jeudi, 08 avril 2010

La nuit, tous les "chut" sont cris

Tu tomberas avec la nuit des corps en silence, dans leurs cercueils sur mesure. tu tomberas.jpgdes corps en silence.jpgcercueils.jpg

 

mercredi, 07 avril 2010

Tu tomberas avec la nuit

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"Il faudrait que je puisse écrire ce qui m'est arrivé depuis dix-huit mois, raconter ce qu'un homme m'a fait subir chaque jour, trouver les mots pour dire son acharnement, peut-être sa haine. [...] Il a passé sa vie à juger des gens sans oser regarder leurs yeux."
René Frégni a été appelé pour "animer" des ateliers d'écriture, dans la prison d'Avignon, entre autres, prison humide, pourrie, rongée par la vermine, par l'ennui, par le manque d'intérêt des autorités. Il ne sait pas trop ce que cela signifie vraiment, mais il le fait. Il emmène son cartable empli d'histoires, empli de ciel, de femmes, de rêves, et chaque semaine, permet à chaque détenu participant une certaine évasion.
Un jour, il se retrouve à emmener Karine, une hyène au corps de déesse, chaque jeudi, prison de Luynes. Elle va retrouauer son homme au parloir, il va élargir l'espace entre les barreaux de quelques cellules. Jamais un merci, juste de la haine crachée durant le trajet. Contre tout et n'importe quoi. Elle profite de la voiture à son insu. Il met fin au p'tit manège, ne l'emmène plus. Il met le pied dans un terrible engrenage.

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