mardi, 15 novembre 2011

Des fourmis dans la bouche

Pas facile de caser des décennies de traditions, de soleils brûlants, de mariages forcés, de transmissions de savoirs, de contes et légendes, de terres arides, de fatalité acceptée, normalisée, dans une valise, dans 40m². Khadidja elle a juste la place pour ses cinq enfants, son tapis de prières, les langues de vipères et la faim qui fait gronder les âmes.

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mardi, 01 novembre 2011

L'ampleur du saccage

Le mystère erre dans le désert, autour d'un puits comblé par les cendres d'un suicidé. Et non loin se dresse une maison aux murs repoussés par l'horreur, où la tragédie se jouera des  hommes par deux fois, la deuxième nourrie par un secret lourd d'une vingtaine d'années.

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samedi, 15 octobre 2011

Le bureau de l'heure

Donc le temps n'est pas un mouvement, mais ce par quoi le mouvement a un nombre."
Aristote.

« Il existe en Belgique un service public de la conservation et de la diffusion du temps. Dans les sous-sols de l'Observatoire royal d'Uccle, à l'abri de la lumière du jour, des horloges affichent l'heure légale. Des horloges à quartz y côtoient les vieilles horloges à balancier dont le tic-tac signale la présence à qui s'aventure dans ces labyrinthes souterrains. C'est muni d'une torche électrique que Célestin s'y rend deux fois par jour à heure fixe, neuf heures trente et quinze heures trente. Le temps il l'a dans la peau, Célestin. Nul besoin de montre pour savoir que c'est le moment de descendre dans les caves... »

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lundi, 03 octobre 2011

Le bureau de l'heure

 

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« Il existe en Belgique un service public de la conservation et de la diffusion du temps. Dans les sous-sols de l'Observatoire royal d'Uccle, à l'abri de la lumière du jour, des horloges affichent l'heure légale. Des horloges à quartz y côtoient les vieilles horloges à balancier dont le tic-tac signale la présence à qui s'aventure dans ces labyrinthes souterrains. C'est muni d'une torche électrique que Célestin s'y rend deux fois par jour à heure fixe, neuf heures trente et quinze heures trente. Le temps il l'a dans la peau, Célestin. Nul besoin de montre pour savoir que c'est le moment de descendre dans les caves... »

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jeudi, 15 septembre 2011

Le guetteur

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"Comme chacun sait, mes livres se dinstinguent non seulement par leurtotale absence de portée sociale, mais par le fait qu'ils sont à l'épreuve des mythes : Les Freudiens voltigent tout autour avec circonspection et avidité, dévorés d'un besoin brûlant d'y déposer leurs oeufs, mais ils s'arrêtent, flairent mon texte avec perplexité et parfois même s'en écartent avec horreur. Par ailleurs, le psychologue qui se penche avec sérieux sur mes cryptogrammes cristallins étincelant sous la pluie peut y découvrir un univers mental en voie de dissolution où le pauvre Smourov n'existe que dans la mesure où..." (avant-propos)

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jeudi, 01 septembre 2011

Seventeen

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- Vous avez dix-sept ans aujourd'hui, êtes radicalement opposés au dirigeants de votre pays, en théorie du moins, le bas-ventre toujours prêt à rougir pour montrer son parti pris,
- vos parents semblent ne plus vous voir,
- seule votre soeur, myope comme une taupe, tapie dans une vie médiocre, qui travaille à la Défense et toujours sur la défensive, se souvient de votre anniversaire...

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mardi, 16 août 2011

Larchmütz 5632

L'Orga, une vache télépathe, Adrien et Benno. Annie, et sa tache de vin sur le ventre. Endormis pendant vingt ans.

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mardi, 05 juillet 2011

Confessions d'une radine

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Une fourmi qui écrit mais n'aspire qu'à chanter tout l'été, remarquez ça coûte rien en chauffage, ni en électricité. Non, quand même pas.. Ce n'est pas ce genre de femme... quoique..

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mercredi, 08 juin 2011

Charly 9

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Charles IX, un "garçon, d'un naturel aimable et ayant de bonnes dispositions", le "doux roi indulgent" "au joues arrondies" "semblant à peine sorti de l'adolescence" a eu pour son plus grand malheur Catherine de Médicis comme mère, qui n'a d'yeux que pour "les chers siens", un autre de ses fils, Henri, que rien n'arrête, même pas le fait qu'on pourrait avoir envie de l'appeler Henriette.
Les deux ensemble, associés au Conseil, vont harceler Charly jusqu'à ce qu'il cède, aux caprices de mamma, et dise "oui" au massacre de la Saint-Barthélémy, dans lequel, hélas, il perd beaucoup de ses "amis".

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jeudi, 07 avril 2011

La délicatesse

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"Voilà, c'est la dernière chose qu'il fallait préciser. Il n'était pas amateur de transitions. Il aimait les ruptures, passer du silence à la fureur."

Alors un dimanche, il s'en va courir, c'est le silence, et puis la fureur, le bruit de l'absence, le bruit des fleurs qui le percutent. Fleurs qui allaient annoncer une union, maintenant "linceul" sur cette journée,  l'un seul et l'autre aussi, "obsession en forme de pétales".

Alors Nathalie glisse un marque-jour dans sa vie, interrompt la lecture de ce que son corps écrit, plonge dans le chagrin, se noie dans la mort de son mari dans cette vie désormais vide de lui. Comme si le quotidien se vengeait de n'avoir pu entamer leur amour, de n'avoir pu lézarder leur existence de routine, faute de murs.

Et Nathalie revient à la surface, sans l'inspiration salvatrice. Elle revient à la surface pour mieux plonger à nouveau, se noyer dans le travail, revient à la page du mot délicatesse, le mot du jour de son retour. Charles ouvre chaque jour le dictionnaire, pour donner une définition à la journée à venir, un sens à donner à sa vie, à sa vie sans Nathalie, qui , elle, apprend à ne pas mourir de l'absence de François. Sans dictionnaire.

Alors Markus entrera dans le bureau de Nathalie avec le dossier 114, Nathalie ne prendra pas rendez-vous avec ses lèvres, il lira du Cioran dans le RER, deviendra un homme et plus seulement suédois. Et de toute façon, cette histoire c'est le chapitre 47 :


"Pensée d'un philosophe polonais :

"Il y a des gens formidables
qu'on rencontre au mauvais moment.
Et il y a des gen s qui sont formidables
parce qu'on les rencontre au bon moment."

Et pourtant, personne n'est polonais, dans ce roman. Il y a juste du passé, du présent, des mots entre les deux, un mot, en fait, un mot, qu'on respire, car "il suffit de respirer pour que le temps passe".

Note : 7/10

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