Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 23 mars 2007

Cet amour

CET AMOUR

Cet amour
Si violent 
Si fragile 
Si tendre 
Si désespéré 
Cet amour 
Beau comme le jour 
Et mauvais comme le temps
Quand le temps est mauvais

Lire la suite

jeudi, 22 mars 2007

L'opulence de la nuit

"Quand j'ai faim tout me nourrit
racontait cette chanteuse
dont le nom m'est inconnu

un visage la pluie l'aboiement
d'un chien moi aussi
quand j'ai grande faim

Lire la suite

mercredi, 21 mars 2007

Celle de toujours, toute

Si je vous dis : " j'ai tout abandonné "
C'est qu'elle n'est pas celle de mon corps,
Je ne m'en suis jamais vanté,
Ce n'est pas vrai
Et la brume de fond où je me meus
Ne sait jamais si j'ai passé.

Lire la suite

mardi, 20 mars 2007

Colloque sentimental

Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux formes ont tout à l'heure passé.

Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,
Et l'on entend à peine leurs paroles.

Lire la suite

dimanche, 18 mars 2007

D'un noir éclair mêlés

D'un noir éclair mêlés, il semble

Que l'on n'est plus qu'un seul.

Soudain, dans le même linceul,

On se voit deux ensemble

Près des flots aux chantants adieux

Dinard tient sa boutique...

Ne pleure pas : d'être identique,

C'est un rêve des dieux.

 

Paul-Jean Toulet, Extrait de Contrerimes

jeudi, 15 mars 2007

Autour de Yolande, d'Elie Stéphenson

L'amour a l'habitude d'aller toute nue
Sur les presqu'îles
Verticales et chantent nos pas
Sur le tapis de coquillages miroitant
Sous les flambeaux
De la mer
Jetée telle une cape sur tes épaules de fraîcheur

Lire la suite

mercredi, 14 mars 2007

L'enfant du Rrafsh (I)

sur le plateau du Rrafsh
on apprend aux enfants
à tuer et à danser

quand ils rentrent à la nuit
ils déposent les corps sur des tables de bois

Lire la suite

mardi, 13 mars 2007

Tu me tues (Axel Bauer)

J’aime jouer au gêneur
Et toi à l’ingénue
C’est même ça qui nous a plu
Au début, alors il a fallu
Expédier en douceur
Les troupeaux de censeurs
Qui veulent me voir pendu
Et des grappes de sangsues
Agrippés à ton cœur
C’était assez ardu
Mais on avait l’ardeur
On s’est porté au nu
Au fond des ascenseurs

Lire la suite

samedi, 10 mars 2007

Sait-on jamais ?

Eux disent savoir toujours

Ils disent la terre la lune le cosmos l'infini le bien le

     mal et les origines de la vie

ils disent tout comme si de rien n'était

mais quand l'appréhension de l'incompréhension les

     prend

ils prennent peur

et cette peur renverse la vapeur de leurs idées

Alors ils s'arrêtent à la première gare

à la première station standard

Et c'est toujours le même horaire la même horreur

     celle du vide

Alors ils font leur plein d'essence divine

démarrent à nouveau

et s'en vont de plus en plus vite

pour arriver de moins en moins loin.

 

Jacques Prévert, extrait de Choses et autres

vendredi, 09 mars 2007

Cécile, ma fille

Mmmm, bah oui, il le fallait bien, depuis le temps maintenant que je cultive ce blog, il fallait bien que je prenne les deux dernières lettres de celui-ci pour y ajouter un "e" et m"occuper de mon ego. Non ? :-) Pourquoi vous parler de mon ego ? Premièrement parce que je suis celle qui le connaît le mieux, et deuxièmement, parce que Cécile, c'est mon prénom. Mais surtout, cette chanson est là pour elle-même... :

Elle voulait un enfant
Moi je n'en voulais pas
Mais il lui fut pourtant facile
Avec ses arguments
De te faire un papa
Cécile, ma fille

Quand son ventre fut rond
En riant aux éclats
Elle me dit: "Allons, jubile
Ce sera un garçon"
Et te voilà
Cécile, ma fille

Lire la suite

jeudi, 08 mars 2007

La mort

Avec ses larges corbillards
Ornés de plumes majuscules,
Par les matins, dans les brouillards,
La mort circule.

Parée et noire et opulente,
Tambours voilés, musiques lentes,
Avec ses larges corbillards,
Flanqués de quatre lampadaires,
La Mort s'étale et s'exagère.

Lire la suite

mercredi, 07 mars 2007

Sonnet (Félix Arvers)

Mon âme a son secret, ma vie a son mystère,
Un amour éternel en un moment conçu :
Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû le taire,
Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su.

Lire la suite

mardi, 06 mars 2007

Sensation

Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, - heureux comme avec une femme.

lundi, 05 mars 2007

Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud!

Tes dix-huit ans réfractaires à l'amitié, à la malveillance, à la sottise des poètes de Paris ainsi qu'au ronronnement d'abeille stérile de ta famille ardennaise un peu folle, tu as bien fait de les éparpiller aux vents du large, de les jeter sous le couteau de leur précoce guillotine. Tu as eu raison d'abandonner le boulevard des paresseux, les estaminets des pisse-lyres, pour l'enfer des bêtes, pour le commerce des rusés et le bonjour des simples.


Lire la suite

vendredi, 02 mars 2007

LE FRANÇAIS

Moi qui vis à Paris depuis plus de vingt ans,
Qui suis né quelque part au coeur de la Champagne,
Jusqu'à ces temps derniers je m'estimais content,
Mais tout est bien fini, la panique me gagne.
Quand je lève mes yeux sur les murs de ma ville,
Moi qui n'ai jamais su plus de trois mots d'anglais,
Je dois parler par gestes... et c'est bien difficile...

Lire la suite