jeudi, 19 mars 2009
Ce qui est précieux (Le combat ordinaire, tome 3)

Toujours aussi remarquable, cette histoire, pourtant universelle, mais écrite et dessinée avec une belle sensibilité. Le héros poursuit ses questionnements, sa quête d'identité, mais surtout sa quête de sens.
Et les réponses qu'ils cherchent ne sont pas forcément chez le psy qu'il consulte depuis pas mal d'années maintenant. Peut-être se cachent-elles ailleurs, plus près, dans ce qu'il y a de plus simple, le moins évident à voir, vraiment.
Donner un sens à sa vie, c'est d'abord la vivre. Et son père, avec sa collection de bouchons, et ses carnets remplis de notes anodines, chaque jour, ou presque, avait peut-être compris, que la vie n'est pas si loin qu'on le pense. Qu'elle est peut-être simplement dans ce qui nous entoure. Un nid en construction, un rayon de soleil filtré par les branches d'un arbre en fleurs, porter son fils sur ses épaules.
Parce qu'avoir un enfant, ce n'est pas que des soucis...
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lundi, 22 septembre 2008
Bio-top ! mais trop court

NaaAAaAAaaaaaAAAaAaaN !
C'est fini ! Deux tomes, et hop, plus rien... Pffff.. D'accord, on dit "les histoires les plus courtes sont toujours les meilleures", mais on dit aussi "plus c'est long, plus c''est bon".. Un tome ou deux en plus, ça n'aurait rien gâché. C'est comme un roman qui nous absorbe tout entier et nous rejette violemment au moment où l'on s'y attend le moins, c'est-à-dire à la fin, cette fin qu'on ne voulait pas voir arriver. Comme la nature, qui parfois préfère l'autodestruction à la mutilation humaine. Cette nature qui reprend ses droits, et surtout celui de vie ou de mort. Sur elle-même, et donc sur les hommes..
Comme j'aime cette citation : "l'homme est un loup pour l'homme". Notre pire ennemi, bien souvent, n'est autre que soi-même....
N'est-ce pas Commissaire Toussaint...
Note : 08/10
15:46 Publié dans contes rendus | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, bande dessinée, biotope, appollo
dimanche, 21 septembre 2008
Bio-top !

Mot de l'éditeur :
Trois flics noirs, deux hommes et une femme sont envoyés sur Biotope, une planète écologiquement protégée pour enquêter sur un assassinat. Une fois arrivés à la base, ils sont accueillis par des scientifiques particulièrement peu coopératifs et ont interdiction de sortir pour ne pas risquer de modifier l’écosystème. Commence alors une enquête difficile au milieu d’une base hostile dans une ambiance seventies extrêmement jouissive.
AAAAAaaAAAAaaH ! Je veux la suite ! C'est trop de suspens !
J'adore les différentes personnalités des membres de l'équipe chargée de l'enquête, le commissaire Toussaint qui fume partout sauf là où il a droit, qui déteste la nature, Eunice qui envoie bouler Eugène Leblond, qui s'envoie en l'air avec Aristide pendant que l'enquête stagne, histoire de passer le temps. Bref, une équipe décalée dans une atmosphère complètement déglinguée. La nature apaise ? Pas si sûr...
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vendredi, 29 août 2008
L'oeil était dans la tombe

Patrick Vaille, jeune chef d'entreprise à qui l'existence semble réussir, vit néanmoins dans le souvenir encombrant d'un père aimé-détesté, Jacques, personnage médiatique au caractère très marqué, et dont il assume très difficilement la mémoire. Aussi, lorsqu'un maître-chanteur menace son épouse de révéler des photos compromettantes pour la figure de ce père décidément envahissant, le jeune homme passe à l'action et tue le maître-chanteur, dans des circonstances sordides. Le premier pas d'un terrifiant engrenage criminel... et la première surprise d'un scénario riche, tendu et particulièrement fertile en rebondissements.
Je ne m'y connais pas assez en BD pour apporter une critique très pertinente, c'est donc en amateur que j'en parle. En effet le graphisme est particulier, et donne aux visages une certaine intensité, notamment les yeux. L'histoire est assez convenue, la sensation de déjà-vu s'impose. L'aveugle qui apporte sa contribution n'est pas sans rappeler un certain film, le père abusif et la mère suicidée par défenestration n'apportent pas non plus l'originalité espérée. Je fus assez perplexe face aux quelques raccourcis que l'auteur a pris (est-ce inhérent à la BD ?), éludant bon nombre de faits et gestes, de pensées, l'évolution d'un esprit plus que malade. Cela dit, j'ai pris un certain plaisir à lire cet ouvrage. Un je ne sais quoi d'attirant, d'envoûtant, le dessin sûrement, qui pardonne les maladresses de la narration.
Et puis, ce titre, extrait d'un vers de Victor Hugo : "L'œil était dans la tombe et regardait Caïn." Il fallait oser.
Note : 06,5/10
13:27 Publié dans contes rendus | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, bande dessinée, de metter, l'oeil était dans la tombe
vendredi, 08 février 2008
Idées reçues sur le manga
1 - Tous les mangas sont violents.
> Non.
Le terme japonais manga - littéralement: «images illusoires» - définit la bande dessinée en général et non un genre en particulier. Le dessinateur, lui, est un mangaka. Il travaille en équipe sur des séries prépubliées en feuilleton dans des magazines dont le tirage global atteindrait 1,5 milliard d'exemplaires par an. Les mangas touchent tous les âges, toutes les catégories socioprofessionnelles, et traitent des thèmes les plus larges: arts martiaux, religion, football, ping-pong, érotisme, rock, courses de chevaux, cuisine... L'amalgame «manga égale violence» date de la diffusion de Goldorak, Dragon Ball et autres japanisations(dessins animés) dans Récré A2 puis dans le Club Dorothée, à partir de la fin des années 1970. «Les mangas qui s'adressent spécifiquement aux adolescents, comme Dragon Ball ou Naruto, sont souvent les plus agressifs, précise Julien Bastide, coordinateur de l'exposition Manga Building et auteur d'un Guide des mangas. Ils fonctionnent comme des récits initiatiques classiques. Les personnages ont des super-pouvoirs et traversent des épreuves.»
La suite ici
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mercredi, 24 octobre 2007
Borgia T.1 "Du sang pour le pape"
auteur: Jodorowsky
Dessins: Manara
Série: Borgia (genre: Historique, érotique)
Quand le maître de la bande dessinée érotique Manara (Kama Sutra, l'art de la fessée) rencontre l'auteur mysthico déjanté Jodorowsky ça fait mal...
Les deux artistes s'adonnent dans cette série à leurs obsessions respectives: Pour l'un l'érotisme torride, pour l'autre la religion. Ces deux thèmes ne pouvaient se rejoindre que dans cette période sulfureuse de l'Histoire, la fin du quinzième siècle où les papes décadents de Rome étaient polygames et assoiffés de pouvoir.
A la fin du 15ème siècle le pape Innocent VIII agonise et les remêdes (transfusion de sang de jouvenceaux et lait tété au sein d'une jeune mère) de son dévoué ami le cardinal espagnol Rodrigo Borgia ne suffisent pas à le guérir. Il finit par mourir...
Dés lors les cardinaux vont multiplier les intrigues pour succéder au Pape. Tous les moyens sont bons (assassinat,prostitution, corruption) pour l'ambitieux et diabolique cardinal Rodrigo Borgia pour acquérir la fonction papale pour assurer à sa nombreuse progéniture (il a deux garçons et une fille "Lucrèce") la fortune et le pouvoir.
Une bande dessinée "historique" très violente et sulfureuse" pour adultes avertis uniquement.

AGENT BEN.
08:10 Publié dans bulles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, Bande dessinée, Jodorowsky, Manara, Borgia












