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lundi, 07 avril 2008

IKéBANA n°1 : « Un pauvre gus qui erre à la recherche de ton dernier soupir »

Un jeu proposé par un certain MR BROWN, qui consiste à ouvrir un dictionnaire au hasard, et prendre les mots de la double page pour en faire un texte. Dans le désordre, déclinés et/ou conjugués, l'invitation est lancée, j'y réponds ainsi :

   Le Petit Robert : guillotiner  => gynandromorphisme

IKéBANA n°1 : « Un pauvre gus qui erre à la recherche de ton dernier soupir »

Ah lala quelle gymnastique pour se glisser dans cette vieille guimbarde, faut avoir de la guimauve à la place des os, c’est pas possible autrement..

Et tout ça pour animer encore une soirée pourrie dans une vielle guinguette paumée dans un bled connu de personne sauf du guitariste, c’est bien notre veine !

64165009.jpgHeureusement, j’entends Keren Ann : « Lay your head down in my arms »… J’la laisserai bien reposer dans ses bras oui.. arrêter cette vie guindée, qui ne rime à rien, de salles des fêtes en MJC et autres centres socio quelque chose.. m’en fous d’faire guincher les vieux des cités, les papys avec leurs vieilles guimpes, les mamies qu’ont ressorti leurs guipures, tout ce petit monde dansant de guinguois, simulacre de leurs belles années.

 

Ah ce coup-ci c’est dans un gymnase, qu’on va jouer.. un peu de gymnastique musicale.. Et si il fait pas trop mauvais on aura qu’à organiser un Gymkhana, histoire d’en achever quelques-uns.. Bah oui, c’est pas humain de laisser ces gens agoniser pendant des années.. Rooo, j’plaisante, prenez pas cet air offusqué..

1608152794.jpgJ’crois que j’vais devenir gymnosophiste.. plus besoin de me prendre la tête pour les costumes, jouer naturel, revenir aux sources.. Devenir plus spirituel, ou plus spiritueux surtout,  histoire de.. d’oublier un peu.. devenir un artiste de la gustation viticole, me mettre à la guzla ; partir, au milieu de nulle part, enfin encore plus au milieu que maintenant, avec ma guitoune, parler à la nature, pousser des cris gutturaux pour effrayer les noctambules, me faire la peau aussi dure que de la gunite, pour résister aux intempéries, projeter sur l’écorce des arbres environnants les soirs de pleine lune l’ombre d’une guivre, pour faire peur aux braconniers insomniaques..

Je ressemblerais à une plante gymnocarpe, au fil des années mon bras se transformerait en guisarme, grâce à laquelle je pourrais m’accrocher aux troncs, chasser l’écureuil, récupérer ses provisions. Ecrire aussi, des mots corsés, l’âme écorchée, graver l’écorce, guillotiner mes a priori, mes idées reçues et mes apparences.. enrouler mes idées les plus noires en guirlandes autour des branches, et les laisser crever sous le coup des becs carnassiers. Les plus belles, je les recouvrirai de gutta-percha, pour les protéger des intempéries de mon esprit.

2087991669.jpgJe guiperais des gymnotes, pour m’alimenter le cerveau en électricité, pouvoir crier eurêka plus d’une fois par jour. Je n’en ferai qu’à la guise de Dame nature. Je ramasserais du bois, construirai un guindant, y accrocherais une guinée, et me ferai une voile, pour voyager vers les étoiles, Je la guinderais, qu’elle brille de mille feux et fasse jaser les astres les plus chatoyants ; je jouerais du guindeau, histoire d’aller encore plus haut, et jetterai l’ancre aux oubliettes. Je me ferais guillotineur des têtes brûlées, je passerais le guipon sur mon passé, je mettrais mon âme à nu, comme une gymnosperme émue. Je me ferais du guppy de sansonnet avec les quelques guldens qui traînent dans ma poche depuis trop longtemps. Je me fabriquerais un guipoir, torsader jusqu’à l’agonie une tentative de vague à l’âme. Un appareil gustatif, pour percevoir jusqu’à l’infini le goût de toi dans chaque parcelle d’air. Je mettrais des coques de noix vides pour récupérer chaque goutte de pluie , aussi suave qu’une larme de guyot et enverrai des baisers sucrés à ton souvenir, aussi ancien que le günz. J’apprendrais à mon cœur l’art de la guzla, pour lancer vers toi les plus doux sanglots.

Je me prendrais pour un gymnasiarque, et dirigerais les acrobates des sous-bois, les buissons et les rondins feraient d’excellents obstacles, la forêt prendrait son air le plus gymnasial, un saule pleureur me prêterait ses cordes pour grimper à ton sommet. Mes poumons s’élargiraient, grâce à cette hygiène gymnique, et pourraient stocker encore un peu plus de toi à chaque inspiration. La gustométrie de ta peau n’aurait jamais été aussi haute.

Mais tu es partie il y a bien longtemps.. Je ne suis plus qu’un mollusque atteint de gynandromorphisme, je ne suis plus qu’un père privé de descendance, un pauvre gus qui erre à la recherche de ton dernier soupir.

 

dimanche, 18 novembre 2007

Concours de mots

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16:33 Publié dans cultiver | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, écriture, mot | | | |  Facebook

samedi, 08 septembre 2007

L'âme, aigrie, se ment

 

(extrait - 2005)

 

(sur un air d’Angel, extrait de Mezzanine, Massive Attack)

 

    On a du mal à dire écrivaine, pourtant elle a pas mal de cris qui lui restent dans les veines. Elle souffre autant que son homologue masculin, sa vie est autant maculée d’encre et vingt ans ne suffiront pas à sa main pour coucher tous ces mots sur le papier.. Encore faudrait-il qu’ils trouvent le sommeil, pour les coucher, encore faudrait-il avoir quelques histoires à leur raconter, pour les endormir, les hypnotiser, leur faire avouer leurs plus profonds secrets.. laissons le poing se délier et la pointe gratter le papier  laisser les virgules et les points faire la police, laissons la typographie mener l’interrogation ; attention au procès-verbal pour excès de paraphrase.. marquer un arrêt au point d’exclamation, donner explication pour éviter un retrait de deux points.. ne pas prendre de sans-interligne, au risque de piétiner..

 

    La mise en pieds reste l’apanage de l’élite, je nage parmi les vers, entre les litres, j’explore mon existence à cœur ouvert, opération délicate et sans anesthésie, je ne crains pas les paparazzi ni leur paperasse moisie avant d’être consommée, qui n’hésitent pas dans leurs torchons à trier le linge sale de nos célébrités.. il m’aurait fallu hériter d’une notoriété parentale, pour intéresser la presse à scandale, je ne suis que fille d’ouvrier et de mère au foyer, deux individus qui ont fait de leurs enfants les propres artisans de leur vie, sans les manœuvrer à mauvais escient, sans leur imposer aucun remord ni regret de ce qu’ils ont sacrifié.. pas de quoi faire la couverture glacée d’un magazine, quand on est passé par l’usine pour payer son loyer.. 

    [...]

vendredi, 27 avril 2007

Ecrire pour être lu

medium_edito.jpgÉCRIRE POUR ÊTRE LU
par Marie Lamarre

L’écriture est le plus beau présent qui puisse être offert. Il constitue la notion même du partage. Un partage créatif, intellectuel, émotionnel.

L’écriture est pourtant moindre sans la lecture.

Je change d’avis.

La lecture est le plus beau présent qui puisse être offert…

 

ÉCRIRE POUR ÊTRE LU

 

Chaque récit ne vaut pas nécessairement la peine d’être lu par tous et chacun. À quoi bon se rendre au bout d’un divertissement qui ne nous apporte rien? Une perte de temps, en somme. Et puisque les tablettes de votre détaillant de littérature favori regorgent de titres, pourquoi ne pas aller directement au but?

 

Ces auteurs qui écrivent la romance et la fiction admettront qu’ils ne peuvent toucher qu’une quantité variable de gens. La qualité, donc l’appréciation des lecteurs, semble l’objectif logique à vouloir atteindre.

 

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mardi, 26 décembre 2006

Concours à sensation !

medium_Montagne_2005.jpgPassionné(e)s de montagne et d'écriture, rendez-vous sur le site de Gem lire, qui organise un concours de nouvelles sur le thème du vertige, de la sensation, en rapport avec la montagne !

A vos piolets-claviers !

Festival de romans


   

Je participe au concours du festival de Romans
ehhhhhh oui !

lundi, 18 décembre 2006

Le magazine des livres vs Le matricule des anges

medium_couv078.jpgDans le premier est un article consacré aux deux millions de Français qui "écrivent et aspirent  à la publication de leur chef-d'oeuvre". Comme le faisait remarquer Mike, dans sa note sur "Le magazine des livres", un article un peu décourageant où il est encore une fois montré l'impuissance des éditeurs à réguler le flot de manuscrits qui leur parvient jour après jour, bons ou mauvais ils ne peuvent le dire faute de temps pour tout lire.. Même s'ils disent qu'il ne faut pas cesser d'écrire et d'envoyer, il est toujours possible de rencontrer le talent au coin d'une page.. Léger paradoxe..

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dimanche, 26 novembre 2006

Imagination (épisode 1)

medium_nuit.jpgIl s'imagina, lorsque ces deux filles électrisantes et éclectiques l'invitèrent à passer la soirée avec elles, qu'elles avaient une idée en tête à tête bien tentante. Un regard en biais, un sourire en coin, et le voilà parti à s'ouvrir un horizon dénué de raison, plein de fantasmes jusque là mis en exergue, et les sens exacerbés..

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samedi, 25 novembre 2006

Salon des éditeurs associés

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Sur le site zazieweb, Littératures et illustrés : des éditeurs font fêtes ! Les éditeurs associés, association de loi 1901, a pour but de favoriser la collaboration entre petites structures éditoriales en vue d’améliorer leur représentation. Ces petites structures fonctionnent sur l’énergie d’une ou deux personnes qui assument souvent toutes les fonctions de la chaîne éditoriale. C’est cette particularité qui sera mise en avant lors des actions menées.

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dimanche, 22 octobre 2006

Lire à Brive, ça ragaillardit

medium_foiredulivre.jpgDans le magazine Lire du mois d'octobre (oui on en touche presque la fin, je sais), se trouve un supplément concernant la 25ème Foire du Livre, à Brives-la-Gaillarde, les 3,4, et 5 novembre 2006.

La Foire du livre de Brive, c'est un rendez-vous populaire autour du livre, pour le livre, et ses amoureux, ses créateurs, et j'en passe, et des meilleurs.

C'est surtout la rencontre entre des écrivains et leurs lecteurs, entre des hommes des femmes et leurs auteurs. Qui appartient à l'autre ? Qui dépend de l'autre ? Nul ne le sait, mais une chose est sûre, ici aussi le livre se fait lien, vecteur de paroles. Comme je le disais dans une note précédente, l'écrit amène l'oral.

Je remercie les nouvelles technologies, qui peuvent si bien allier réel et virtuel, abstrait et concret. Encore une fois Internet nous montre que, si on lui demande, il rassemble...

Informations sur http://www.foiredulivre.net/

vendredi, 06 octobre 2006

Il, à l'envers, elle (première partie)

(extrait, juillet 2006) 

 

« Il tourne, se retourne,

tourne en rond, tourne alentour..

à l’endroit, à l’envers,

allant vers elle..

 

Elle l’attend, à l’entournure,

elle se tend, elle prend tournure..

elle tourne autour, il la voit nue,

tous ses atours, il tombe des nues..

 

Elle dévêtue, vétuste souvenir,

décents dessous, et lui dessus,

devenir sourd aux bruits de la rue..

il ferme les rideaux,

comme elle fermait les yeux sur la jouissance à venir..

le plaisir s’élançait au delà de la peau,

 

Devenu sire, elle ingénue,

lui à genoux, fou de désir..

la reine offerte tient les rênes,

l’arène lui offrit la défaite.

 

Plaidoirie d’insatisfaits,

plaies ouvertes,

doigts de fées recroquevillés..

 

Lassé du jour, il défait sa vie,

 

longs soupirs, et puis silence..

L'image, innée

(extrait - juillet 2006)

     Je veux un endroit inconnu de tous, inconnu des lois, je veux un endroit connu de lui seul, de lui seul et de moi.. un lieu sans gravité, où les mots tombent, sans hécatombe, censure, sûr et certain d’être entendus, en temps et en seconde, faits pour s’étendre, sans s’éteindre, faits pour surprendre, peut-être étreindre.. mots pour peindre, se prendre, sans aucun mais, sans se méprendre, apprendre à voir, à sentir, à toucher, avec détachement, mentir, sans tâcher l’histoire, mourir, ému.. aimer dans le noir, dans l’espoir d’y voir clair, dans l’espace, sans y croire.. à chaque jour suffit sa gêne, à chaque homme suffit sa haine..

    [...]

Apôtres de l'apothéose

(extrait - mars 2005)

 

Comment exprimer un mélange d’émotions, comment libérer quelque chose qui s’accroche aux viscères, qui fait mal quand on essaie de l’enlever, qui amenuise au fil du temps votre aptitude à vous adapter.. ou alors c’est le vide.. vous avez beau chercher quelque chose, un repère, un mode d’emploi.. non, y a rien.. quand on se réveille, on hésite à se lever, on sommeille, on hésite à se rendormir.. on se dit qu’il faut se lever, mais pourquoi faire, et pourquoi est-ce obligatoire, conventionné.. et après..  que je me lève à 10h ou à midi.. ça gênera qui.. ça changera quoi.. au bout d’une heure, on se lève, un peu par la force des choses.. parce qu’il faut bien se nourrir.. parce qu’il faut se laver, ne pas se laisser aller, et si jamais quelqu’un venait.. effectuer les gestes quotidiens, non sans une certaine difficulté, une douche éprouvante au point de s’asseoir dans la cabine, et laisser l’eau heurter votre nuque d’un rythme régulier, apaisant, consolant, presque aimant... Laisser l’eau glisser  ensuite sur le dos, sur le ventre, malgré les jambes repliées.. fermer les yeux, laisser couler l’artificielle cascade, laisser tomber la façade, perdre la face, face à soi-même, ne plus se mentir, ne plus mentir à son corps, en manque de caresses, ne plus mentir à son cœur passionné en détresse, faute de pouvoir se livrer, sur un plateau où on peut ouvrir ou pas le rideau, se délivrer de son fardeau, devant des milliers de bouches en forme de « o ». Ce rideau blanc comme l’innocence, comme la pureté, plus blanc que blanc, lavé avec le Nouvel Ariel, rideau blanc de n’être jamais ouvert par des mains, par des humains, lavage de cerveau en  machines, péchés lavés à coups de larmes, visages dégoulinant de bonnes intentions, attention à la marche, ah non, c’est pas la même émission, pardon.. s’étaler sur le plateau, en long, en large, et en public.. gros plans sur les yeux brillants, la tête levée vers l’écran, comme attendant un miracle, le chemin du purgatoire au paradis.. deux apôtres pour passer d’un côté à l’autre, recueillir les confidences, faire monter les parts d’audience avec de longs silences.. on ouvre ? on ouvre pas ?

 

Allez  j’ouvre le rideau, fini la douche, l’eau calcaire abîme la peau..

 

 

 

[...]

Avide pas sage

(extrait - fin 2004)

 

 

 

Un bonheur de passage, un homme pas très sage de l’autre côté attend un signe de ma part pour s’allonger à mes côtés, laisser glisser quelques minutes sur ma peau, le temps passe, mais il ne reste pas..

 

Un homme se baisse pour encore renouer ses lacets encore défaits, et sait déjà qu’il se relèvera, les yeux injectés, le cœur éjecté, le sang aux tempes qui bat la même mesure à chaque fois que se rouvre la blessure. Le disque est terminé ; pourtant il marche encore dans son sillon. Le micro ne marche pas, la sono déconne, encore… l’alternatif, ça use un corp

 

La raison me dit de tout abandonner, de tout laisser sur place, libérer le passage pour avancer.. un présage m’a dit que c’était lui, un beau paysage ne vaut rien si l’on est seul à le voir.. 

 

« - Ça n’est pas en se regardant dans un miroir qu’on peut se consoler, en se mirant dans son reflet on ne fait que s’isoler. On cherche  une solution, mais la réflexion n’avance pas, s’arrête au constat. Miroir, O mon beau miroir, dis-moi qu’elle est la plus belle.. mais il ne renvoie que l’envers du décor, le corps en travers de la voie, les maux qui restent sans voix, en travers de la gorge. Il absorbe un temps la souffrance, puis la renvoie de toutes ses forces, pour repartir en errance. Le visage est trop pâle dans un miroir sans tain, l’écran éteint, on tente de reprendre une vie normale, faite d’onomatopées, on continue de tâtonner.  Le reflet contemplé est le temple du con en arrêt.. »

          Si je regarde bien, l’un a refermé la porte, l’autre regarde par le trou de la serrure, si j’écoutais les voix de la sagesse, je passerai mon couloir, vers d’autres portes pas encore enfoncées.. mais je n’ai jamais été capable d’être raisonnable, j’ai toujours marché sur un câble trop tendu, prêt à rompre, sans que jamais ma vie ne s’interrompe.. les souvenirs s’estompent, la douleur reste, la douceur glisse vers les gens heureux ; lasse de jouer sans cesse les seconds rôles, je m’enrôle dans la solitude et m’y complais, sans cesse en quête du meilleur je ne rencontre que son meilleur ennemi, j’aspire à quelques gestes tendres et vais m’étendre seule tous les soirs..

Rêve, errance

(extrait - juin 2004)

 

 

 

[...]

 

Balzac a bien réussi à faire un roman du chagrin qui lui collait à le peau, mais moi j’ai pas envie d’en faire mon pain quotidien, j’préfère manger mes tartines en lisant l’hebdo du coin, avec le café qui fume et le cerveau bien calé dans les derniers potins… le bulletin météo qui sort du poste de radio n’est pas fameux, effectivement là-haut c’est pas radieux.. si j’vais pas au boulot, vais encore manger des radis, mais ça j’l’ai déjà dit.. c’est pour quand le paradis sans préavis..  dehors j’ai peur de me faire télescoper par les visions d’horreur consternant  nos petits écrans devenus grands, dedans ça m’fait pleurer tellement c’est laid..

 

Le don de soi si vite repris, le son de ta voix presque oublié ; elle redevient froide ma vie, comme les nuits dans le désert, comme un jour glacé d’hiver.. même si y avait eu du soleil aujourd’hui, y avait personne pour cligner des yeux avec moi, il y a quelques nuages, mais personne pour me dire : « regarde, on dirait une licorne, celui-là! »

Les pages du livre sont cornées d’avoir été autant maniées, au risque de perdre les manières de l’art. C’est bien joli de savoir tourner une phrase, c’est quand même mieux de rester en phase avec sa vie..

 

[...]