mercredi, 26 mars 2008
M'asseoir sur un banc 5 minutes avec toi...
Aurora,Co, The Intersection of Art & Function Program, 2008
15:19 Publié dans à lire/à voir, Petites merveilles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, art, coron
lundi, 31 décembre 2007
Le Nouvel amour
Auteur: Philippe Forest
Titre: LE NOUVEL AMOUR
Attention : Coup de coeur 2007!!
Il y a des livres qui vous attirent au coin d'un rayonnage de bibliothèque, au détour d'une rue dans la vitrine d'un libraire, vous ne savez rien de ce livre mais son titre vous accroche...
Il vous évoque votre vie. Déja Il élucide en vous des questions existencielles, intérieurement vous lui demandez dans votre coeur: "dit moi tout", en secret "rassure moi".
Et par miracle une centaine de pages écrites par un inconnu va vous éclairer sur le vécu qui est le vôtre, miracle de la transmission du savoir, rôle majeur du témoignage, expérience universelle transmise en toute sagesse.
L'Amour: Qui ne s'est jamais posé des questions sur ce sentiment? pur invention pour certains, danger mortel pour d'autres, sens de la vie pour beaucoups. On a tous aimé, vécu un grand amour, une passion amoureuse.
Comme le dit Philipppe Forest "Il n'y a de roman que d'amour On veut apprendre d'où vient cette aimentation des corps aimants qui les attache les uns aux autres et fait soudainement exister entre eux ce lien que rien ne déliera jamais plus.Ce désir de savoir n'a pas de cesse.Rien ne l'altère Même le temps qui passe et où l'énergie s'use, même la grande routine d'avoir déjà vécu ne peuvent rien sur lui.On se dit que le récit continue, le même au sein duquel toutes les histoires n'en font plus qu'une: le long tourment tournoyant d'aimer où sont pris tous les amants et qui les font identiques..
Cru dans son texte, sans fioritures pour décrire l'amour physique, majestueux et pleins de tendresse et d' honnêteté pour décrire le sentiment, l'écrivain m'a raconté l'amour, nos amours. A trentre ans, comme un jeune adolescent qui apprend, j'ai mis des repères au crayon de bois devant des majuscules, mis entre parenthèses les sentiments d'un autre pour mieux cerner les miens. Les larmes ont coulé sur mes joues car "le Nouvel amour" est un roman boulversant où les personnages sont pris dans le tourbillon de l'amour .
Ce roman de Philippe Forest est mon coup de coeur de l'année 2007, sorti il y a quelques jours, je lui donnerais tous les prix littéraires.
Ce roman est une merveille!
AGENT BEN.
extrait: Tous les sons de la rue semblaient faire silence autour de nous. J'entendais juste la respiration de Lou. Ou bien c'était la mienne. Le souffle sifflant sous l'éclatant ciel bleu des fenêtres. Tout l'or du temps, je le sentais qui filait entre nos doigts comme un sable ensoleillé se répandant sur le sol de la chambre, la lumières des vitres descendant sur nous dans sa maison aux murs de miel et de miroirs. Sous le visage de Lou, sous le brun de ses yeux, celui de sa peau, de ses cheveux, le sablier avait ses hanches, qui faisait doucement couler sur nous toute une pluie de secondes s'éparpillant par terre. Elles ne reviendraient plus, rien ne saurait jamais les recueillir et, même dans son souvenir le plus beau, même dans le froissement des phrases que je fais, il n'en resterait rien. Rien: de la poussière couleur d'ocre et de cendre sur laquelle un autre que moi-ou bien personne-viendrait bientôt souffler pour tout verser vers le néant.
19:08 Publié dans Petites merveilles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, Philippe Forest, Le nouvel amour
dimanche, 11 novembre 2007
Le monde selon Garp
S'il y a un livre à lire pour se remonter le moral en ces temps difficiles et pour découvrir la littérature américaine, c'est bien ce roman de John Irving.16:10 Publié dans Petites merveilles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, John Irving, Le monde selon Garp
mercredi, 31 octobre 2007
Sur la route

Il y a des livres mythiques le "Sur la route" de Jack Kerouac en fait partie parcequ'il est intemporel. Ce livre est une ôde à la liberté, à l'échappée belle, à l'épuisement de sa jeunesse toutes les nuits sur des airs de musiques qui vous font oublier un futur décidé par les adultes, par une société endormie et sécuritaire. Les filles à prendre, l'ivresse à aller chercher, et le rythme à suivre toujours et encore, enfiévrés et saouls de tous ses sens, Kérouac et ses potes l'ont fait: Vivre à cent à l'heure dans une Amérique d'après guerre triste et à réinventer. La BO de ce livre c'est le jazz, des airs vifs et entêtants jusqu'à la transe le "hole" magique et libérateur que seule la jeunesse peut atteindre.
Jeune! si la morosité t'atteind! tente toi aussi le grand voyage pars sur les routes! Choisis le mouvement, et n'oublie pas ce guide "Sur la route" de Kérouac!
Extraits: 1) Un gars de l'Ouest, de la race solaire, tel était Dean. Ma tante avait beau me mettre en garde contre les histoires que j'aurais avec lui, j'allais entendre l'appel d'une vie neuve, voir un horizon neuf, me fier à tout ça en pleine jeunesse; et si je devais avoir quelques ennuis, si même Dean devait ne plus vouloir de moi pour copain et me laisser tomber, comme il le ferait plus tard, crevant de faim sur un trottoir ou sur un lit d'hôpital, qu'est-ce que cela pouvait me foutre?...
Quelque part sur le chemin je savais qu'il y aurait des filles, des visions, tout, quoi; quelque part sur le chemin on me tendrait la perle rare.
2) Tout à coup je me trouvai à Times Square. J'avais parcouru huit mille milles à travers le continent américain et j'étais de retour à Times Square; et même en plein dans une heure de pointe, contemplant avec mes yeux naïfs de routier la démence absolue et la fantastique fanfaronnade de New York avec ses millions et ses millions de types se chamaillant pour un dollar, le cauchemar démentiel: empoigner, prendre, céder, soupirer, mourir, tout cela pour finir dans les ignobles cités funéraires qui se trouvent derrière Long Island City. Les hautes tours de ce continent, de l'autre bout du continent, l'endroit où l'Amérique de la paperasse est née.
Ce livre est paru en 1957, il a 50 ans Joyeux anniversaire!! il a été écrit par un grand poête voyageur: Jack Kérouac .
"Les seuls gens qui existent sont ceux qui ont la démence de vivre, de discourir, d'être sauvés, qui veulent jouir de tout dans un seul instant, ceux qui ne savent pas bailler."
Jack Kérouac (12 mars 1922- 21 octobre 1969)
08:40 Publié dans Petites merveilles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, Sur la Route, Jack Kerouac
lundi, 01 octobre 2007
Le soleil des Scorta
Titre : Le soleil des Scorta
Auteur: Laurent Gaudé
A Quelques jours de la remise des prix littéraires français dont le magazine Lire de ce mois-ci révèle les dessous en détail, c'est l'occasion pour moi de vous parler d'un très bon livre "Le soleil des Scorta" de Laurent Gaudé gagnant 2004 du prix Goncourt, paru aux éditions Acte Sud.
Ce Roman est une grande saga familliale celle des Scorta dont nous suivons la destinée depuis sa naissance en 1870 jusqu'à nos jours, sous le soleil écrasant d'un petit village des Pouilles Montepuccio proche de Naples dans le sud de l'Italie.
Lucciano Mascalzone est un vaurien qui n'a fait dans sa vie que des crimes (vols, rapines, volences) et qui les a payés par dix-sept années de prison. Obsédé par la beauté d'une femme du village de Montepuccio, qu'il a aimé secrétement 17 ans plutôt, il ne lui reste plus qu'une chose à accomplir prendre cette femme que les villageois de Montepuccio lui ont toujours refusé quitte à en ...mourir. L'homme acquitte sa vengeance, à peine sort-il de la maison de sa victime que les Montepucciens à l'ombre de leurs maisons le reconnaissent, ils avaient juré à cet étranger de le tuer s'il revenait trainer dans leurs village. Le diable Lucciano Mascalzone est lapidé par les villageois sous le soleil écrasant du mois d'aout. Mais de ce viol naît la lignée maudite des Scorta "parceque le destin avait envie de jouer avec les hommes, comme les chats le font parfois, du bout de la patte, avec les oiseaux".
Alors que les bonnes âmes du village voulaient tuer le bâtard, dont la mère est morte en couche, le curé du village épargne, Rocco le fils maudit, en le déposant dans le village de pécheurs voisin ennemi éternel de Montepuccio. Si Lucciano n'était qu'une petite frappe Rocco lui va devenir le véritable "parrain" de la région. Après avoir amassé une fortune collossale tout le long de sa vie il décide à la veille de sa mort de léguer toute sa fortune à l'église du village et à son sauveur le père Don Giovanni. Les Scorta, sa femme, et ses trois enfants seront pauvres à en crever mais Rocco redonne à la famille une dignité ils devront être enterrer comme des princes dans des processions presque papale. Mais les Montepucciens respecteront-ils ce pacte?
L'écriture limpide de Laurent Gaudé est au service de thèmes forts et poignants: le destin, l'unité d'une famille face aux tourments de la vie. Un prix Goncourt plein d'humanisme et très plaisant à lire.
AGENT BEN.
11:10 Publié dans Petites merveilles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature
samedi, 15 septembre 2007
Même sans encre, le papier parle
10:45 Publié dans Petites merveilles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, art, papercut
vendredi, 31 août 2007
La conjuration des imbéciles
Ignatus J. Relly est un gros garçon qui a 30 ans vit encore chez sa mère. Remonté contre ses contemporains, mysanthrope indécrotable, il vit dans sa petite chambre, où il passe son temps à écrire un essai politique visant à détruire la société américaine qu'il juge décadente et nocive à l'être humain, il prône un retour à des valeurs plus moyenageuses...
L 'Homme est cultivé, mais sa mère s'inquiète pour lui, il serait temps qu'Ignatus travaille... Contraint et forçé de se mettre au "taf" le gros est confronté à divers affairistes , arrivistes de tous poils, plus imbéciles les uns que les autres. Il fout la merde partout où il travaille et démontre ainsi son inadaptation totale à vivre en société.
Personnage hors norme le décalage avec ses contemporains est vraiment considérable et la cohabitation impossible...
Le roman est une suite de gags hilarants, il aurait pu être adapté par les monthy Piton.
Ignatus est un clown intellectuel qui nous fait rire tout le long de ce livre par ses projets farfelus et ses bouffoneries en tout genre. John kennedy Tool a reçu le prix pulizer en 1981 pour cet OVNI de la littérature américaine.
un livre vraiment drôle!
Agent BEN.
EXTRAIT
06:30 Publié dans Petites merveilles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature
samedi, 25 août 2007
LES BOXEURS ET LES DIEUX "L'esprit du ring dans l'art et la littérature
AUTEUR: Jean-Paul Besse
Passionnés du noble art chaussez vos lunettes!
Passionnés de littérature enfilez les gants!
Fumeurs malfoutus et essayant d'arréter de fumer faîtes les deux!
Ce livre est une ôde a la boxe anglaise, à ses vertus.
La boxe classique, dite anglaise est certainement le sport le plus décrié actuellement (avec le cyclisme je vous l'accorde) trop de magouilles liées à l'argent, au spectacle et à la violence de combats déséquilibrés ont ternis ce sport qu'on appelle le noble art.
Jean Paul Besse (docteur d'Etat en Histoire) et qui pratique la boxe lui-même, élève du champion olympique Raymond Perrier a décidé de redorer le blason de ce sport, de balayer les clichés qui courent sur lui pour lui redonner ses lettres de noblesse.
C'est l'esprit du ring qu'il réhabilite en revenant sur la leçon de vie que représente ce sport, à travers l' inépuisable source d'inspiration littéraire et artistique que fût celui-ci à travers les âges.
A travers les textes de Byron, Conan Doyle, Taine, Jack London, Giraudoux, Montherlant, Morand, Cocteau, Hamsun, Oates, Hémon, Nabokov, qui boxèrent avec les mots pour transmettre l'amour du noble art, on ressort de la lecture de ce livre avec la farouche envie de vivre, prèt à prendre les gants pour la beauté du geste, pour l'ascèse et la santé.
Oui "un match est un accès de confiance" a écrit Jean Giraudoux. On apprend que Nabokov fût professeur de boxe pour survivre. Que Hemingway aimait mettre les gants.
D'achille à Mermoz, ce vibrant plaidoyer répond aux préjugés en montrant que la boxe défoule le corps et l'esprit et répond à la violence aveugle.
Un livre qui est plus efficace que toutes les interdictions de fumer et toutes les augmentation du tabac.
un essai qui vous donne une réelle envie de faire ou de (re) faire du sport!! Vous pensez avec des phrases de Jean Giraudoux comme celle-ci à chaque début de chapitre:
" Il y a des épidémies de tout ordre; le goût du sport est une épidémie de santé".
AGENT BEN.
09:05 Publié dans Petites merveilles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature
dimanche, 19 août 2007
Desert
Titre: Désert
Auteur: Le Clézio.
Ce livre est l'histoire de la jeune Lalla qui a pour ancêtres les "hommes bleus", guerriers du desert saharien. Elle vit dans un bidonville, au sud du Maroc vers 1920. On suit tout le long de ce roman son émerveillement enfantin pour la beauté de la nature. On est touché par son amour pour le Hartani, un jeune berger muet qui connaît tout les secrets et les légendes du désert. Les pages s'enchaînent et le lecteur est plongé dans un tourbillon d'émotions, de sensations puissantes, tant Jmg Le Clézio rend compte de façon extraordinnaire de la beauté des paysages du désert. Son sens descriptif est sans égale.
Puis c'est l'exil à Marseille et la violence qui commence... Mais Lalla a beau souffrir, être arracher aux siens, travailler dans un hotel de passe, devenir cover-girl célèbre, rien n'éteint ses souvenirs, sa force elle la tire de ses origines, de sa foi envers le désert et du sang de ses ancêtres.
Prix Renaudot en 1980 et grand prix"Paul Morand" décerné pour la première fois par l'académie française, ce chef d'oeuvre de la littérature française du 20eme siècle traite de l'identité et de l'éxil.
JMG Leclezio arrive avec un style poétique et envoutant à nous transporter dans le désert, ce livre est un véritable voyage.
AGENT BEN.
EXTRAIT: Ils sont apparus, comme dans un rêve, au sommet, de la dune, à demi cachés par la brume de sable que leurs pieds soulevaient.
Lentement ils sont descendus das la vallée, en suivant la piste presque invisible. En tête de la caravane, il y avait les hommes, enveloppés dans leurs manteaux de laine, leurs visages masqués par le voile bleu. Avec eux marchaient deux ou trois dromadaires, puis les chèvres et les moutons harcelés par les jeunes garçons. Les femmes fermaient la marche.
C'étaient des silhouettes alourdies, encombrées par les lourds manteaux, et la peau de leurs bras et de leurs fronts semblait encore sombre dans les voiles indigo.
Ils marchaient sans bruit dans le sable, lentement sans regarder où ils allaient. Le vent soufflait continûment, le vent du desert, chaud le jour, froid la nuit. Le sable fuyait autour d'eux, entre les pattes des chameaux, fouettait le visage des femmes qui rabattaient la toile bleue sur leurs yeux. Les jeunes enfants couraient, les bébés pleuraient, enroulés dans la toile bleue sur le dos de leur mère. Les chameaux grommelaient, éternuaient.
Personne ne savait où on allait.
09:10 Publié dans Petites merveilles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Literraturel
dimanche, 12 août 2007
SIDDHARThA
Auteur: Hermann Hesse
Titre: Siddhartha
Pour ce livre "Siddhartha" Herman Hesse l' écrivain allemand a recu le prix nobel de littérature (en 1946) au lendemain de la seconde guerre mondiale .
Ce ne fut certainement pas le fruit du hasard, et même on peut le voir comme un beau symbole. Premièrement parceque cet auteur avait toujours eu une vision pacifiste du monde et prit partie très tôt dans divers écrits avec Thomas Mann et d'autres écrivains Allemands contre la guerre et contre le nazisme. Deuxièmement parceque ce livre raconte l'histoire d'un homme cherchant la sagesse, et qui malgré ses fautes, ses "péchés" va se diriger vers le chemin de la rédemption.
Ce livre est le roman de l'initiation de Siddhartha, indien de l'époque du Bouddha historique qui se déroule au 6eme siècle avt Jésus Christ. Siddhartha fils de Brahmane très religieux, marque son indépendance d'esprit en voulant trouver la sagesse par lui même en dehors des institutions religieuses de l'époque. Il pars donc à travers l'Inde afin de parfaire son karma. Là, Siddhartha va être confronter à la réalité des hommes et se laisser corrompre par l'argent, le jeu, les femmes. Ce n'est qu'au bout de nombreuses mésaventures qu'il va trouver la paix intérieure, la purification de son esprit.
Ecrivain confirmé (il a 45 ans quand paraît le roman) Hermann Hesse nous livre dans un style très épuré, un livre plein de sagesse et d'humanité, dans lequel il fait le rejet de toutes les doctrines, condamne le monde de l'argent, et fait l'éloge d'une vie simple et contemplative dans l'Inde du Bouddha.
AGENT BEN.
08:55 Publié dans Petites merveilles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Literrature















