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dimanche, 13 janvier 2008

Paris et les livres

Paris expose ses plus belles pages à la Bibliothèque historique de la ville de Paris, jusqu’au 8 février 2008, dans le cadre de l'exposition Le monde des livres et de la presse à Paris, du Moyen-Âge au XXe siècle. Un voyage dans le temps et dans les reliures qui permet de découvrir la place "capitale" qu'a occupé la cité lutétienne dans l’industrie du livre en Europe. Pour cela, de grands partenaires, tels que la BNF, les Archives nationales ou le musée Carnavalet, ont été mis à contribution. Des copistes laïcs du XIIIe siècle à l’industrialisation du XIXe, en passant par la première presse installée dans l’enceinte de la Sorbonne en 1470, on suit les évolutions et révolutions de la fabrication parisienne du livre.

publié sur le site de l'Express

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mardi, 30 octobre 2007

Lettre de Guy Moquet le 22 octobre 1941

GUY Môquet

Châteaubriant, camp de Choisel (Loire-Inférieure)

22 octobre 1941

Ma petite maman chérie,

Mon tout petit frère adoré,

Mon petit papa aimé,

Je vais mourir! Ce que je vous demande, à toi en particulier petite maman, c'est d'être très courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre, mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et René. Quant à mon véritable, je ne peux le faire, hélas! jespère que toutes mes affaires te seront renvoyées, elles pourront servir à Serge qui, je l'escompte, sera fier de les porter un jour.

A toi, petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman bien des peines, je te salue pour la dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.

Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup, qu'il étudie, qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.

17 ans et demi. Ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous.

Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.

Je ne peux pas en mettre davantage, je vous quitte tous, toutes, toi maman, Séserge, papa, en vous embrassant de tout mon coeur d'enfant, Courage!

                                                              Votre Guy qui vous aime.

                                                                                              Guy.

 

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Lycéen parisien, Guy Moquet fut arrêté à la gare de l'Est où il distribuait des tracts anti-Nazi. Il est fusillé avec 26 de ses camarades en réprésailles de l'assassinat de l'officier Karl Hotz. Il est le plus jeune des vingt- sept otages assassinés du camp de Châteaubriant le 22 octobre 1941.

vendredi, 25 mai 2007

Aux origines : le livre de ceinture

Capté ici

Les “livres de ceinture” [Girdle books, Beutelbücher] étaient des livres qui étaient reliés de telle façon qu’ils avaient une “queue” flexible qui pouvait être passée dans la ceinture en sorte de permettre un facile transport: lorsque le porteur voulait lire le livre, il lui suffisait de le prendre et de l’ouvrir. Lorsque le livre était lu sur une table ou un lutrin, la queue retombait par-delà le bord du support. Les livres de ceinture ont commencé d’apparaître à la fin du 13e siècle, gagnèrent en popularité au long des 14e et 15e, avant […] de passer de mode vers la fin du 16e siècle.

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Maintenant, on a ça :
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mercredi, 24 janvier 2007

Fornication


Cabanes en planches pour les uns, salles voûtées pour les autres, le péché de la chair a connu des lieux multiples.
C’est également par une assimilation du lieu à l’acte que le mot de fornication s’est développé.
Fornix en latin voulait dire voûté. Les prostituées de bas étage habitaient souvent tout comme le bas peuple et les esclaves, dans des sortes de réduits voûtés taillés à même le mur des maisons. Le mot s’est ensuite appliqué aux prostituées, puis la morale s’est emparée de lui. Au début du xir siècle, il commence sa nouvelle carrière de pécheur et se retrouve dans de nombreux textes religieux, associé aux flammes de l’enfer. Pour le peuple juif, il fait un écart, on lui accorde un sens plus général.
— «Si un homme se détourne de moi pour aller chez les magiciens et les devins et s’abandonne à eux par une sorte de fornication, il arrêtera sur lui l’oeil de ma colère. » (L.evit., XX, 6.) Mis à part cet écart où le mot signifie trahison, dans la mesure où pour les prophètes ces infidélités sont associées à autant de souillures et d'impuretés, le mot gardera une connotation physique. Au moindre faux pas on tombe dans la fornication comme dans l'adultère.

Le morale ne manquera pas de signaler ces zones dangereuses par de nombreuses pancartes et balises lumineuses, sans grand résultat d'ailleurs.

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vendredi, 29 décembre 2006

Pataquès

Faire des pataquès

medium_Renoir.jpgUn soir, au théâtre, un jeune homme est installé dans une loge, à côté de deux femmes du demi-monde peu discrètes et encore moins cultivées mais qui veulent se donner l'air de parler le beau langage en faisant des liaisons. Un éventail tombe à terre. Le jeune homme le ramasse et dit à la première :

- Madame, cet éventail est-il à vous ?

-Il n'est point-z-à moi.

- Est-il à vous, demande le jeune homme à la seconde ?

- Il n'est pas-t'-à moi.

-Il n'est point-z-à vous, il n'est pas-t-à vous, mais alors, je ne sais pat-à-qu'est-ce ?

S'il n'est pas sûr que l'histoire soit authentique, elle est néanmoins charmante.

Faire des pataquès équivaut à parler en faisant des erreurs grossières de langage, des liaisons fausses notamment, et à commettre des gaffes. Par extension, l'expression s'applique à un discours incompréhensible et confus. Cela survient parfois t-aux meilleurs orateurs...

 

Extrait de L'habit ne fait pas le moine, Gilles Henry

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