vendredi, 19 décembre 2008
Souffle
Je fais tout pour oublier, reléguer ces trois belles journées au fond du grenier à souvenirs, les cacher à ma mémoire, pour l’heure. C’est insupportable le bonheur, juste en souvenir. C’est insupportable de me réveiller, la nuit, le jour, sans un souffle à mes côtés. J’en ai déjà perdu un, cette année.
Les mots fatals ont été prononcés. Les mots qui reniaient les phrases passées. Elles ne sont plus jamais revenues. Alors je me suis tue. Un sursaut verbal. Et puis plus rien. A quoi bon. Je ne sais plus comment te dire…. Tu ne veux plus écouter…
La magie s’est arrêtée, c’était ton dernier tour. Tu avais déjà disparu.
Mon illusion. A prendre ou à regretter. J’ai pris. Comme d’habitude, j’y ai cru. Mais un magicien ne révèle jamais son secret.
Tu ne voulais rien de sérieux. Je ne voulais rien d’allégé.
Pas d’histoire, rien à inscrire dans le temps, rien à relire, rien à redire.
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lundi, 24 novembre 2008
Douce heure
"Douceur.
Douceur à l’aurore, le jour naissant nous observe, les sens à l’honneur s’éveillent. Des mots à oublier, des gestes à réinventer.
Le corps se redécouvre, s’ouvre, et se souvient.
Fuite en avant, corps renversés. Oublier le passé, pour un temps seulement. Un temps vaut mieux que des cieux gris-blanc.
Se souvenir du présent, à corps et à deux."
20:56 Publié dans de mes nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, nouvelle, absolu
jeudi, 13 novembre 2008
Ô mage (extrait)
Tu réalises les cris qui t’étouffent, te figent
tu tentes de faire bonne figure, gardes tout pour toi, ou presque, pour une fois
regardes autour de toi, et ne t’y retrouves pas, ne vois plus que l’immensité d’un ciel prêt à t’accueillir, et toi pas prêt à y aller.
13:59 Publié dans de mes nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, nouvelle, absolu, hommage
mardi, 04 novembre 2008
Déséquilibre
Juste un déséquilibre, apprendre à marcher sans béquille.. Quelques larmes roulent en entendant "l'poinçonneur des Lilas", un vague à l'âme sur les quais de Seine, la nuit. Toutes ces lumières qui scintillent, ce vent insolent de fraîcheur. La rue Mouffetard, pleines de rires, d’alcool, de drames latents.
Ta guitare entre ses mains, les cordes qui vibrent et mon âme aussi.
Des moments que je vais devoir écrire, absolument.
Comme une zénitude un peu triste. Comme un état d'âme mélancolisé.
Et le rire s'autorise à prendre le dessus, à devenir fou, à libérer le corps. A apaiser l'esprit.
Alors seulement on prend un peu de recul.. On regarde, ce qui se passe, on analyse, et on agit. On se remet doucement dans la vie. On s'en remet à la vie....
Et puis...
13:05 Publié dans de mes nouvelles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature, nouvelle, absolu
mercredi, 30 juillet 2008
Vole en éclat
"Le cerveau part en torche, mais y a plus de parachute, rien pour parer les silences, dans l’abyme y a plus rien qui résonne, pas même un vieil écho.. on donnerait cher pour un mot, pour un éclat de voix, mais c’est la vie qui vole en éclat."
Extrait de G. crie C. maux.
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dimanche, 20 avril 2008
Il dépérit - IKéBANA n°3
Il dépérit. En dépit de tous les tests de dépistage possibles, son corps se dépeuple petit à petit. Il n’en était nullement dépité, quand bien même sa peau se dépiautait lentement, douloureusement. Il sentait toutes les molécules de son corps en proie à la dépigmentation. Il n’en était pas pour autant déphasé. Ce sont les autres qui se dépêtraient de sa dépersonnalisation. Les autres qui souffraient de sa dépilation. Lui n’en avait cure. Au contraire. Il se sentait de plus en plus léger. Il se déphosphorait sans opposer le moindre effort. Ses veines dépiquaient le sang de ses vaisseaux, à leurs dépens, mais il laissait faire. Pourquoi les autres dépensaient-ils tant d’énergie à refuser cet état de fait ? Pourquoi s’obstinaient-ils à s’agglutiner autour de lui, sans arrêt, dépendants du moindre battement, cœur, paupière. Il devenait lisse comme une roche polie par un courant régulier, incessant. Que leur importait-ils alors, qu’il se dépenaille progressivement ? Ils semblaient vouloir empêcher toute fuite en avant, toute déperdition de chaleur, tels des manchots, sur la banquise. Il se sentait pris au piège, comme dans les mailles d’un filet à papillons.
Ils oubliaient que ça ne dépendait plus de lui. Le sort en était jeté.
Dépendants du moindre battement, cœur, paupière, du moindre battement d’elle. Partie, il s’envola, laissant à terre sa chrysalide. Dépigeonnage d’une vie. Plus aucune aile à l’horizon, à peine une plume, sur le balcon..
23:08 Publié dans de mes nouvelles, petits jeux entre amis (ou pas), Un jour, un texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, nouvelle, absolu, ikébana, mr brown












