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lundi, 19 janvier 2015

Caveau de ville et stèle à Artois

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J'irai cracher sur vos tombes, Poupées crevées par Le long désir !

samedi, 13 juin 2009

Soupir

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"Soupir, lieu de ronces, cailloux, roche basalte, en déséquilibre sous le ciel bleu, écrasé par la bouche des collines. Il ne pouvait s'appeler autrement.
C'est là qu'on naît, c'est là qu'on vit et c'est là qu'on crève, un
lepasan entre deux ombres. On avale une poussière qui porte en elle l'espace et les gens, l'exigence des pierres et le souffle amorti de la mer.
Il n'y a pas de fuite possible."

Soupir, dernier espoir, dernier refuge terrestre pour une bande d'hommes et de femmes au bout du rouleau, au bout d'eux-mêmes, au bout de tout. C'est la terre qui exhale son dernier souffle, c'est le soleil qui assèche cette terre aride autant qu'elle assèche le coeur de Patrice l'Eclairé, le narrateur, Fer-Blanc, qui a perdu sa couleur, Noëlla, privée de jambes, Maryvonne, la mère de Noëlla, Royal, Palm qui n'a pour mère que cette terre qu'il connaît, qui le connaît, mieux que personne, Pitié, battue par amour, par impuissance, et quelques autres.

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mercredi, 23 mai 2007

Association d'idées

Un de mes rêves-objectifs-projets, appelez cela comme vous voudrez, est d'associer différents arts autour d'un même thème..

C'est alors qu'en lisant un poème de Jules Supervielle, et en ayant toujours en tête le roman d'Ananda Devi, La vie de Joséphin le fou, j'ose me permettre l'association des deux écritures... :

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HAUTE MER

Parmi les oiseaux et les lunes
Qui hantent le dessous des mers
Et qu'on devine à la surface
Aux folles phrases de l'écume,

Parmi l'aveugle témoignage
Et les sillages sous -marins
Des mille poissons sans visage
Qui cachent en eux leurs chemins,

Le noyé cherche la chanson
Où s'était formé son jeune âge,
Ecoute en vain les coquillages
Et les fait choir au sombre fond.

mardi, 08 mai 2007

La vie de Joséphin le fou

medium_Devi_Josephin.2.jpgC'est un roman très court, moins d'une centaine de pages, mais tellement dense, que je n'ai cessé de prendre des notes au fil de cette lecture. Et ça ne sera pas facile de raccourcir... Le mieux encore, c'est de le lire. Vraiment.

Une écriture toujours aussi pleine, pleine de vie, de mort, enceinte d'émotions toujours plus fortes, prête à accoucher à chaque page, et pourtant, toujours contenue.

Un style rythmé comme l'océan et ses marées, plein de lui-même, de lumière, d'obscurité. Plein de douleur et des caresses qui bercent, celles de l'eau, pas de la mère.

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12:40 Publié dans contes rendus | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : littérature, roman, devi | | | |  Facebook

vendredi, 20 avril 2007

La vie de Joséphin le fou

medium_Devi_Josephin.jpgJe suis sorti, j'ai plongé dans l'eau à la bouche de la cave pour me retrouver dans la mer et les laisser se calmer et me calmer aussi. Nager longuement, puissamment, grandes brasses, grands coups de jambes pour bien labourer la mer, elle se plaint pas, elle, elle a pas peur de moi, elle sait qui je suis, elle me connaît, Joséphin qui ferait de mal à personne, Joséphin aux mains qui donnent, aux mains larges pour porter tellement de choses, porter les gros mulets blessés hors du chemin des requins, et porter les petites filles qui menacent d'être fracassées hors du chemin de la vie, les porter toute ma vie, s'il le faut, sur mes épaules, s'il le faut, serais prêt à le faire,

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jeudi, 01 mars 2007

Francophonies

Dans le cadre de la semaine de la langue française, je réalise un petit "book" sur quelques auteurs francophones connus et moins connus.

Au fil de mes recherches, j'ai découvert deux auteures talentueuses :

- Ananda Devi, et son percutant "Eve de ses décombres"

- Nina Bouraoui, et son douloureux "La voyeuse interdite".

 

Je vous invite à découvrir l'écriture de ces deux femmes dans leurs romans hors du commun. Hop hop hop !

lundi, 29 janvier 2007

Eve de ses décombres

medium_eve_de_ses_decombres.jpgEVE :

Marcher m'est difficile. Je claudique, je boitille en avant sur l'asphalte fumant.

A chaque pas naît un monstre, pleinement formé.

Le nuit de la ville s'enfle, élastique, autour de moi. L'air salé venant du Caudan racle mes douleurs et ma peau, mais je continue.

Je ne suivrai plus que ma propre logique. Ce qui fuit en moi, ce goutte-à-goutte de la vie qui s'échappe et me transforme en une créature exsangue, vampirisant la nuit, n'a plus aucune importance. Le silence entré en moi me coupe le souffle.

J'entre dans mon pas. C'est le seul recours, désormais. Mon bruit sur la route est un martèlement faits de ratés. j'accroche mon cartable à mon épaule droite. Ce soir, il ne contient pas que des livres. Une boursouflure rassurante s'y trouve, tout contre mon aisselle : la brûlure de tous les faux départs et de toutes les arrivées manquées. Bientôt, ce ne sera plus un rythme caché dans mes veines. Ma marque s'imprimera sur un front, entre les sourcils. C'est pour cet instant que je suis née.