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lundi, 16 avril 2012

Lueur

 

Ce matin d'hiver
Marche pieds nus
(1)

ses pieds tressent un rêve violet (2)

(alors) quand la ville s'oublie
à l'épaule du vent (3)

Tu pousses les mots à la lueur de tes doigts (4)

(et) je retourne la lumière
afin qu'elle sèche de tous les côtés (5)

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mercredi, 11 avril 2012

Comme

 

anthologie poésie.jpg

je bois, comme le jus pressé d'une grenade, la fraîcheur étoilée qui se répand des nues (Paul Fort)

 

il y a le sens il faut le chercher
Comme on cherche un ressort secret (L.-P. Fargue)

 

Le temps passe et m'emporte à l'abyme inconnu,
Comme un grand fleuve noir, où s'engourdit la nage. (P.-J. Toulet)

 

La terre est une grande bouche souillée. (M. Jacob)

 

l'amour s'en va comme cette eau courante (Apollinaire)

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lundi, 21 avril 2008

Mais, que dis-je? ô sottise ! et quel égarement !

Mais que dis-je ? ô sottise ! et quel égarement !

Il y a si longtemps que j'essaie
de toucher la nuit les fronces les légères

Tu voudrais sans arrêt qu'à tes yeux je me dresse

Resterons-nous en attente
Assis côte à côte

 

320810906.jpg413969065.jpg1197124181.jpget Celle qu'on attendait, Barnaud

dimanche, 13 avril 2008

Oh ! qu'une, d'Elle-même, un beau soir, sût venir

Oh ! qu'une, d'Elle-même, un beau soir, sût venir

La main droite pour désigner les mots, la main gauche pour désigner les choses

Rien ne finit, rien ne commence

Sa place était chez moi.

 

(Laforgue, Macé, De Lisle, Lubin)

vendredi, 04 avril 2008

Ni bruit d'aile, ni sons d'eau vive, ni murmures...

Ni bruit d'aile, ni sons d'eau vive, ni murmures ;

Ô Lune, coule dans mes veines

Celles qui saignent longuement

Les miroirs de maintenant sont encombrés de souvenirs plus vrais que nature.

 

(Leconte de Lisle, Jules Laforgue, Armen Lubin, Gérard Macé)

samedi, 29 mars 2008

Aux yeux qui s'entr'ouvrent

Aux yeux qui s'entr'ouvrent
les rayons de lumière (1)

Songeant à tant de jours où je perds tout mon temps (2)

Un homme sourit aux figures
écloses au bout de ses doigts (3)

Adieu, exil où j'étais opprimée ! (4)

 

(1) : J.-M. Barnaud, Celle qu'on attendait, p 14

(2) : Martial, Epigrammes, p 133 1085089239.jpg

320810906.jpg(3) : L. Gaspar, Patmos et autres poèmes p 95

(4) : G. Stampa, Poèmes, p 159206634498.jpg

jeudi, 27 mars 2008

J'vous la r'fais...

Mais avec d'autres... Bon le but n'est pas de vous lasser, vous l'aurez compris... C'est surtout l'occasion de découvrir des poètes méconnus, voire pas du tout (connus). De lire de la poésie, tout simplement.

 

1852201993.jpgParavent grand ouvert entre le jour et la nuit, or et violet le manuscrit déroulé suit le cours d'une rivière - l'eau troublée du langage et les affluents de la fable, un loup en amont du murmure : l'histoire est plus vieille que l'invention des caractères, et c'est sur les lèvres des femmes qu'il faut suivre ce récit sans commencement. (p 123)

 

 

 

104068456.jpgL'année de mon premier, de mon grand amour
Ce fut l'année même des horloges lumineuses. (p153)

 

 

384572787.jpgOh! rien qu'un lâche point d'arrêt
Dans mon destin qui se dévide (p 161)

 

 

 

 

2009984668.jpgTombez, ô perles dénouées
Pâles étoiles, dans la mer. (p 194)

mardi, 25 mars 2008

Parsemez : vous entendez quoi ?

 C'est vraiment passionnant ce qu'on peut trouver en croisant quelques vers... Rappelez-vous

 

du noir de l'oeil des masques (Le tremble et l'acacia)

Apprendre à lire le non-dit le pas encore dit (Sais-tu si nous sommes encore loin de la mer ?)

car pendant mon absence personne n'y a songé (A la lisère du temps)

dès lors brûlant de se perdre il s'endort (Entre deux)