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jeudi, 24 juillet 2014

Pourquoi ça n'a pas marché entre nous - origines

20140723_134253.jpgDepuis que j'achète des livres d'occasion, la maison est devenue un site réel de rencontres virtuelles, des piles d'attentes éparpillées, du salon à la chambre, en passant par le bureau.

 

 

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vendredi, 19 décembre 2008

Souffle

Je fais tout pour oublier, reléguer ces trois belles journées au fond du grenier à souvenirs, les cacher à ma mémoire, pour l’heure. C’est insupportable le bonheur, juste en souvenir. C’est insupportable de me réveiller, la nuit, le jour, sans un souffle à mes côtés. J’en ai déjà perdu un, cette année.

Les mots fatals ont été prononcés. Les mots qui reniaient les phrases passées. Elles ne sont plus jamais revenues. Alors je me suis tue. Un sursaut verbal. Et puis plus rien. A quoi bon. Je ne sais plus comment te dire…. Tu ne veux plus écouter…

La magie s’est arrêtée, c’était ton dernier tour. Tu avais déjà disparu.

Mon illusion. A prendre ou à regretter. J’ai pris. Comme d’habitude, j’y ai cru. Mais un magicien ne révèle jamais son secret.

Tu ne voulais rien de sérieux. Je ne voulais rien d’allégé.

Pas d’histoire, rien à inscrire dans le temps, rien à relire, rien à redire. 

lundi, 24 novembre 2008

Douce heure

"Douceur.

Douceur à l’aurore, le jour naissant nous observe, les sens à l’honneur s’éveillent. Des mots à oublier, des gestes à réinventer.

Le corps se redécouvre, s’ouvre, et se souvient.

Fuite en avant, corps renversés. Oublier le passé, pour un temps seulement. Un temps vaut mieux que des cieux gris-blanc.

Se souvenir du présent, à corps et à deux."

 

jeudi, 13 novembre 2008

Ô mage (extrait)

 

Tu réalises les cris qui t’étouffent, te figent

tu tentes de faire bonne figure, gardes tout pour toi, ou presque, pour une fois

regardes autour de toi, et ne t’y retrouves pas, ne vois plus que l’immensité d’un ciel prêt à t’accueillir, et toi pas prêt à y aller.

mardi, 04 novembre 2008

Déséquilibre

Juste un déséquilibre, apprendre à marcher sans béquille.. Quelques larmes roulent en entendant "l'poinçonneur des Lilas", un vague à l'âme sur les quais de Seine, la nuit. Toutes ces lumières qui scintillent, ce vent insolent de fraîcheur. La rue Mouffetard, pleines de rires, d’alcool, de drames latents.

Ta guitare entre ses mains, les cordes qui vibrent et mon âme aussi.

Des moments que je vais devoir écrire, absolument.

Comme une zénitude un peu triste. Comme un état d'âme mélancolisé.
Et le rire s'autorise à prendre le dessus, à devenir fou, à libérer le corps. A apaiser l'esprit.
Alors seulement on prend un peu de recul.. On regarde, ce qui se passe, on analyse, et on agit. On se remet doucement dans la vie. On s'en remet à la vie....

Et puis...

 

mercredi, 30 juillet 2008

Vole en éclat

"Le cerveau part en torche, mais y a plus de parachute, rien pour parer les silences, dans l’abyme y a plus rien qui résonne, pas même un vieil écho.. on donnerait cher pour un mot, pour un éclat de voix, mais c’est la vie qui vole en éclat."

Extrait de G. crie C. maux.

mardi, 27 mai 2008

Nouvelle : abolition de l'esclavage

Mmmm, j'sais pas si j'vous ai dit.... :

Mais j'ai participé à ce concours-ci :

http://www.cr-picardie.fr/spip.php?article2385

ma nouvelle :  http://www.cr-picardie.fr/spip.php?article2383

Les premières lignes :

Vie d’une Esclave Ordinaire

Sa mère, saoule, l’avait littéralement jetée à la rue, sans le sou, presque nue.
Tu ne me ramènes que des soucis, c’est pas ça qui va nourrir les p’tits ! Fais ta vie ! Hors de ma vue !
Elle ne connaît que ce temps et ce mode là. Elle ne sait même pas que le verbe faire peut se conjuguer au plaisir. Le plaisir…
Alors, elle avait erré, dans les avenues, à la recherche de l’identité perdue, le regard ailleurs, l’œil hagard, face au vide que lui laissait l’espoir. Là, devant elle, sur le trottoir.
Derrière, c’est trop noir.

 

Comme quoi, il reste beaucoup de combats à mener

dimanche, 20 avril 2008

Il dépérit - IKéBANA n°3

Il dépérit. En dépit de tous les tests de dépistage possibles, son corps se dépeuple petit à petit. Il n’en était nullement dépité, quand bien même sa peau se dépiautait lentement, douloureusement. Il sentait toutes les molécules de son corps en proie à la dépigmentation. Il n’en était pas pour autant déphasé. Ce sont les autres qui se dépêtraient de sa dépersonnalisation. Les autres qui souffraient de sa dépilation. Lui n’en avait cure. Au contraire. Il se sentait de plus en plus léger. Il se déphosphorait sans opposer le moindre effort. Ses veines dépiquaient le sang de ses vaisseaux, à leurs dépens, mais il laissait faire. Pourquoi les autres dépensaient-ils tant d’énergie à refuser cet état de fait ? Pourquoi s’obstinaient-ils à s’agglutiner autour de lui, sans arrêt, dépendants du moindre battement, cœur, paupière. Il devenait lisse comme une roche polie par un courant régulier, incessant. Que leur importait-ils alors, qu’il se dépenaille progressivement ? Ils semblaient vouloir empêcher toute fuite en avant, toute déperdition de chaleur, tels des manchots, sur la banquise. Il se sentait pris au piège, comme dans les mailles d’un filet à papillons.

 

Ils oubliaient que ça ne dépendait plus de lui. Le sort en était jeté.

 

Dépendants du moindre battement, cœur, paupière, du moindre battement d’elle. Partie, il s’envola, laissant à terre sa chrysalide. Dépigeonnage d’une vie. Plus aucune aile à l’horizon, à peine une plume, sur le balcon..

mardi, 08 avril 2008

Un pharaon, ça sent l'poisson non ?

LE PHARAON (un jeu proposé par une mystérieuse Misra)

Règles :

I - Utiliser obligatoirement les termes suivants:

poisson, pharaon, canon pantalon
revolver, patibulaire
carotte, saucisse, , , , ensorceleuse, sordide, ventru, rose, pantois, triste, , , , , , , inévitablement, tragiquement, aussitôt, vite, délicatement.
embrasser crier planter tomber
rire dormir
II - Tous genres littéraires acceptés

Maximum : 40 lignes.

Impro :

Ca sent le poisson, non, vous trouvez pas ? Pas très rassurant ce vieux troquet, limite sordide, avec toutes ces gueules patibulaires vissées au comptoir. De temps en temps un oeil torve se lève vers une ensorceleuse en tenue légère qui se déhanche pitoyablement sur le zinc, désespérant d'un billet de ces vulgaires ventrus, ou des quelques jeunots à la peau encore bien rose. Elle rêve d'un galant qui la f'rait descendre délicatement de son minable piédestal, qui lui ordonnerait de laisser tomber tout ça, qui la prendrait aussitôt dans ses bras pour l'embrasser, qui planterait son poing dans l'oeil torve qui s'est trop attardé en bas. Il la ferait rire, il l'emmènerait crier son plaisir. Elle serait sa déesse, il jouerait les pharaons, jusqu'à ce qu'elle aperçoive, dépassant de la poche de son pantalon le canon d'un revolver.
Elle resterait tragiquement immobile, retenant une larme silencieuse au coin de l'iris, le regard pantois.
Encore une fois elle se réveillera, triste jusqu'au bout de ses rêves.
Elle se demandera quelle conserve elle ouvrira pour le déjeuner : saucisse-lentilles, ou p'tits pois carottes.
Et elle retournera déambuler, encore une fois, sur ce comptoir dézingué.

lundi, 07 avril 2008

IKéBANA n°1 : « Un pauvre gus qui erre à la recherche de ton dernier soupir »

Un jeu proposé par un certain MR BROWN, qui consiste à ouvrir un dictionnaire au hasard, et prendre les mots de la double page pour en faire un texte. Dans le désordre, déclinés et/ou conjugués, l'invitation est lancée, j'y réponds ainsi :

   Le Petit Robert : guillotiner  => gynandromorphisme

IKéBANA n°1 : « Un pauvre gus qui erre à la recherche de ton dernier soupir »

Ah lala quelle gymnastique pour se glisser dans cette vieille guimbarde, faut avoir de la guimauve à la place des os, c’est pas possible autrement..

Et tout ça pour animer encore une soirée pourrie dans une vielle guinguette paumée dans un bled connu de personne sauf du guitariste, c’est bien notre veine !

64165009.jpgHeureusement, j’entends Keren Ann : « Lay your head down in my arms »… J’la laisserai bien reposer dans ses bras oui.. arrêter cette vie guindée, qui ne rime à rien, de salles des fêtes en MJC et autres centres socio quelque chose.. m’en fous d’faire guincher les vieux des cités, les papys avec leurs vieilles guimpes, les mamies qu’ont ressorti leurs guipures, tout ce petit monde dansant de guinguois, simulacre de leurs belles années.

 

Ah ce coup-ci c’est dans un gymnase, qu’on va jouer.. un peu de gymnastique musicale.. Et si il fait pas trop mauvais on aura qu’à organiser un Gymkhana, histoire d’en achever quelques-uns.. Bah oui, c’est pas humain de laisser ces gens agoniser pendant des années.. Rooo, j’plaisante, prenez pas cet air offusqué..

1608152794.jpgJ’crois que j’vais devenir gymnosophiste.. plus besoin de me prendre la tête pour les costumes, jouer naturel, revenir aux sources.. Devenir plus spirituel, ou plus spiritueux surtout,  histoire de.. d’oublier un peu.. devenir un artiste de la gustation viticole, me mettre à la guzla ; partir, au milieu de nulle part, enfin encore plus au milieu que maintenant, avec ma guitoune, parler à la nature, pousser des cris gutturaux pour effrayer les noctambules, me faire la peau aussi dure que de la gunite, pour résister aux intempéries, projeter sur l’écorce des arbres environnants les soirs de pleine lune l’ombre d’une guivre, pour faire peur aux braconniers insomniaques..

Je ressemblerais à une plante gymnocarpe, au fil des années mon bras se transformerait en guisarme, grâce à laquelle je pourrais m’accrocher aux troncs, chasser l’écureuil, récupérer ses provisions. Ecrire aussi, des mots corsés, l’âme écorchée, graver l’écorce, guillotiner mes a priori, mes idées reçues et mes apparences.. enrouler mes idées les plus noires en guirlandes autour des branches, et les laisser crever sous le coup des becs carnassiers. Les plus belles, je les recouvrirai de gutta-percha, pour les protéger des intempéries de mon esprit.

2087991669.jpgJe guiperais des gymnotes, pour m’alimenter le cerveau en électricité, pouvoir crier eurêka plus d’une fois par jour. Je n’en ferai qu’à la guise de Dame nature. Je ramasserais du bois, construirai un guindant, y accrocherais une guinée, et me ferai une voile, pour voyager vers les étoiles, Je la guinderais, qu’elle brille de mille feux et fasse jaser les astres les plus chatoyants ; je jouerais du guindeau, histoire d’aller encore plus haut, et jetterai l’ancre aux oubliettes. Je me ferais guillotineur des têtes brûlées, je passerais le guipon sur mon passé, je mettrais mon âme à nu, comme une gymnosperme émue. Je me ferais du guppy de sansonnet avec les quelques guldens qui traînent dans ma poche depuis trop longtemps. Je me fabriquerais un guipoir, torsader jusqu’à l’agonie une tentative de vague à l’âme. Un appareil gustatif, pour percevoir jusqu’à l’infini le goût de toi dans chaque parcelle d’air. Je mettrais des coques de noix vides pour récupérer chaque goutte de pluie , aussi suave qu’une larme de guyot et enverrai des baisers sucrés à ton souvenir, aussi ancien que le günz. J’apprendrais à mon cœur l’art de la guzla, pour lancer vers toi les plus doux sanglots.

Je me prendrais pour un gymnasiarque, et dirigerais les acrobates des sous-bois, les buissons et les rondins feraient d’excellents obstacles, la forêt prendrait son air le plus gymnasial, un saule pleureur me prêterait ses cordes pour grimper à ton sommet. Mes poumons s’élargiraient, grâce à cette hygiène gymnique, et pourraient stocker encore un peu plus de toi à chaque inspiration. La gustométrie de ta peau n’aurait jamais été aussi haute.

Mais tu es partie il y a bien longtemps.. Je ne suis plus qu’un mollusque atteint de gynandromorphisme, je ne suis plus qu’un père privé de descendance, un pauvre gus qui erre à la recherche de ton dernier soupir.

 

vendredi, 04 avril 2008

L'image innée (suite - 2)

[...] 

A peine s’étaient-ils embrassés, que le brasier s’est enflammé. Affamés de chair, caresses abrasives, comment a-t-il fait pour savoir où la toucher, où l’attouchement devait être corrosif sur sa peau qu’elle pensait rouillée : comment pouvait-il savoir.

À peine sorti de son lange, sans se gêner l’ingénu fit preuve d’ingéniosité animale avant, bien avant de s’épanouir dans un ultime râle. Libérant des instincts méconnus, il s’installa en elle, doucement, puis se dévoua, dévoilant une fougue si longtemps déviée de la chair.

Devenu disciple, elle lui livra l’indicible, elle lui donna quelques indices pour atteindre la cible. Ce fut pour elle une renaissance quand il dénonça les zones sensibles, quand il pointa du doigt les endroits oubliés... Le désir regagna ses faveurs, la dénoua de ses tensions avec ferveur. Elle s’était censurée, il la rassura. Elle avait oublié de sentir, il la respira.

 

[...]

lundi, 31 mars 2008

Météo... picarde

Je l'ai mis près de la fenêtre, qu'il profite un peu de la lumière. Elle n'est pas habituelle de notre ciel (si) souvent gris. Comme si l'atmosphère, délaissant ses atours, ne souhaitait pas (plus) nous plaire.

Est-ce la faute aux plaines, dépourvues d'élan vers elle ? Aux oiseaux, et leurs couleurs un peu ternes ? Faut-il en vouloir à la grise mine des terrils, à l'obscurité du charbon ? Et la craie, avec sa blancheur maladive, n'a que bien peu d'attrait pour un ciel bleu d'été. Pourtant, le blanc se marie bien avec le bleu, regardez les cerisiers en fleurs, effleurant de leurs doigts blancs le velouté d'un azuré ravi de ces attentions...

dimanche, 23 mars 2008

A suivre (II)

 

D’un... regard dans le rétro,

Le bruit d’une chute à vélo,

La rage d’une guerre aux infos

Encore une grève de métro…

Y a comme un courant d’air,

Un retour en arrière,

Un livre qui se referme,

C’est la terre à l’envers...

mercredi, 19 mars 2008

A suivre (1)

L’émotion

Mots si longs

Silencieux

S’élancent

Vers les cieux

Si lentement

Tenant la main

D’un hier malicieux

D’un demain trop lointain

Dénoncent le crime latent,

La crainte, l’attente

D’un matin sans rien

D’un …

lundi, 17 mars 2008

Impro (I)

Sensuel,
Sang-sue elle s'accroche aux mots comme la mer aux rochers,
les enveloppe de son être,
les cache aux yeux des manants, des goélands.
Libère leur éclat au soleil couchant
S'évapore, écumant les restes d'un ciel déclinant.

 

Pour Anita ( le rouge pour son rocher)