vendredi, 17 août 2007
L'heure du mal
Nous avons brûlé une sainte. Et on tuera tous les affreux. Rendez-vous à Pandémonium



11:20 Publié dans dis-nous des hasards | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, roman, pouy, vian, detambel
mardi, 14 août 2007
Pandémonium
" Pandémonium était devenu un confortable couvent dont la règle immédiate consistait dans l'obéissance à Joachim et la mise en agonie de toute vie sociale et de toute attache, en dehors de ce cercle étroit.[...] contre le reste du monde, de gré ou de force, en un rassemblement cohérent, massif, uniforme, tous orientés dans le même sens, équidistants, un vrai ban de poisson, avec ses mouvements synchronisés et brusques de goûts, de plaisir et de peurs."
Quelle histoire, mes aïeux ! C'est pas peu dire, d'ailleurs, mes aïeux.. Vu la concentration d'octogénaires et nonagénaires sous le même toit.. On a du mal à y croire, même, quand on les "entend" parler.. Un discours toujours gaillard, cynique, aux expressions encore bien vertes.. Les corps semblent défier l'autorité du temps qui passe. Certes, ils se cassent plus vite qu'avant, mais ils tiennent encore tous debout, enfin, sauf Donatien, le pauvre, qui a perdu la majorité de sa cavité cervicale lors d'un accident de voiture pour le moins suspect. Il passe donc ses journées, depuis trente ans, alité, connaissant quelques rares moments d'extase, matérialisés par un léger filet de bave, une larme si fine qu'elle n'a pas le temps de rouler vers l'oreiller. C'est peut-être le plus heureux, dans cet ancien hospice pour mourants. Le seul épargné par le poids d'un terrible secret. Par le poids d'une culpabilité vieille de 40 ans.
11:50 Publié dans contes rendus | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature, roman, detambel, pandémonium
lundi, 09 avril 2007
La verrière
Ce qui vient de me frapper, en reprenant le livre quelques jours après l'avoir refermé, c'est qu'il n'est nulle part fait mention du prénom de l'héroïne-narratrice.. On ne la connaît qu'à travers son "je", à travers cette verrière aussi. Elle en fait sa frontière d'ailleurs, entre le monde hostile et la découverte d'un autre, entre le rien et l'éternité..
12:10 Publié dans contes rendus | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, roman, detambel












