dimanche, 25 novembre 2007
Le Paradis blanc
Il y a tant de vagues et de fumée
Qu'on arrive plus à distinguer
Le blanc du noir
Et l'énergie du désespoir
Le téléphone pourra sonner
Il n'y aura plus d'abonné
Et plus d'idée
Que le silence pour respirer
Recommencer là où le monde a commencé
Je m'en irai dormir dans le Paradis blanc
Où les nuits sont si longues qu'on en oublie le temps
Tout seul avec le vent
Comme dans mes rêves d'enfant
Je m'en irai courir dans le paradis blanc
Loin des regards de haine
Et des combats de sang
Retrouver les baleines
Parler aux poissons d'argent
Comme, comme, comme avant.
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samedi, 14 avril 2007
La confusion
C’est l’histoire, le temps d’une machine à sécher le linge, d’une situation
qui se dégrade
d’une robe rouge, d’une tringle et d’un triangle
D’un frère et d’une sœur qui ne sont ni frère ni sœur ni amis ni amants
ou tout cela à la fois
C’est l’histoire d’un beau-père qui porte un beau prénom.
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vendredi, 13 avril 2007
Le temps écoute
Je vous invite à lire cette note, une invitation au voyage.... :
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mardi, 13 mars 2007
Tu me tues (Axel Bauer)
J’aime jouer au gêneur
Et toi à l’ingénue
C’est même ça qui nous a plu
Au début, alors il a fallu
Expédier en douceur
Les troupeaux de censeurs
Qui veulent me voir pendu
Et des grappes de sangsues
Agrippés à ton cœur
C’était assez ardu
Mais on avait l’ardeur
On s’est porté au nu
Au fond des ascenseurs
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jeudi, 25 janvier 2007
Eloge de la paresse
Vous me dites, Monsieur, que j'ai mauvaise mine,
Qu'avec cette vie que je mène, je me ruine,
Que l'on ne gagne rien à trop se prodiguer,
Vous me dites enfin que je suis fatigué. Oui je suis fatigué, Monsieur, et je m'en flatte.
J'ai tout de fatigué, la voix, le coeur, la rate,
Je m'endors épuisé, je me réveille las,
Mais grâce à Dieu, Monsieur, je ne m'en soucie pas.
Ou quand je m'en soucie, je me ridiculise.
La fatigue souvent n'est qu'une vantardise.
On n'est jamais aussi fatigué qu'on le croit !
Et quand cela serait, n'en a-t-on pas le droit ? Je ne vous parle pas des sombres lassitudes,
Qu'on a lorsque le corps harassé d'habitude,
N'a plus pour se mouvoir que de pâles raisons...
Lorsqu'on a fait de soi son unique horizon...
Lorsqu'on a rien à perdre, à vaincre, ou à défendre...
Cette fatigue-là est mauvaise à entendre ;
Elle fait le front lourd, l'oeil morne, le dos rond.
Et vous donne l'aspect d'un vivant moribond... Mais se sentir plier sous le poids formidable
Des vies dont un beau jour on s'est fait responsable,
Savoir qu'on a des joies ou des pleurs dans ses mains,
Savoir qu'on est l'outil, qu'on est le lendemain,
Savoir qu'on est le chef, savoir qu'on est la source,
Aider une existence à continuer sa course,
Et pour cela se battre à s'en user le coeur...
Cette fatigue-là, Monsieur, c'est du bonheur. Et sûr qu'à chaque pas, à chaque assaut qu'on livre,
On va aider un être à vivre ou à survivre ;
Et sûr qu'on est le port et la route et le quai,
Où prendrait-on le droit d'être trop fatigué ?
Ceux qui font de leur vie une belle aventure,
Marquant chaque victoire, en creux, sur la figure,
Et quand le malheur vient y mettre un creux de plus
Parmi tant d'autres creux il passe inaperçu. La fatigue, Monsieur, c'est un prix toujours juste,
C'est le prix d'une journée d'efforts et de luttes.
C'est le prix d'un labeur, d'un mur ou d'un exploit,
Non pas le prix qu'on paie, mais celui qu'on reçoit.
C'est le prix d'un travail, d'une journée remplie,
C'est la preuve, Monsieur, qu'on marche avec la vie. Quand je rentre la nuit et que ma maison dort,
J'écoute mes sommeils, et là, je me sens fort ;
Je me sens tout gonflé de mon humble souffrance,
Et ma fatigue alors est une récompense. E t vous me conseillez d'aller me reposer !
Mais si j'acceptais là, ce que vous me proposez,
Si j'abandonnais à votre douce intrigue...
Mais je mourrais, Monsieur, tristement... de fatigue.
Robert Lamoureux
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dimanche, 26 novembre 2006
Imagination (épisode 1)
Il s'imagina, lorsque ces deux filles électrisantes et éclectiques l'invitèrent à passer la soirée avec elles, qu'elles avaient une idée en tête à tête bien tentante. Un regard en biais, un sourire en coin, et le voilà parti à s'ouvrir un horizon dénué de raison, plein de fantasmes jusque là mis en exergue, et les sens exacerbés..
10:35 Publié dans de mes nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : texte, nouvelle, écriture | | |
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