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dimanche, 22 août 2010

Argentine, l'édition cartonne

A Buenos Aires, la littérature recycle et réinsère. Bravo.

http://www.arte.tv/fr/ARTE-Reportage/3045180,CmC=3045182....

mercredi, 19 mai 2010

Le conte à domicile

Non seulement je lis, j'écris, mais en plus, je raconte. Enfin j'apprends. Avec un auteur/comédien/conteur. Et quelques autres. Et un loup qui fait la course avec un escargot, et un arbre qui parle à une hyène. Et une marmotte qui a peur du noir. Et un enfant qui regarde le monde, une dernière fois. Entre autres..

Le pire, c'est que tout est vrai. La preuve ici.

mercredi, 07 avril 2010

Des bibliothèques dans le désert

En Afrique aussi, on a étudié le monde. Depuis sept siècles au moins. Mais les moyens manqueront peut-être pour conserver, restaurer, et faire connaître les manuscrits. Certains s'effritent au moindre contact. Dunes de papier sitôt réapparues, sitôt disparues ?

L'article du Courrier international ici

 

mercredi, 11 juin 2008

Cent mots

La culture, c'est connaître cent mot de plus que les autres.

Frédéric Dard

samedi, 07 juin 2008

Entre les seins d'une femme

Le paradis de la terre se trouve entre les seins d'une femme, sur le dos d'un cheval, dans les pages d'un livre.

Proverbe arabe.

mercredi, 26 mars 2008

Le royaume des morts

 Ce qu'on découvre en s'amusant ! (non non ceci n'est pas un message publicitaire)

Certains ont une curieuse définition d'une bibliothèque :

"Une bibliothèque est aussi vaste qu'un royaume, avec son labyrinthe et ses forêts, ses monuments et ses lois, sa salle des trésors où le temps s'accumule. Mais c'est un royaume des morts, où des âmes errantes continuent de nous hanter comme si elles étaient encore à la recherche d'une sépulture."

in Bois dormant,  de Gérard Macé

mardi, 25 mars 2008

de l’ère logistique à l’ère de la médiation

Je vous recommande chaudement  cet article dont voici un petit extrait :

"Il me semble pourtant que la médiation est bien la recherche de dispositifs permettant de faire se rencontrer l’offre et la demande documentaire. A cet égard, je crois qu’elle fait partie intégrante de notre métier (tout comme l’action culturelle, dont elle est partie prenante). L’émergence d’Internet a d’abord fait croire que tous allions nous passer des médiateurs, puis ceux-ci sont revenus de manière très forte sous la forme de services numériques de recommandation plus ou moins automatisés. C’est l’ère du “si vous avez aimé cela, je vous conseille aussi ceci”, l’ère en quelque sorte de la dissémination des leaders d’opinion. Aujourd’hui, ce qui est valorisé, c’est le conseil, la proximité, la personnalisation et la recommandation, bien au delà des bibliothécaires. "

lundi, 24 mars 2008

Association de poè-tes/mes

Amusez-vous à ouvrir quatre recueil de poésie, à prendre un vers d'une strophe au hasard d'une page, et d'en recomposer une, et voyez ce que ça peut donner :

1890501551.jpgl'air est si beau et si froid le soleil

 

 

 

 

175630011.jpgdevant le ciel qu'une ombre empale

 

 

 

 

1378736210.jpg

 avec un brin de chance et l'écume d'un orage

 

 

 

 

1905162665.2.jpgAi-je habité ma seule vie ? Celle d'un autre ?

Ce n'est pas que ...

1378736210.jpgJe ne lis plus, en ce moment (l'absence de conte rendu pourrait le faire croire), mais je ne me fixe sur aucun en particulier. J'essaie, sans succès. Comme si les romans ne voulaient pas de moi, qu'ils faisaient semblant de m'accepter, puis, quelques dizaines de pages plus tard, me repoussent, deviennent obscurs, font exprès de me faire perdre le fil pour me lasser de recommencer.

1890501551.jpgIl faut dire aussi que la nuit est déjà bien installée quand j'arrive à hauteur d'une couverture apparemment aimable, que je la frôle (ne pas surprendre, créer le contact), la touche, plus fermement, et puis écarte ses pages, avec un semblant de violence, et elle un semblant de pudeur. Là, je me noie dans ces mots qui dansent devant moi, ils m'absorbent, m'envahissent, me bercent, m'aiguillent vers la page d'après. Et puis, au moment où l'esprit ronronne, la mécanique s'est installée, les yeux se ferment, se rouvrent, cherchent à raccrocher la  dernière phrase, le dernier paragraphe..
175630011.jpgQuand je les rouvre, le livre est à terre, vaincu, ou plutôt boudeur, se sentant dédaigné. Alors chaque soir, c'est le même scénario, le roman se fait de plus en plus récalcitrant.

Je crois avoir trouvé une ruse. Je m'éparpille dans des recueils de poésie. ils ne sont pas si prétentieux, eux. Heureux plutôt, qu'on s'intéresse à eux.

Je navigue entre , et puis ...1905162665.jpg

jeudi, 20 mars 2008

Suivez le fly

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Un p'tit vertige ?

 
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La poésie vois-les-dévoilée
encore plus ici

vendredi, 14 mars 2008

Voilà - Le bouc aux enfants

C'est fait. Le Printemps des poètes, une réussite. De belles rencontres, découvertes, émotions. Incroyable.

J'ai lu du Jean Richepin à voix haute. Il y en avait pour tous les publics.
Entre autres j'ai lu celui-ci :

Sous bois, dans le pré vert dont il a brouté l'herbe,
Un grand bouc est couché, pacifique et superbe.
De ses cornes en pointe, aux noeuds superposés,
La base est forte et large et les bouts sont usés ;
Car le combat jadis était son habitude.
Le poil, soyeux à l'oeil, mais au toucher plus rude,
Noir tout le long du dos, blanc au ventre, à flots fins
Couvre sans les cacher les deux flancs amaigris.
Et les genoux calleux et la jambe tortue,
La croupe en pente abrupte et l'échine pointue,
La barbe raide et blanche et les grands cils des yeux
Et le nez long, font voir que ce bouc est très vieux.
Aussi, connaissant bien que la vieillesse est douce,
Deux petits mendiants s'approchent, sur la mousse,
Du dormeur qui, l'oeil clos, semble ne pas les voir.
Des cornes doucement ils touchent le bout noir.
Puis, bientôt enhardis et certains qu'il sommeille,
Ils lui tirent la barbe en riant. Lui, s'éveille,
Se dresse lentement sur ses jarrets noueux,
Et les regarde rire, et rit presque avec eux.
De feuilles et de fleurs ornant sa tête blanche,
Ils lui mettent un mors taillé dans une branche,
Et chassent devant eux à grands coups de rameau
Le vénérable chef des chèvres du hameau.
Avec les sarments verts d'une vigne sauvage
Ils ajustent au mors des rênes de feuillage.
Puis, non contents, malgré les pointes de ses os,
Ils montent tous les deux à cheval sur son dos,
Et se tiennent aux poils, et de leurs jambes nues
Font sonner les talons sur ses côtes velues.
On entend dans le bois, de plus en plus lointains,
Les voix, les cris peureux, les rires argentins ;
Et l'on voit, quand ils vont passer sous une branche,
Vers la tête du bouc leur tête qui se penche,
Tandis que sous leurs coups et sans presser son pas
Lui va tout doucement pour qu'ils ne tombent pas.

Dans La chanson des gueux

J'ai lu ce poème à des enfants âgés de 6 à 10 ans. Ca leur a autant plu que du La Fontaine. Eh oui, La Fontaine est picard.

mardi, 11 mars 2008

Et l'été, y a quoi ?

Plus le jour J approche (après-demain), plus la pression monte (professionnelle du livre oblige), plus je me dis, "et après le Printemps des poètes, y a quoi ?" Bien évidemment, ce n'est qu'une grammaire de pensée que j'utilise, en temps ordinaire j'aurais dit " qu'y a-t-il ?", un bon français bien d'chez nous. Enfin, de chez nous, pas de chez nous les Picards, (merci le grand écran), mais de chez nous, la France. Une grammaire littéraire, qui pourrait passer pour soutenue quelquefois.

Cela ne répond pas pour autant à la question. Depuis des semaines le printemps se prépare, mis à l'honneur au mois de mars il culmine le 13 mars, journée remplie d'un marathon lecture, en voiture, avec étapes, et retour au "bercail", jusqu'à minuit. Tout ça accompagné de poésie de Picardie (et pas forcément patoisante ou ch'ti). Des poètes picards. Que j'ai eu un plaisir fou à découvrir, redécouvrir (La Fontaine, ça vous dit quelque chose...). Mots pleins du vide qu'ils ont laissé après nous avoir quittés... Une entreprise certes ambitieuse, source de stress, mais (je prends du recul avec un peu d'avance), ô combien enrichissante, tant par la poésie, que par ceux qui vont la dire, ceux qui vont l'écouter, ceux qui la donnent et ceux qui la reçoivent. Au final, on la reçoit tous, la poésie est un don.

Mais après.. En été, on fait quoi ? On feuillette un roman à l'eau de rose sur la plage en train de roussir ? On ramène ses livres à la bibliothèque plein de sable dans la couverture et les pages tachées de crème solaire ? On essuie juste la sueur et on range ?

C'est bien beau de faire un Printemps des poètes... Et les saisons qui restent ? On fait l'impasse ? C'est un cul-d'sac ? Il n'y a que Vivaldi qui a le droit de toutes les toucher ? Mince alors....

Amis lecteurs, auteurs, nouvellistes, romanciers, et les autres.. Ne laissons pas l'été sans poésie, ne laissons pas la poésie sans été, elle risque de pourrir à même les branches et tomber à l'automne sans avoir bénéficié d'un seul regard...

(non, tout ceci n'a rien à voir avec une quelconque campagne)

dimanche, 09 mars 2008

Essais de voix malgré le vent

Il faut quelquefois pousser les passants, s'extraire
de la foule, de la rumeur du monde, sans bien savoir
s'il y a mieux à faire vraiment que plonger ici-bas,
s'indigner, s'en tenir au journal, à la bataille utile
après tout contre les mots mis à l'envers,
ou le glaive aberrant : ces larmes
du moins sont vraies, et ne suffisent
pourtant pas. On va glanant
d'autres chagrins plus haut que les pavés, plus loin
que la pauvre terre à notre hauteur. On cherche
d'autres drames dans le jour jaune, on ne sait trop
quelle énigme dans du cristal : si le ciel pleure,
ce que cachent sous leur voilage les tentures des nuées.
Malgré tout ce qu'on peut en dire,
le refus répété du mystère, le clair déni,
maintenant ne suffit pas, la chair humaine semble
le cadre de la lyre - les cordes sont là-bas.

(extrait d'"Essais de voix malgré le vent", Olivier Barbarant)

vendredi, 07 mars 2008

L'autre, altérable comme nous...

L'Autre, altérable comme nous,
secret, habité d'entrailles et de souvenirs,
serre notre main dans sa main chaude,
et quelque chose vous unit soudain:
certitude de vivre ensemble
dans le même mince repli du temps
sur le même point de notre planète.

Une force à deux. Peut-être une tendresse.

Quelquefois le plaisir
qu'un arbre sente bon,
et qu'une parole commune
puisse le dire.

Marie-Claire Bancquart

mercredi, 05 mars 2008

Toujours l'autre

L'autre, toujours l'autre,
comme une roche, tenant à peine sur le bord de la route,
comme un porche trahi par la lumière.

Dans ses gestes, ses pas, ses silences.

Dans les paroles échangées,
l'autre,
comme une mémoire qui vous revient,
comme une fenêtre que l'on ne sait plus ouvrir dans sa propre maison.

L'autre qui maçonne ma voix, se lève dans mon enfance,
ressurgit, gisant réveillé.

Je le vois couché dans l'avenir, attentif dans l'éveil,
crépusculaire dans toute ouverture,
l'autre, avec ses feux qui rayonnent dans l'obscur,
avec ses éclats qui se dressent et révèlent l'abîme.

Martial Teboul