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<title>écrits divers et (a)variés - poetes_picards</title>
<description>livres, écrits, critiques, évènements</description>
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<lastBuildDate>Tue, 13 Dec 2011 11:44:41 +0100</lastBuildDate>
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<title>Il m'est impossible de dire un texte où elle est nue</title>
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<author>noreply@listesratures.fr (absolu (Webmaster))</author>
<category>C'est quoi une bibliothèque ?</category>
<category>poètes picards</category>
<pubDate>Wed, 02 Apr 2008 11:23:46 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;Un livre se touche, un livre se caresse, peut-être ensuite raconte-t-il son histoire.&lt;br /&gt; J'hésite depuis longtemps à écrire ces lignes. Il m'est impossible de dire un texte où elle est nue. Où je la tiens serrée contre moi. Où tout à coup ma mémoire cède sous mon ventre. Et c'est le monde qui s'éventre, se déchire, et se libère.&lt;br /&gt; On ne prend pas un livre. On le cueille. Sa nuit nous appelle de l'intérieur, tout doux, comme un animal, elle glisse au pays de ceux qui déposent leurs visages et ne dévore qu'elle-même par manque d'espace. C'est une pierre avec un présage, il faut se baisser, lui parler, lire d'abord les yeux fermés. Alors vient grandir cette part imprononçable : le livre s'éclipse. On en garde le souvenir d'une faute, d'une absence. D'un éclair. &quot;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La vie pauvre,&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Dominique Sampiero,.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Voilà - Le bouc aux enfants</title>
<link>http://www.listesratures.fr/archive/2008/03/14/voila-le-bouc-aux-enfants.html</link>
<author>noreply@listesratures.fr (absolu (Webmaster))</author>
<category>cultiver</category>
<category>dans ma p'tite ville</category>
<category>poètes picards</category>
<category>Un jour, un texte</category>
<pubDate>Fri, 14 Mar 2008 22:43:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;C'est fait. Le Printemps des poètes, une réussite. De belles rencontres, découvertes, émotions. Incroyable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai lu du Jean Richepin à voix haute. Il y en avait pour tous les publics.&lt;br /&gt; Entre autres j'ai lu celui-ci :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sous bois, dans le pré vert dont il a brouté l'herbe,&lt;br /&gt; Un grand bouc est couché, pacifique et superbe.&lt;br /&gt; De ses cornes en pointe, aux noeuds superposés,&lt;br /&gt; La base est forte et large et les bouts sont usés ;&lt;br /&gt; Car le combat jadis était son habitude.&lt;br /&gt; Le poil, soyeux à l'oeil, mais au toucher plus rude,&lt;br /&gt; Noir tout le long du dos, blanc au ventre, à flots fins&lt;br /&gt; Couvre sans les cacher les deux flancs amaigris.&lt;br /&gt; Et les genoux calleux et la jambe tortue,&lt;br /&gt; La croupe en pente abrupte et l'échine pointue,&lt;br /&gt; La barbe raide et blanche et les grands cils des yeux&lt;br /&gt; Et le nez long, font voir que ce bouc est très vieux.&lt;br /&gt; Aussi, connaissant bien que la vieillesse est douce,&lt;br /&gt; Deux petits mendiants s'approchent, sur la mousse,&lt;br /&gt; Du dormeur qui, l'oeil clos, semble ne pas les voir.&lt;br /&gt; Des cornes doucement ils touchent le bout noir.&lt;br /&gt; Puis, bientôt enhardis et certains qu'il sommeille,&lt;br /&gt; Ils lui tirent la barbe en riant. Lui, s'éveille,&lt;br /&gt; Se&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>Et l'été, y a quoi ?</title>
<link>http://www.listesratures.fr/archive/2008/03/11/et-l-ete-y-a-quoi.html</link>
<author>noreply@listesratures.fr (absolu (Webmaster))</author>
<category>cultiver</category>
<category>dans ma p'tite ville</category>
<category>poètes picards</category>
<category>Ré-flé/a-xions</category>
<category>Un jour, un texte</category>
<pubDate>Tue, 11 Mar 2008 21:48:00 +0100</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Plus le jour J approche (après-demain), plus la pression monte (professionnelle du livre oblige), plus je me dis, &quot;et après le Printemps des poètes, y a quoi ?&quot; Bien évidemment, ce n'est qu'une grammaire de pensée que j'utilise, en temps ordinaire j'aurais dit &quot; qu'y a-t-il ?&quot;, un bon français bien d'chez nous. Enfin, de chez nous, pas de chez nous les Picards, (merci le grand écran), mais de chez nous, la France. Une grammaire littéraire, qui pourrait passer pour soutenue quelquefois.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Cela ne répond pas pour autant à la question. Depuis des semaines le printemps se prépare, mis à l'honneur au mois de mars il culmine le 13 mars, journée remplie d'un marathon lecture, en voiture, avec étapes, et retour au &quot;bercail&quot;, jusqu'à minuit. Tout ça accompagné de poésie de Picardie (et pas forcément patoisante ou ch'ti). Des poètes picards. Que j'ai eu un plaisir fou à découvrir, redécouvrir (La Fontaine, ça vous dit quelque chose...). Mots pleins du vide qu'ils ont laissé après nous avoir quittés... Une entreprise certes ambitieuse, source de stress, mais (je prends du recul avec un peu d'avance), ô combien enrichissante, tant par la poésie, que par ceux qui vont la dire, ceux qui vont&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>Essais de voix malgré le vent</title>
<link>http://www.listesratures.fr/archive/2008/03/09/essais-de-voix-malgre-le-vent.html</link>
<author>noreply@listesratures.fr (absolu (Webmaster))</author>
<category>cultiver</category>
<category>poètes picards</category>
<category>Un jour, un texte</category>
<pubDate>Sun, 09 Mar 2008 10:44:00 +0100</pubDate>
<description>
Il faut quelquefois pousser les passants, s'extraire&lt;br /&gt; de la foule, de la rumeur du monde, sans bien savoir&lt;br /&gt; s'il y a mieux à faire vraiment que plonger ici-bas,&lt;br /&gt; s'indigner, s'en tenir au journal, à la bataille utile&lt;br /&gt; après tout contre les mots mis à l'envers,&lt;br /&gt; ou le glaive aberrant : ces larmes&lt;br /&gt; du moins sont vraies, et ne suffisent&lt;br /&gt; pourtant pas. On va glanant&lt;br /&gt; d'autres chagrins plus haut que les pavés, plus loin&lt;br /&gt; que la pauvre terre à notre hauteur. On cherche&lt;br /&gt; d'autres drames dans le jour jaune, on ne sait trop&lt;br /&gt; quelle énigme dans du cristal : si le ciel pleure,&lt;br /&gt; ce que cachent sous leur voilage les tentures des nuées.&lt;br /&gt; Malgré tout ce qu'on peut en dire,&lt;br /&gt; le refus répété du mystère, le clair déni,&lt;br /&gt; maintenant ne suffit pas, la chair humaine semble&lt;br /&gt; le cadre de la lyre - les cordes sont là-bas.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; (extrait d'&quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Essais de voix malgré le vent&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;, Olivier Barbarant) 
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<title>A propos du spatialisme</title>
<link>http://www.listesratures.fr/archive/2008/03/03/a-propos-du-spatialisme.html</link>
<author>noreply@listesratures.fr (absolu (Webmaster))</author>
<category>à lire/à voir</category>
<category>cultiver</category>
<category>dans ma p'tite ville</category>
<category>poètes picards</category>
<pubDate>Mon, 03 Mar 2008 11:06:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;Le &lt;strong&gt;spatialisme&lt;/strong&gt;, cette démarche poétique qui consiste à considérer la place du mot et des caractères d´imprimerie dans l´espace de la page, c’est Pierre Garnier et son épouse Ilse, qui en sont à l’origine. «&amp;nbsp;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Isoler la langue, la modifier, la bouleverser, créer des structures neuves… provoquant l’apparition d’états jusqu’alors inconnus et plaçant l’homme dans un milieu permanent de création et de liberté&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» dixit le poète. Ce mouvement deviendra très vite international et Pierre Garnier écrira et publiera de nombreux ouvrages dans différents pays.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;attrapé &lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.cr-picardie.fr/spip.php?article2254&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF6600&quot;&gt;ici&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;_________________________________________________________________________&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'verdana'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Pierre Garnier et sa femme Ilse, ont été les pionniers d’une poésie expérimentale qui rejoignait un mouvement international de poésie dite concrète, à laquelle Pierre donna le nom de &lt;strong&gt;spatialisme&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;la phrase se brise, son organisation traditionnelle éclate&amp;nbsp;; ne reste que les mots-clés&amp;nbsp;: les mots moteur, les mots miroir&lt;/strong&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-family: 'verdana'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Ils s’organisent en rythmes, en mouvements parlant aux yeux autant qu’à l’esprit. Bientôt les mots mêmes éclatent, libérant les lettres qui constellent la page et y recréent l’espace.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-family: 'verdana'&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;A cet éclatement de la phrase en mots, puis du mot en lettres, vont s’ajouter des signes - points, traits, flèches - et des figures géométriques simples - cercles, carrés, croix - &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;qui&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&amp;#8230;
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<title>Et demain quel séjour</title>
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<author>noreply@listesratures.fr (absolu (Webmaster))</author>
<category>cultiver</category>
<category>dans ma p'tite ville</category>
<category>poètes picards</category>
<category>Un jour, un texte</category>
<pubDate>Sun, 02 Mar 2008 16:21:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p align=&quot;right&quot;&gt;et demain quel séjour&lt;br /&gt; vous ne saviez rien de&lt;br /&gt; cet avenir qui est passé&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;il faisait des confusions&lt;br /&gt; avait oublié tous les noms&lt;br /&gt; ou faisait comme s'il&lt;br /&gt; ne s'en souvenait plus&lt;br /&gt; il avait tant d'autres&lt;br /&gt; noms à découvrir et&lt;br /&gt; c'étaient surtout les gens&lt;br /&gt; qui l'intéressaient&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;jamais le temps de retrouver&lt;br /&gt; toutes les paroles dispersées&lt;br /&gt; au commencement nous parlions&lt;br /&gt; peu à peu du vent et sans&lt;br /&gt; doute de la fatigue puis il&lt;br /&gt; fallut déformer la bouche&lt;br /&gt; pour être entendu les mots&lt;br /&gt; en ont perdu de leur sens&lt;/p&gt; 
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<title>Succession des premières fois</title>
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<author>noreply@listesratures.fr (absolu (Webmaster))</author>
<category>poètes picards</category>
<category>Un jour, un texte</category>
<pubDate>Sun, 02 Mar 2008 14:42:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;succession des premières fois&lt;br /&gt; heures enliées de la matière et du jour&lt;/p&gt; &lt;p&gt;la lumière froisse&lt;/p&gt; &lt;p&gt;en sonder les courants&lt;br /&gt; l'iimprévisible réversibilité du devenir&lt;/p&gt; &lt;p&gt;procède par tuilage&lt;br /&gt; et répétition&lt;/p&gt; &lt;p&gt;états des lieux états du dire&lt;/p&gt; &lt;p&gt;minutes du tracé&lt;/p&gt; &lt;p&gt;méditation&lt;/p&gt; &lt;p&gt;projet&lt;/p&gt; 
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<title>Chattes paresseuses</title>
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<author>noreply@listesratures.fr (absolu (Webmaster))</author>
<category>poètes picards</category>
<category>Un jour, un texte</category>
<pubDate>Sun, 17 Feb 2008 10:10:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&quot;Le ciel troue mes&lt;br /&gt; phrases qui s'endorment&lt;br /&gt; se reposent, lovées&lt;br /&gt; comme des chattes paresseuses.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dominique Sampiero&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Sainte horreur du poème&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Perdre juste assez d'âge</title>
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<author>noreply@listesratures.fr (absolu (Webmaster))</author>
<category>poètes picards</category>
<category>Un jour, un texte</category>
<pubDate>Tue, 12 Feb 2008 10:20:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&quot;Perdre juste assez d'âge&lt;br /&gt; juste assez d'un regard&lt;br /&gt; pour le temps d'un poème&lt;br /&gt; le tien, car un poème&lt;br /&gt; ne saurait porter sur lui&lt;br /&gt; destinataire inconnu&lt;br /&gt; un poème s'offre&lt;br /&gt; il ne se lit pas, il se boit&lt;br /&gt; il se danse sur des distances&lt;br /&gt; qui n'ont que les joncs pour balises&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Thierry Maricourt&lt;/p&gt;
</description>
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<title>La beauté se quitte</title>
<link>http://www.listesratures.fr/archive/2008/02/06/la-beaute-se-quitte.html</link>
<author>noreply@listesratures.fr (absolu (Webmaster))</author>
<category>poètes picards</category>
<category>Un jour, un texte</category>
<pubDate>Wed, 06 Feb 2008 10:15:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&quot;&lt;em&gt;La beauté se quitte, s'oublie sur le champ, meurt à un autre commencement, et elle n'en connaît ni l'issue ni la source. Elle avance gorge nouée au silence, éblouie, fracassée par l'issue qui recule, inépuisée, impalpable, et ce qui l'abat, l'élève tout autant.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;D. Sampiero&lt;/strong&gt;, extrait de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Sainte horreur du poème&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
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