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samedi, 09 mars 2013

"quand j'entends les murmures se rassembler en rumeur" (Musset - 6ème jour)

windmill.jpgQuand arrive le moment où l'
On me demande, par les rues,
Pourquoi je vais bayant aux grues,
Fumant mon cigare au soleil,
A quoi se passe ma jeunesse,
Et depuis trois ans de paresse
Ce qu'ont fait mes nuits sans sommeil(*),


Quand je remarque, autour de ma belle enamourée, la troupe d'ami(e)s se resserrer (« il a l'air louche ton dandy, Laure.. »),

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vendredi, 08 mars 2013

Fleur bleue dans un jardin secret consultable en ligne - même en heures creuses (Musset - 5ème jour)

littérature, livre, poème, poésie, musset, se voir le plus possible, prince charmant, laureLaure n'avait pas lu Stendhal, Laure n'avait jamais beaucoup lu de manière générale ; ça ne faisait pas d'elle une idiote, c'est juste qu'elle manquait quelque peu de discernement.

Tu lui aurais parlé de cristallisation qu'elle t'aurait proposé du sucre dans ton café. Laure cristallisait vite, à la vitesse de la lumière (c'est la lumière qui semblait prendre son temps pour arriver jusqu'à Laure). Toujours est-il que Laure n'avait rien vu, rien voulu entendre des conseils (parfois plus avinés qu'avisés) de ses amis (qu'elle pensait un peu jaloux) ni de ses amies (qu'elle pensait un peu jalouses aussi).

Laure n'avait pas vu les coudes élimés des vestes surannées (le fameux style rétro vintage), la carte bleue toujours oubliée au moment de payer (« il a pas encore touché ses droits d'auteur, c'est pour ça »), ne s'est jamais demandé pourquoi il ne l'avait jamais invité chez lui (« il habite chez ses parents, en attendant les fameux droits »), les comportements régulièrement excessifs (« c'est quelqu'un de très sensible, et puis la société ne le comprend pas, ça vous énerverait pas, vous ? ») et j'en passe..

C'était une fleur bleue, Laure, une de ses filles qu'on dit romantiques, avec un jardin secret (consultable sur internet). Comment voulais-tu qu'elle voie le fumier, au pied des rosiers ? Lui a-t-il jamais offert de fleurs, d'ailleurs ? (« mais puisque j'vous dis qu'il a un souci avec ses droits d'auteur! »)

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jeudi, 07 mars 2013

" - C'était le bruit de l'amertume qui s'écrase sur le bitume." ( Musset - 4ème jour)

littérature, livre, poésie, poème, musset, le rideau de ma voisine, goethe, amour"Il faut que ça s'arrête, tout ça. Ma vie ne tient plus qu'à quelques fils. Je déambule dans une vie qui n'est pas, qui n'est plus la mienne. Je suis une marionnette malmenée, dirigée par des forces occultes, je traverse machinalement le quotidien : lever à 4h30, départ à 5h15, arrivée à 5h45, j'enfile ma condition d'ouvrier, courbe l'échine jusqu'au plancher et ramasse jusqu'à 14h30 les miettes d'un labeur acharné. Je rentre chez moi vers 15h30-15h45, m'essuie les pieds au seuil de ma pauvreté, me lave rapidement, fais réchauffer vite fait les restes de la veille, écarte légèrement le rideau de la fenêtre qui donne sur la rue, à vrai dire la seule fenêtre de l'appartement, lui-même composé d'une seule pièce, et laisse filer le reste de la journée vers les fenêtre du deuxième étage de l'immeuble d'en face.

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mercredi, 06 mars 2013

Tu vas pas pleurer pour un dandy au RSA hyper-jaloux quand même ? (Musset - 3ème jour)

 

220px-Alfred_de_musset.jpgLaure était en plein désarroi..
Elle devait mettre fin à une histoire qui venait à peine de commencer..
C'est dommage, ça partait plutôt bien.

La première fois, au speed-dating, il lui avait fait bonne impression. Plus qu'une impression même. Comme toute jeune fille que sa maman aura mis en garde, elle s'était méfiée, les 30 premières secondes.. Puis elle est tombée sous le charme.

 

Certes, il n'était ni beau ni laid, ni grand ni petit. Il portait une carapace « rétro vintage » (ses copines auraient dit : « dandy au RSA ») derrière laquelle se dissimulait (à grand peine) une timidité tout à fait charmante (les mêmes copines auraient dit « puceau »). D'un physique assez frêle, il inspirait pourtant une irrésistible envie de se blottir contre lui. Car sa force résidait dans ses mots. C'est ce qui l'avait faite chavirer. Sa voix, comme un opéra du siècle dernier, l'avait envoûtée, elle en vibrait encore (ou alors c'est un SMS qui venait d'arriver).

 

Il était si galant (« faux-cul » ? dixit les mêmes copines) , elle se promenait fièrement à son bras, s'imaginant une autre époque, d'autres lieux, il parlait, parlait, elle écoutait, écoutait encore.. C'était un poète (« pouet-pouet la galette ouais»).

 

Elle lui présenta ses amies, il avait rougi (« oh il tire encore sur la bobinette, le p'tit chaperon ? »), elle lui présenta ses amis, il avait blanchi (« possessif, on te dit ! ).

 

Laure était du genre tactile (mais pas tablette) et généreusement formée. Mélange, qui, plus d'une fois auparavant, lui valut le prix de la mauvaise interprétation. Et Laure, qui dernièrement vouait une tendresse publique exclusive à son galant, retrouva sans arrière-pensée sa sociable gestuelle. Le dandy pensa (« ça pense, un mec ? », demandent les copines pseudo-réalistes) qu'au final sa mère avait raison (« toutes des gourgandines ! »), se leva, prit son veston, et partit, sans payer l'addition (« c'est pas la première fois, tu sais ! »). Laure, cherchant un sens à tout cela, n'en trouva pas, et se sentit perdue (« besoin d'un GPS, chérie ? » les bonnes âmes ne manquent pas, dans ces cas-là). Quelques jours sans nouvelles plus tard (« laisse tomber il en vaut pas la peine »), la concierge, inquiète (et surtout contrariée de voir la boîte aux lettres pleine à craquer) lui apporta son courrier.

 

Laure, minée (ce n'était pas lui..), referma la porte traîna sa mauvaise mine jusqu'au canapé, laissa tomber le paquet de publicités (mensongères, il va sans dire) duquel s'échappa, une enveloppe blanche, sur laquelle grondait une adresse manuscrite. Intriguée autant qu'elle pouvait l'être, elle l'ouvrit, et lut :

 

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mardi, 05 mars 2013

Le lundi dans l'caniveau, le mardi, dans l'frigo - ou l'art d'accomoder la cervelle un jour de semaine (Musset - 2ème jour)

littérature, livre, poésie, poème, musset, chanson de Fortunio, cervelle, fait divers, suicide- Bonjour M'dame Grimbert
- Bonjour M'dame Rochin
- Comment allons-nous aujourd'hui ?
- Oh bah moi ça va hein, c'est pas comme le p'tit jeune d'hier là..
- Oh la la, oui quelle histoire hein ! Y se s'rait suicidé d'après c'qu'on dit ?
- Oui oui, l'a sauté du quatrième, à cause d'une fille, apparemment.. Et selon M'dame Michaux, y s'est pas loupé, on a r'trouvé des bouts d'cervelle jusque dans l'caniveau..
- Quelle horreur. Si c'est pas malheureux d'perdre la tête comme ça, pour une amourette..
- C'est l'cas d'le dire oui... pour l'avoir perdue, il l'a perdue..
- Tnez r'gardez, tout un foin qu'ça fait, y a 'core des journalistes qui prennent des photos. Ça va pas louper qu'y vont encore m'interroger.. ça n'arrête pas depuis hier..
- Ah ça.. et tout ce monde, ça vous a pas trop perturbé l'affaire ?
- Bah ! C'est malheureux à dire, mais c'est bien vrai que l'malheur des uns fait l'bonheur des autres.. Je sais pas à quoi c'est dû, si c'est l'émotion ou bien, mais j'ai jamais eu autant d'monde, sauf à Noël et à Pâques.. Ou alors c'est d'voir autant d'sang, ça provoque peut-êt' des envies d'viande..
- P'têt'bien, oué, allez savoir, on nous trouve une raison à tout maint'nant, c'est bien simple..
- Enfin, pauv'garçon, si j'avais su qu'il était sensible à c'point..
- Z'y pouvez rien, M'dame Grimbert, personne savait, on l'connaissait que d'vue, l'était discret au possible.. Si y pouvaient tous êt'  comme ça, ceux d'son âge.. on dormirait mieux !
- Z'avez raison, M'dame Rochin, mais quand même.. Ah, c'est dommage..
- Ah , M'dame Rochin, M'dame Grimbert, r'gardez, y z'en parlent dans l'journal !
- Fait'don' voir ça M'dame Vignon !

Et nos trois curiosités, telles Les Trois Grâces penchées au-dessus du journal posé sur le comptoir de la caisse, lirent la courte histoire de notre jeune suicidé, ainsi qu'une partie de la lettre retrouvée dans la poche de son pantalon, retranscrite pour l'occasion :

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lundi, 04 mars 2013

"- Oh, regarde, il respire encore !" - le morbide, c'est sacré ! (Musset - 1er jour)

musset.jpg« - Quel homme ! Quelle conviction ! A vous convertir un athée!
- Vous aussi, Henri-Paul, il vous a subjugué ! Quelle homélie c'était !
- Vous avez eu raison d'insister, Marie-Bernadette, qui sait, dimanche, il eût été trop tard !
- Nous avons frôlé le pire, Henri-Paul, il n'est qu'à regarder autour..
- Tout à fait ! Violence, débauche, luxure, perversion placardées aux murs !
- C'est la faute aux médias, qui savent faire d'une misère des choux gras !
- L'on vend du malheur et du sang, surtout s'ils sont ceux d'indigents !
- Cour des Miracles à toute heure sous le feu des projecteurs..
- Oui.. Il me semble que l'abbé l'a ainsi formulé :

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dimanche, 24 février 2013

"Dimanches de cons" ou "quand on pose un lapin à Verlaine" (Verlaine - bonus)

littérature, livre, poésie, verlaine, minuit,chairAllez, c'était trop beau ! Ça m'énerve ! Si j'l'intéressais pas du départ, l'avait qu'à l'dire, au lieu de me donner son numéro, après qu'j lui ai fait le mien. J'lui ai fait pitié oué, ça doit être ça. "Oh le pauv'garçon qui s'est donné du mal, on dirait qu'il a appris son texte par cœur, qu'il prépare ça depuis des semaines, comme un vieux rêve d'acteur jamais réalisé".  J'suis sûr que c'est un numéro bidon en plus... ma foi ça aura au moins fait rire quelqu'un... ou encore mieux, elle organise des « dimanches de cons », comme les dîners, sauf que là, y a que le con qui ronge son os... C'est bien la dernière fois que j'participe à c'genre de truc.. le speed-dating, c'est comme un CV, plus t'es original, moins tu plais...

Tu es là, assis à la table du café d'en face, sirotant ta rancoeur et sa mousse d'amertume, café où tu lui as donné rendez-vous, à la fin du message que tu lui as laissé, hier, sur son répondeur. Tu gribouilles quelques phrases, s'en t'en rendre compte, sur la nappe en papier, absorbé par l'échec présumé :

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samedi, 23 février 2013

Défilé speed-daté du règne ani-mâle (yeah..) (Verlaine - 6ème jour)

verlaine2.jpgTu n'y croyais pas, à ce genre de rencontres, ce sont tes amies qui t'ont convaincue : « 'toute façon, t'as rien à perdre, au pire on rigolera quand tu nous raconteras, au mieux on bavera quand tu nous l'présent'ras ».

Rasé, Robinson Crusoé, sobre, moins sobre, propre sur lui mais sale en dedans, cadre sup et moins que rien, ça défilait, sans intérêt, jusqu'à ce qu'il s'assoit, en face de toi. Physiquement, plutôt banal, il n'était ni ce que tu préfères, ni ce que tu détestes au sein du règne ani-mâle. Dans la rue il t'aurait laissé indifférente. Jusqu'à ce qu'il parle. Quand il a eu fini de se présenter, tu es restée silencieuse, secrètement interloquée. « cette femme inconnue et qu'il aime et qui l'aime et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même ni tout à fait une autre », tu t'es demandé, quand même, si c'était un homme à femmes, ou juste un homme affable. S'il pensait vraiment t'emmener dans son lit avec de sa pseudo-poésie. Ou si c'était juste une tentative désespérée de romantisme avant un autre genre de tentative.

Tu te cherchais des raisons de ne pas succomber, tu voulais te prouver que tu pouvais résister. Mais tu lui as donné ton numéro.

Et là, rentrant d'une journée potin-shopping au cours de laquelle tu ne livras qu'un vague « oh, non, rien d'bien palpitant » aux copines assoiffées d'amours naissantes, tu découvres un message sur ton répondeur :

 

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vendredi, 22 février 2013

Comment réussir son speed-dating, ou draguer à la Verlaine (Verlaine - 5ème jour)

littérature, livre, poésie, verlaine, mon rêve familier(Désolée mesdames, cet article est réservé aux hommes. Mais dites-vous que ça pourrait, tôt ou tard, vous profiter, qui sait..)

C'est vendredi, tu es célibataire (tu as raté ton speed-dating car tu n'étais pas astrologiquement compatible?) ce soir tu vas sortir, - non non non tu ne regarderas pas Splash, ni NCIS (10ème saison, quand même) -  café, resto, discothèque - ou peut-être vas-tu persévérer et speed-dater de nouveau?

Tu as tout essayé ou presque, le côté macho, l'âme chevaleresque, sobre, moins sobre, rasé, Robinson Crusöé, rien n'y fait. Avant de te résigner - tu as quand même lu "Les hommes viennent de Mars.."!- je te propose quelque chose. Tu prends le p'tit poème juste en-dessous, là, tu le lis plusieurs fois, à haute voix, de préférence. Tu le répètes jusqu'à ce qu'il n'ait plus l'air d'un poème. Tu n'hésites pas à le personnaliser un p'tit peu, pour qu'il gagne en naturel.

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.*

 

- Si tu rejoins des amis :
Lorsque l'un d'eux te demande :"Alors, quoi d'neuf?" tu lui réponds avec ce poème, en vérifiant qu'une jeune fille/femme ou deux passent à ce moment-là. N'hésite pas à intercaler quelques soupirs, à promener ton regard dans "le vague" jusqu'à ce qu'il "se perde" dans les yeux que tu auras déjà repérés.
- Si tu fais un speed-dating :
Pour te présenter, tu dis : "Bonsoir, je m'appelle Paul, j'ai 32 ans et Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant..." sauf si évidemment tu ne t'appelles pas Paul, et que tu n'as pas 32 ans. Mais ne digresse pas, s'il te plaît.
- Si, malgré mes conseils, tu restes chez toi pour regarder l'agent Gibbs faire un plat pour la 10ème fois, tu pourras toujours le réciter à ton chat.

*Si jamais tu tombes en face d'une littéraire, tu pourras toujours "l'impressionner" en lui donnant le titre du poème : Mon rêve familier et du recueil : Poèmes Saturniens (et, non, ne tente pas le jeu de mots "ça tourne hein" pour saturniens, car ce sont tes 7mn qui risquent de tourner court)

jeudi, 21 février 2013

Tu crois au marc de café (Verlaine - 4ème jour)

Elle lit l'horoscope dans les magazines ? Elle t'a demandé ton signe lors du speed-dating? Elle a des copines qui lui ont donné le nom d'une voyante "j'extr'hallucine"? Elle doute de tout, d'elle-même, de toi, de vous? Pas de panique, j'ai le poème qu'il te faut !

Tu crois au marc de café,
Aux présages, aux grands jeux :
Moi je ne crois qu'en tes grands yeux.

Tu crois aux contes de fées,
Aux jours néfastes, aux songes.
Moi je ne crois qu'en tes mensonges.

Tu crois en un vague Dieu,
En quelque saint spécial,
En tel Ave contre tel mal.

Je ne crois qu'aux heures bleues
Et roses que tu m'épanches
Dans la volupté des nuits blanches !

Et si profonde est ma foi
Envers tout ce que je crois
Que je ne vis plus que pour toi.

 

littérature, poésie, livre, verlaine, chansons pour elles, tu crois au marc de caféJe ne sais pas si tu as vu le titre du recueil, mais moi je dis, c'est d'la prédestination ça ! 

En plus, si ça marche (ou pas d'ailleurs), tu pourras lui (/te) lire le reste..

mercredi, 20 février 2013

L'amour en cellule ( Verlaine - 3ème jour)

Si jamais votre dulcinée (ou votre prince charmant) vous reproche de ne pas l'aimer assez, vous pourrez toujours lui raconter cette histoire :

A trop aimer (Rimbaud) on peut finir en prison.
Et derrière les barreaux revenir à la raison.
Y a pas d'époque pour le "crime" passionnel,
(mais à celle-ci, valait mieux qu'ce soit pour "elle").

Le dernier vers n'est pas obligatoire évidemment, et vous pouvez en changer. Sinon vous pouvez aussi lui dire que vous préférez l'aimer à proximité et gentiment que passionnément avec un droit de visite.

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mardi, 19 février 2013

Le coup(chant) du soleil, ça marche toujours (Verlaine - 2ème jour)

Et ça, Paul, il l'a bien compris.
Tu prends une journée de printemps, un dimanche, à l'occasion, t'emmènes celle (ou celui hein, c'est comme on veut) que tu aimes (mais si, tu l'aimes, on le sait) à la campagne, ou le long du canal, ça peut le faire aussi, enfin, tu l'emmènes là où y a un peu d'verdure. Tu t'arrêtes, tu contemples l'horizon, le soleil qui descend se réfugier là-bas derrière, tu prends un air mélancolique (l'oeil perdu dans le vague, prêt à soupirer) et tu lui dis ça :

Une aube affaiblie
Verse par les champs
La mélancolie
Des soleils couchants.
La mélancolie
Berce de doux chants
Mon coeur qui s'oublie
Aux soleils couchants.
Et d'étranges rêves
Comme des soleils
Couchants sur les grèves,
Fantômes vermeils,
Défilent sans trêves,
Défilent, pareils
À des grands soleils
Couchants sur les grèves.

Si tu t'y prends bien, elle(/il) pourra même croire que c'est de toi.. Presque.. Sinon tu peux aussi le faire en slam, c'est comme tu veux.

samedi, 09 février 2013

Complainte des fées

Nous vivons des contes de fées
Rouges verts qui pincent le coeur.
Notre mystère est bien surfait
Mais elle est vraie notre douleur.

Georges-Emmanuel Clancier.

lundi, 16 avril 2012

Lueur

 

Ce matin d'hiver
Marche pieds nus
(1)

ses pieds tressent un rêve violet (2)

(alors) quand la ville s'oublie
à l'épaule du vent (3)

Tu pousses les mots à la lueur de tes doigts (4)

(et) je retourne la lumière
afin qu'elle sèche de tous les côtés (5)

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mercredi, 11 avril 2012

Comme

 

anthologie poésie.jpg

je bois, comme le jus pressé d'une grenade, la fraîcheur étoilée qui se répand des nues (Paul Fort)

 

il y a le sens il faut le chercher
Comme on cherche un ressort secret (L.-P. Fargue)

 

Le temps passe et m'emporte à l'abyme inconnu,
Comme un grand fleuve noir, où s'engourdit la nage. (P.-J. Toulet)

 

La terre est une grande bouche souillée. (M. Jacob)

 

l'amour s'en va comme cette eau courante (Apollinaire)

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