d'un de nos plus grands écrivains, maître du polar à la française : Monsieur Frédéric Dard

 

  • Ils se marièrent, eurent beaucoup d'enfants et se firent horriblement chier.
  • Les amours sont désespérées, soit parce qu'elles sont sans lendemain, soit au contraire parce qu'elles ont des lendemains.
  • Une gonzesse de perdue, c'est dix copains qui reviennent. L'emmerde, c'est que j'ai pas envie de fourrer les potes...
  • Elle n'était ni conne ni intellectuelle et aimait baiser, trois qualités que j'apprécie chez une femme.
  • A force d'être déçu par les autres, je finirai bien par croire en moi.
  • Je n'ai rien contre les hollandais, mais je ne pige pas à quoi ils servent.
  • Je crois qu'on me lie parce que j'écrie gros.
  • La culture c'est connaître cent mots de plus que les autres.
  • Si on publiait l'annuaire des cons, nous serions tous surpris.
  • Il vaut mieux charrier des remords que des regrets.
  • Je ne serai jamais adulte, et après? Il y a tellement de gamins qui le sont pour moi

                                                 AGENT BEN.

( Les pensées de San Antonio 1997 le cherche midi)

                                       

mercredi, 25 avril 2007

Frédéric Beigbeder bientôt au cinéma

medium_300px-Frederic_Beigbeder_in_Poland.2.jpgBeigbeder est partout, à la télé, dans les magazines littéraires, dans le milieu de l'édition. L'homme fait le clown à la télévision, ce qui, à mon avis lui porte préjudice... Certains le trouvent détestable, d'autrent l'aiment : je fais partie de ceux-là !

Cet homme qu'on pourrait prendre pour un cynique, est en fait un grand romantique (si, c'est comme ça et pis c'est tout). Lisez L'amour dure trois ans, mémoires d'un jeune homme dérangé, ou 99 francs ou euros je ne sais plus, vous verrez que ces personnages pleurent beaucoup les femmes qu'ils ont aimées et choyées.

Je pense que la sur-activité de Frédéric est due a son énorme cuit cuit, ou QI ?  Mais surtout au fait qu'il vit des moments difficiles avec Laura (c'est dans Voici ils auraient rompu).

Mais pour un malheur arrive toujours un bonheur (non?), l'écrivain va adapter son roman 99 dollars, euh 99 francs au cinéma, il est en train de tourner et si vous ne l'avez pas lu faites-le ! Le génial déjanté nous régale de tout son talent et décrit  dans ce livre avec humour le monde de la publicité (il en a fait plein aussi des pubs)? C'est vrai il boit beaucoup eh eh eh!

A bientôt chers amis et bonne chance  à toi Frédéric.

                                               AGENT BEN.