mercredi, 19 mai 2010
Le conte à domicile
Non seulement je lis, j'écris, mais en plus, je raconte. Enfin j'apprends. Avec un auteur/comédien/conteur. Et quelques autres. Et un loup qui fait la course avec un escargot, et un arbre qui parle à une hyène. Et une marmotte qui a peur du noir. Et un enfant qui regarde le monde, une dernière fois. Entre autres..
Le pire, c'est que tout est vrai. La preuve ici.
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dimanche, 01 février 2009
Alors heureux à 2 ?
Alors heureux à 2 ?
Une comédie écrite et mise en scène par Franck BERNARD
Résumé : 2 couples participent à l’émission de télévision « ça se dispute » animée par son célèbre présentateur Jean-Luc Alarue. Ils ont accepté d’être filmés chez eux ou durant leurs loisirs. Ambiance parfois tendue.....Attention ! Toute ressemblance avec des situations déjà vécues par certains spectateurs serait purement fortuite….
Avec par ordre d’apparition sur scène : Isabelle Mirolo, Franck Bernard, Willy Firon, Michèle Jarosz, Thierry Dubois, Sandrine Firon, Jean Triboulloy, Alain Foyard, Patrice Mirolo, Albert Knibbe et Irène Carré
A la régie : Alexandre Firon et Isabelle Toth
Durée de la pièce : environ 1h20
Prochaines représentations : Bernot le 31/1, Sancourt le 7/2, Saint-Quentin au restaurant « Le champs Elysées » les 13 et 14/2, Itancourt le 13/3 et Clastres le 28/3
Pourquoi le thème du couple ?
L’auteur, 45ans, très intéressé par le thème du couple (22 ans de mariage) s’est amusée à écrire des situations qu’il a vécues au quotidien, observées chez d’autres couples ou complètement imaginées…. Il laisse le soin au spectateur de découvrir dans quelle catégorie elles se trouvent !
La pièce, diffusée fin décembre en avant-première devant un petit groupe de jeunes adultes, a déclenché de nombreux rires !
La Compagnie Jeu D’rôle
Compagnie de théâtre amateur créée en Mai 2007
Président : Franck BERNARD Secrétaire : Isabelle TOTH Trésorier : Maxime BERNARD
Nombre d’adhérents en 2008 : 23
Historique – Projets
« Vol dans le quartier » la 1ère pièce écrite par Franck BERNARD a été jouée 25 fois sur 2007/2008 (dont 3 fois en anglais) devant environ 2000 spectateurs
« Alors heureux à 2 ? » rassemblant 11 comédiens + 1 régisseur ne pourra être jouée autant de fois en raison de la difficulté à rassembler un si grand nombre de comédiens amateurs pour une même date. Une nouvelle tournée de 5 représentations est tout de même en train de se programmer pour la rentrée de septembre 2009.
En images :
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jeudi, 10 juillet 2008
Festival des forêts
21:48 Publié dans dans ma p'tite ville | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, musique, forêt, picardie, compiègne
jeudi, 20 mars 2008
Suivez le fly
21:42 Publié dans à écouter, à lire/à voir, cultiver, dans ma p'tite ville | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, garnier, mathilde, ilselied
vendredi, 14 mars 2008
Voilà - Le bouc aux enfants
C'est fait. Le Printemps des poètes, une réussite. De belles rencontres, découvertes, émotions. Incroyable.
J'ai lu du Jean Richepin à voix haute. Il y en avait pour tous les publics.
Entre autres j'ai lu celui-ci :
Sous bois, dans le pré vert dont il a brouté l'herbe,
Un grand bouc est couché, pacifique et superbe.
De ses cornes en pointe, aux noeuds superposés,
La base est forte et large et les bouts sont usés ;
Car le combat jadis était son habitude.
Le poil, soyeux à l'oeil, mais au toucher plus rude,
Noir tout le long du dos, blanc au ventre, à flots fins
Couvre sans les cacher les deux flancs amaigris.
Et les genoux calleux et la jambe tortue,
La croupe en pente abrupte et l'échine pointue,
La barbe raide et blanche et les grands cils des yeux
Et le nez long, font voir que ce bouc est très vieux.
Aussi, connaissant bien que la vieillesse est douce,
Deux petits mendiants s'approchent, sur la mousse,
Du dormeur qui, l'oeil clos, semble ne pas les voir.
Des cornes doucement ils touchent le bout noir.
Puis, bientôt enhardis et certains qu'il sommeille,
Ils lui tirent la barbe en riant. Lui, s'éveille,
Se dresse lentement sur ses jarrets noueux,
Et les regarde rire, et rit presque avec eux.
De feuilles et de fleurs ornant sa tête blanche,
Ils lui mettent un mors taillé dans une branche,
Et chassent devant eux à grands coups de rameau
Le vénérable chef des chèvres du hameau.
Avec les sarments verts d'une vigne sauvage
Ils ajustent au mors des rênes de feuillage.
Puis, non contents, malgré les pointes de ses os,
Ils montent tous les deux à cheval sur son dos,
Et se tiennent aux poils, et de leurs jambes nues
Font sonner les talons sur ses côtes velues.
On entend dans le bois, de plus en plus lointains,
Les voix, les cris peureux, les rires argentins ;
Et l'on voit, quand ils vont passer sous une branche,
Vers la tête du bouc leur tête qui se penche,
Tandis que sous leurs coups et sans presser son pas
Lui va tout doucement pour qu'ils ne tombent pas.
Dans La chanson des gueux
J'ai lu ce poème à des enfants âgés de 6 à 10 ans. Ca leur a autant plu que du La Fontaine. Eh oui, La Fontaine est picard.
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mardi, 11 mars 2008
Et l'été, y a quoi ?
Plus le jour J approche (après-demain), plus la pression monte (professionnelle du livre oblige), plus je me dis, "et après le Printemps des poètes, y a quoi ?" Bien évidemment, ce n'est qu'une grammaire de pensée que j'utilise, en temps ordinaire j'aurais dit " qu'y a-t-il ?", un bon français bien d'chez nous. Enfin, de chez nous, pas de chez nous les Picards, (merci le grand écran), mais de chez nous, la France. Une grammaire littéraire, qui pourrait passer pour soutenue quelquefois.
Cela ne répond pas pour autant à la question. Depuis des semaines le printemps se prépare, mis à l'honneur au mois de mars il culmine le 13 mars, journée remplie d'un marathon lecture, en voiture, avec étapes, et retour au "bercail", jusqu'à minuit. Tout ça accompagné de poésie de Picardie (et pas forcément patoisante ou ch'ti). Des poètes picards. Que j'ai eu un plaisir fou à découvrir, redécouvrir (La Fontaine, ça vous dit quelque chose...). Mots pleins du vide qu'ils ont laissé après nous avoir quittés... Une entreprise certes ambitieuse, source de stress, mais (je prends du recul avec un peu d'avance), ô combien enrichissante, tant par la poésie, que par ceux qui vont la dire, ceux qui vont l'écouter, ceux qui la donnent et ceux qui la reçoivent. Au final, on la reçoit tous, la poésie est un don.
Mais après.. En été, on fait quoi ? On feuillette un roman à l'eau de rose sur la plage en train de roussir ? On ramène ses livres à la bibliothèque plein de sable dans la couverture et les pages tachées de crème solaire ? On essuie juste la sueur et on range ?
C'est bien beau de faire un Printemps des poètes... Et les saisons qui restent ? On fait l'impasse ? C'est un cul-d'sac ? Il n'y a que Vivaldi qui a le droit de toutes les toucher ? Mince alors....
Amis lecteurs, auteurs, nouvellistes, romanciers, et les autres.. Ne laissons pas l'été sans poésie, ne laissons pas la poésie sans été, elle risque de pourrir à même les branches et tomber à l'automne sans avoir bénéficié d'un seul regard...
(non, tout ceci n'a rien à voir avec une quelconque campagne)
21:48 Publié dans cultiver, dans ma p'tite ville, poètes picards, Ré-flé/a-xions, Un jour, un texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, poète, printemps
lundi, 03 mars 2008
A propos du spatialisme
"Le spatialisme, cette démarche poétique qui consiste à considérer la place du mot et des caractères d´imprimerie dans l´espace de la page, c’est Pierre Garnier et son épouse Ilse, qui en sont à l’origine. « Isoler la langue, la modifier, la bouleverser, créer des structures neuves… provoquant l’apparition d’états jusqu’alors inconnus et plaçant l’homme dans un milieu permanent de création et de liberté » dixit le poète. Ce mouvement deviendra très vite international et Pierre Garnier écrira et publiera de nombreux ouvrages dans différents pays."
attrapé ici
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Pierre Garnier et sa femme Ilse, ont été les pionniers d’une poésie expérimentale qui rejoignait un mouvement international de poésie dite concrète, à laquelle Pierre donna le nom de spatialisme : la phrase se brise, son organisation traditionnelle éclate ; ne reste que les mots-clés : les mots moteur, les mots miroir.
Ils s’organisent en rythmes, en mouvements parlant aux yeux autant qu’à l’esprit. Bientôt les mots mêmes éclatent, libérant les lettres qui constellent la page et y recréent l’espace.A cet éclatement de la phrase en mots, puis du mot en lettres, vont s’ajouter des signes - points, traits, flèches - et des figures géométriques simples - cercles, carrés, croix - qui deviennent représentation mentale de l’espace et du temps, de la nature, de l’amour, de la mort.
Qu’on ne s’y trompe pas : la lecture de cette poésie n’est simple qu’en apparence. Elle demande de se vider l’esprit pour n’être qu’un récepteur de signes. De chasser le mode de lecture habituel pour adopter l’attitude mentale qu’on peut avoir en face d’une peinture abstraite.
attrapé là
11:06 Publié dans à lire/à voir, cultiver, dans ma p'tite ville, poètes picards | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, garnier, spatialisme, printemps poètes
dimanche, 02 mars 2008
Et demain quel séjour
et demain quel séjour
vous ne saviez rien de
cet avenir qui est passé
il faisait des confusions
avait oublié tous les noms
ou faisait comme s'il
ne s'en souvenait plus
il avait tant d'autres
noms à découvrir et
c'étaient surtout les gens
qui l'intéressaient
jamais le temps de retrouver
toutes les paroles dispersées
au commencement nous parlions
peu à peu du vent et sans
doute de la fatigue puis il
fallut déformer la bouche
pour être entendu les mots
en ont perdu de leur sens
16:21 Publié dans cultiver, dans ma p'tite ville, poètes picards, Un jour, un texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, dormoy
jeudi, 28 février 2008
Putain d'vie
Aujourd'hui je suis allée au théâtre, voir une des représentations de "Putain d'vie", dont je vous ferai un p'tit conte rendu dans les jours à venir, le temps de digérer et compléter mes notes.
J'voudrais juste vous faire partager une découverte, celle des poèmes de Jehan-Rictus, le poète, que je vous conseille de découvrir ici et là, dans son élément, parmi ses compagnons de mots, de chansons. La découverte d'une époque, d'un mouvement. Les Poètes du Chat Noir.
La mise en scène, donc, s'appuie sur les textes de Jehan-Rictus, Les Soliloques du Pauvre et Le coeur populaire.
Les pauvres, aussi, ont accès au crime passionnel :
(extrait)
-
- Pauvre Julien
- (Roman)
- — « Voilà comment qu’ c’est arrivé :
- c’est la vraie vérité sincère ;
- croyez-moi Mossieu l’ Commissaire,
- mais... esscusez, y m’ont crevé,
- laissez-moi m’ moucher, j’ suis plein d’ sang,
- r’gardez-moi c’ qu’y m’ont arrangé !
-
- Faut dir’ qu’ ça couvait d’pis longtemps,
- de d’pis l’ temps qu’on vivait ensemble,
- de fait, quasi marital’ment ;
- (chez nous on s’ marie qu’à la colle ;
- mais quand qu’on s’aim’, ça tient tout comme.)
-
- Enfin a m’ courait d’pis longtemps...
- Pourtant, pouvez vous renseigner,
- tout l’ mond’ vous l’ dira dans l’ quartier,
- j’ suis d’un naturel endurant.
- Moi, vous savez, j’ suis qu’un boulot,
- j’ connais qu’ mon travail dès l’ matin
- et si des fois j’ me soûl’ la gueule,
- c’est censément qu’ dans mon méquier
- on fait qu’avaler d’ la poussière
- (vous comprenez j’ suis mat’lassier,
- mais à part ça l’ cœur su’ la main)
- et pis.... a m’ faisait du chagrin.
- L’ matin, a restait au plumard
- pendant qu’ moi j’ partais au turbin
- (chez mon patron l’ marchand d’ lit’ries),
- et quand qu’à onze heur’s ej’ rentrais,
- le déjeuner n’était pas prêt !
- C’était moi qu’ allais aux provises
- et c’était moi qu’ étais d’ cuisine ;
- alle ’tait feugnante et dormeuse,
- vous parlez d’un coup d’ traversin !
- Eh ! ben malgré ça, j’ l’aimais bien.
21:17 Publié dans à lire/à voir, cultiver, dans ma p'tite ville, Un jour, un texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, théâtre, perrier, jehan-rictus
mercredi, 16 janvier 2008
Jetable
Dans ma p'tite ville y a pas mal de choses bien, et même plutôt sympathiques, entre le culturel et l'artistique, ou un mélange des deux, c'est un peu comme on veut. Enfin tout ça pour dire, quoiqu'on puisse en penser, il arrive que ça swingue.
Personne ne me l'a demandé, mais j'ai envie d'en parler. C'est en feuilletant le programme culturel du premier trimestre 2008 de cette "petite ville" que j'ai aperçu ce jeune artiste accompagné de son groupe, programmé un soir de janvier, une des dix sorties découpées et punaisées sur un grand tableau de liège posé, sur la cheminée (non fonctionnelle), presque juste en face de moi. J'ai vu l'adresse de son "myspace", j'suis allée faire un tour, d'ailleurs j'y suis encore là, et j'me passe les quelques chansons déposées là comme ça, en écoute, pendant que je surfe sur la longue liste de ses amis. Pour sûre elle est longue. Mais surtout, ce qui m'interpelle, chez ce jeune homme, c'est le nom de certains de ses amis : Jeff Buckley, The Beatles, Gainsbourg, j'en passe quelques-uns sinon c'est le concert qui se passera de moi. Certes, ce sont des pseudos. Mais voilà. Jeff. Paf. Ca fait mouche. Enfin non. Paf, c'est le bruit que fait la tapette sur la mouche. Mmmm. Je m'égare non ? En plus ce n'est pas vrai. C'est la musique qui m'a fait rester. Sinclair, dans quelques accords, Souchon, "entr'entendu", quelques autres inspirations, mais surtout la sienne, un souffle propre. Peut-être pas transcendant, mais peu importe. A 15 mn de chez moi, à pied, ça s'rait dommage de le louper. Pour sûr, à moins d'un sérieux empêchement, j'viendrai.
Julien Cocset à la Manufacture le samedi 26 janvier 2008 (pour l'heure, par contre, d'un côté marqué 20h, de l'autre 20h30, j'éclaircis l'affaire, j'vous tiens au courant)
10:30 Publié dans dans ma p'tite ville | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : littérature, musique, cocset















