Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 02 janvier 2009

Vertige

"Il appela en début de soirée, ne trouvant pas ses mots. Il se disait figé par le vertige, craignait ma déception, souhaiter déserter et rentrer à Lausanne. Sa peur avait un lien avec son désir, elle semait le désordre. Nous ne pouvions plus revenir en arrière, enserrés par ce que nous avions déjà construit."

Nina Bouraoui, Appelez-moi par mon prénom

mercredi, 20 février 2008

Poing mort

5a65bbb7fd153265dac169dd11488e12.jpg

Bon. Reprenons ce blog en main, il y a beaucoup de laisser-aller.. Voilà, on se retrouve enfoui sous une montagne de travail, et quand enfin on aperçoit une vallée, c'est le désert... Ah j'vous jure.. pour la peine, je vais vous parler (non pas de l'arme de demain), mais de Nina. Oui. Encore. J'y peux rien, elle a une écriture qui ne ressemble à rien (d'autre), autrement dit, qui ne ressemble à aucune autre.

"Je suis gardienne de cimetière. Je vis avec la mort et meurt d'ennui avec la vie. HAbituée au calme d'un curieux village bien hiérarchisé dans son tracé et sa composition, je fuis les veuves et les orphelins, l'effervescence et la complainte. Je ratisse, je tasse, je sème, j'arrose, je fleuris, je taille, j'embellis avec des moyens de fortune la terer des défunts pour le recueillement des vivants. Je suis la main invisible qui arrache l'aspérité et les travers, je calme la douleur en renvoyant l'image  colorée d'un plan de culture soigné. Je teins la miort en composant bien au-dessus d'elle et chasse en surface l'impression de disparition définitive."

Les présentations sont faites ! bienvenue chez la narratrice, sa vaste demeure dans laquelle les coeurs finissent d'exsuder leurs derniers regrets, impirment dans le bois leurs derniers désirs avant de s'effriter avec lui. Elle s'imprègne, la gardienne, de ses expirations palpables par elle-seule, se pare des couronnes mortuaires, s'enroule dans le voile de la Grande Dame en noir et parade à son bras. La mort est son domaine, son univers, son opium, son sang.

Lire la suite

dimanche, 25 mars 2007

La voyeuse interdite

C'est bien ce qui m'semblait. Je n'ai fait aucun compte rendu de "La voyeuse interdite" de Nina Bouraoui.. Pourquoi ne m'avez-vous rien dit ?

medium_la_voyeuse_interdite.2.jpgElle voit, elle entrevoit, elle aperçoit au travers de la fenêtre les travers de la société dans laquelle elle vit. Elle obderve, à travers les interstices des volets la vie qui s'est arrêtée, dans ces corps vides d'humanité. Elle regarde. Elle n'a pas le droit.

Pas le droit d'être vue, non plus. Surtout pas. De l'extérieur, ni de l'intérieur. Surtout pas par son père. Femelle qui saigne, impure, elle ne mérite qu'indifférence, mépris, et même violence.

 

Lire la suite

jeudi, 01 mars 2007

Francophonies

Dans le cadre de la semaine de la langue française, je réalise un petit "book" sur quelques auteurs francophones connus et moins connus.

Au fil de mes recherches, j'ai découvert deux auteures talentueuses :

- Ananda Devi, et son percutant "Eve de ses décombres"

- Nina Bouraoui, et son douloureux "La voyeuse interdite".

 

Je vous invite à découvrir l'écriture de ces deux femmes dans leurs romans hors du commun. Hop hop hop !