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lundi, 14 juillet 2008

Nuit, paupière

La nuit n'est peut-être que la paupière du jour.

Omar Khayyâm

vendredi, 11 juillet 2008

Ame, libellule

Les âmes, libellules de l'ombre...

 Victor Hugo.

mercredi, 12 septembre 2007

Ici s'élèvent les âmes...

Je viens de revoir le montage vidéo de cette installation d'art contemporain (===> là en haut à droite), initiative de mathilde à laquelle elle m'a proposé de prendre part.. Vous pensez bien si j'ai accepté ! En plus, elle m'a demandé si je pouvais écrire quelques petites choses concernant les âmes, pour ajouter à la sélection qu'elle avait déjà faite par ici et puis par là aussi. Je revois les moments passés à préparer, organiser, installer, accueillir, expliquer l'intention.. Un apaisement est ressorti de cette expérience. Sensation de calme, de paix.. Un havre, oui, c'est ainsi que la plupart des visiteurs ont qualifié l'endroit. La météo n'était pas clémente, au départ.. et puis, une nouvelle dimension apparut grâce au soleil filtrant au travers des vitraux.. Couleurs pastels sur la moquette, mouvant au gré du temps, jeu de lumières sur les différents élements, sur les gens.. L'installation adoptait son propre mouvement, s'appropriait les lieux, gouvernée par quelques rayons solaires.. Ephémère apparition, délicate sensation...

Et maintenant, mathilde, elle a réalisé son premier court-métrage, en Norvège, elle le parle, d'ailleurs, le norvégien.. Si si... Ame à suivre !

(si tu remontes sur l'esca-beau, je viendrai pour le maintenir stable.. il serait dommage de rater les nuages..)

Oh, et puis si vous voulez en savoir plus, z'avez qu'à cliquer !

samedi, 08 septembre 2007

L'âme, aigrie, se ment

 

(extrait - 2005)

 

(sur un air d’Angel, extrait de Mezzanine, Massive Attack)

 

    On a du mal à dire écrivaine, pourtant elle a pas mal de cris qui lui restent dans les veines. Elle souffre autant que son homologue masculin, sa vie est autant maculée d’encre et vingt ans ne suffiront pas à sa main pour coucher tous ces mots sur le papier.. Encore faudrait-il qu’ils trouvent le sommeil, pour les coucher, encore faudrait-il avoir quelques histoires à leur raconter, pour les endormir, les hypnotiser, leur faire avouer leurs plus profonds secrets.. laissons le poing se délier et la pointe gratter le papier  laisser les virgules et les points faire la police, laissons la typographie mener l’interrogation ; attention au procès-verbal pour excès de paraphrase.. marquer un arrêt au point d’exclamation, donner explication pour éviter un retrait de deux points.. ne pas prendre de sans-interligne, au risque de piétiner..

 

    La mise en pieds reste l’apanage de l’élite, je nage parmi les vers, entre les litres, j’explore mon existence à cœur ouvert, opération délicate et sans anesthésie, je ne crains pas les paparazzi ni leur paperasse moisie avant d’être consommée, qui n’hésitent pas dans leurs torchons à trier le linge sale de nos célébrités.. il m’aurait fallu hériter d’une notoriété parentale, pour intéresser la presse à scandale, je ne suis que fille d’ouvrier et de mère au foyer, deux individus qui ont fait de leurs enfants les propres artisans de leur vie, sans les manœuvrer à mauvais escient, sans leur imposer aucun remord ni regret de ce qu’ils ont sacrifié.. pas de quoi faire la couverture glacée d’un magazine, quand on est passé par l’usine pour payer son loyer.. 

    [...]

vendredi, 06 octobre 2006

Victime d'une âme sensible

(juin 2004 - extrait)

    [...]

    Jamais je n’aurais pu imaginer de tomber nez à nez avec mon reflet.. oh il est pas là, dans le miroir, c’est dans un écran que je l’ai croisé, mais y a pas eu besoin de briser la glace, on squattait le même iceberg, la même partie immergée, partis tous les deux pour se noyer dans la mer Egée, le cœur inondé de drames différents, mais le même goût de sel dans toutes ces larmes pas encore versées, la sonnette d’alarme hors d’usage, le virage déjà raté ; embarqués pour le même voyage on n’avait pas le même compartiment, rien à comparer, sauf peut-être le nombre d’heures affiché au compteur ; ; on n’avait pas le même paysage, de toute façon on pouvait pas le voir, trop occupé à constater le triste reflet dans la vitre, le regard vitreux trop vite tourné vers le passé, assis dans le sens inverse à la marche, on avait le mal des instants présents, des souvenirs pas encore créés, d’une vie à peine rêvée..

    On s’asseyait sur une marche d’escalier, et puis on rampait au lieu de grimper ; on attrapa des crampes parce qu’on ne s’était pas tiré à temps, attiré comme l’éphémère vers l’incandescent, les ailes à peine écloses et déjà cramées.. on va pas passer sa vie à faire du macramé avec ce qu’il en reste, on va pas massacrer nos dernières chances d’être aimé à ruminer son malheur en cachette, surtout ne pas vider le grenier avant d’avoir emménagé,  et si on se souvenait des paroles de nos grands-mères, plutôt que d’user tous les jours une grammaire abusée des tournures employées à l’insu de son plein gré.

    [...]

L'âme aux râles

(mai 2004 - extrait)

 

    C'est dans l'air du temps , c'est comme un appel d'air.. l'adulte erre vers demain enfermé par ses désirs les plus refoulés.. jusqu'à tendre vers l'appel de la chair au détriment de la chère et tendre.. les courbes remémorées, les gestes réinventés, au gré du passé encore présent.. cette alchimie des corps, chimère trop fière d'être rappelée à notre bon souvenir, qui a senti le vent venir, dévoiler le corps gonflé d'une chaleur ramenée à la surface ; on ne veut pas perdre la face mais la saveur n'est pas assez amère pour rester de glace, on poursuit sans relâche la moindre goutte de sueur, suave liqueur qui roule sur le corps tant convoité et conduit aux cavités coupables de trop de gravité ; irrésistible appel des profondeurs pour mieux parvenir au sommet, où le plaisir éclate et fond comme neige au soleil dans une langueur sans pareil qui se voudrait éternelle.. Je regarde les nuisettes accrochées au portant, que je croyais ne plus porter avant un certain temps? ce voile qui dénude un corps plus qu'il ne l'habille, au clair d'une lune entr'aperçue. On se glisse sans scrupules dans le vice ; sous couverture de se rendre service on se délivre du supplice des heures passées sans ce plaisir échangé, les habits s'évaporent tandis que les pores se dilatent. L'insoumise rougit sans fausse pudeur. La nuit se pare sans détour de ses plus beaux atours, d'une odeur de communion, de murmures rappelant la confession, de souffles sans bougies, et sans bouger la nuit revêt son aube sur les corps endormis.

    [...]