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jeudi, 23 août 2007

Prix des cinq continents de la Francophonie 2007

Voici la liste des dix finalistes :

  • Le ciel sans détours de Kebir M. Ammi (Gallimard)
  • Les ensauvagés de Jean-Pierre April (XYZ)
  • Tes yeux bleus occupent mon esprit de Djilali Bencheikh (Elyzad)
  • Par une nuit où la lune ne s’est pas levée… de Dai Sijie(Gallimard)
  • Contours du jour qui vient de Léonora Miano (Plon)
  • Mon cœur à l’étroit de Marie Ndiaye (Gallimard)
  • La promesse faite à ma sœur de Joseph Ndwaniye (Impressions Nouvelles)
  • Butterfly II d’Eric Nonn (Actes Sud)
  • Le cœur des enfants léopards de Wilfried N’Sonde (Actes Sud)
  • Absent de Bagdad de Jean-Claude Pirotte (La table ronde)

 

jeudi, 01 mars 2007

Francophonies

Dans le cadre de la semaine de la langue française, je réalise un petit "book" sur quelques auteurs francophones connus et moins connus.

Au fil de mes recherches, j'ai découvert deux auteures talentueuses :

- Ananda Devi, et son percutant "Eve de ses décombres"

- Nina Bouraoui, et son douloureux "La voyeuse interdite".

 

Je vous invite à découvrir l'écriture de ces deux femmes dans leurs romans hors du commun. Hop hop hop !

vendredi, 02 février 2007

Zoreil

Aux Antilles, dans l'océan Indien et l'océan Pacifique, un zoreil est un métropolitain.

"Le créole fait du Blanc le zoreil. Soit qu'il les ait bien évidentes, soit, dit-on, qu'il les coupait jadis en signe de répression."

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mercredi, 31 janvier 2007

Histoire de la femme cannibale

medium_histoire_de_la_femme_cannibale.jpgPuis, à dater de ses vingt-six ans, de la naissance de sa fille, la maladie, sournoise et souveraine, avait triomphé. La graisse avait inexorablement interposé ses coussins adipeux entre elle et l’affection, l’amour, le sexe, toutes ces choses dont les humains ont tellement besoin pour ne pas finir déments. Peu à peu, son précieux organe s’était réduit à un couinement de souris qui fusait, incongru, pathétique, de sa gorge. Un jour de mars et le carême incendiait La Pointe, sa voix s’était définitivement éteinte sur un couac comme elle entonnait Adios, pampas mias. Elle avait été clouée pendant seize ans dans un fauteuil d’invalide, vingt-trois ans dans un lit dont ses chairs débordaient, aussi incontrôlables que les eaux d’un fleuve en crue. Quand la délivrance était survenue à soixante-cinq ans, Roro Désir, de l’Entreprise des pompes funèbres Doratour, « Confiez-nous vos morts, nous leur rendrons la jeunesse », lui avait confectionné un cercueil de quatre mètres sur quatre. Certains êtres ne sont pas bénis par la bonne chance. A leur naissance, des comètes furieuses zigzaguaient à travers le ciel, s’y cognaient, s’y bousculaient, s’y chevauchaient. Conséquence, ce désordre cosmique a influencé leur destinée et, dans leur vie, tout va de travers.

mardi, 30 janvier 2007

La voyeuse interdite

medium_la_voyeuse_interdite.jpgCe matin, le soleil est plus haut. Hautain je dirais. Juché sur un trône invisible, il déverse son énergie dans ma rue qui se détache orgueilleusement du reste de la ville. Epicentre de l’aventure, c’est ici que tout se passe pour cette femme cachée derrière sa fenêtre, pour cet épicier rougeaud assis sur son tabouret, pour cet homme guettant un rideau clos, pour ces petits et petites qui courent dans un rectangle bien délimité par des bâtisses sombres et anguleuses.

On hurle, on flâne, on regarde, on triche, on vole. Et ils violent. Le reste n’existe plus ; au loin, il y a juste un port sans lumière qu’animent des sirènes lugubres, un lieu d’arrêt entre le rien et le rien, une passerelle jetée dans le vide dont personne ne connaît le bout.

lundi, 29 janvier 2007

Francophonies

En mars, il y a la semaine de la Francophonie, et même on devrait dire la semaine DES Francophonies. Il y a en effet tant de façons de parler français, que j'en arrive à me demander pourquoi on "néologise" tant.. C'est vrai que c'est agréable d'inventer des mots, de se penser "inventeur" ne serait-ce qu'un instant...

medium_histoire_de_la_femme_cannibale.2.jpgEn ce moment je lis Histoire de la femme cannibale, et je suis surprise de ne pas être choquée par l'irruption de mots que je ne connais pas mais que je reconnais, étant donné qu'ils s'imbriquent tout naturellement dans leurs phrases.

C'est parce qu'il y a cette semaine de la Francophonie que je vous laisse quelques textes d'auteurs francophones, découverts sur les rayonnages de la bibliothèque où je travaille. En fait ça n'est pas un hasard, c'est justement en vue de cette semaine que nous rassemblons précieusement contes, poèmes, pièces de théâtre et romans d'auteurs d'ici mais surtout d'ailleurs... Et c'est un vrai bonheur, que de (re)découvrir toutes ces langues françaises, de se sentir à la fois habitant et étranger de tous ces langages. Plaisir de s'immiscer dans ces rythmes différents, ces paysages inconnus, ces contrées si lointaines dans l'espace, si proches dans le temps...

Merci Leopold Sedar Senghor, d'avoir eu cette idée..

Eve de ses décombres

medium_eve_de_ses_decombres.jpgEVE :

Marcher m'est difficile. Je claudique, je boitille en avant sur l'asphalte fumant.

A chaque pas naît un monstre, pleinement formé.

Le nuit de la ville s'enfle, élastique, autour de moi. L'air salé venant du Caudan racle mes douleurs et ma peau, mais je continue.

Je ne suivrai plus que ma propre logique. Ce qui fuit en moi, ce goutte-à-goutte de la vie qui s'échappe et me transforme en une créature exsangue, vampirisant la nuit, n'a plus aucune importance. Le silence entré en moi me coupe le souffle.

J'entre dans mon pas. C'est le seul recours, désormais. Mon bruit sur la route est un martèlement faits de ratés. j'accroche mon cartable à mon épaule droite. Ce soir, il ne contient pas que des livres. Une boursouflure rassurante s'y trouve, tout contre mon aisselle : la brûlure de tous les faux départs et de toutes les arrivées manquées. Bientôt, ce ne sera plus un rythme caché dans mes veines. Ma marque s'imprimera sur un front, entre les sourcils. C'est pour cet instant que je suis née.

samedi, 27 janvier 2007

Titi

Abondamment = en titi (Canada)

"Il pleut en titi", tabarsloune de calvinette !

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13:30 Publié dans Un jour un mot | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livre, francophonie | | | |  Facebook