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mercredi, 21 janvier 2015

Bande lacry-mâle

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J'appelle mes frères dans la plus Stricte intimité, car En vieillissant les hommes pleurent.

mercredi, 09 avril 2014

Eux dans l'eau

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Dans la Capitale de la douleur, Lacrimosa, pleurer est un Rituel

mardi, 02 octobre 2012

Clémence Picot

 

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« Mes parents ne s'aimaient pas, l'amour était un sentiment bizarre pour eux, il leur paraissait exotique. C'était un luxe, une perversion capable de ronger les plus beaux fruits. »

Clémence est infirmière de nuit, et dîne tous les dimanches soirs chez sa voisine et meilleure amie Christine, veuve, et mère d'un garçon de dix ans prénommé Étienne. Christine est une femme très sensible, qui a beaucoup souffert.

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mercredi, 19 septembre 2007

Cet extrême amour

Une jeune écrivaine corrige et rehausse le niveau de certains manuscrits afin de gagner sa vie. Il faut bien donner une contenance au personnage. Seul le fait d'écrire a son importance. Elle sera conviée pour une interview, où elle n'aura rien à dire. Un des autres invités est un directeur d'agences de pub. Il deviendra son unique direction, à elle. Pour les trois années à venir.

C'est juste l'histoire d'une passion dévorante, au sens propre du terme : "Qu'il me bouffe, qu'il m'avale, jusqu'à la dernière phalange." De toute façon elle n'a plus besoin de ses doigts, elle n'écrira plus jamais, malgré les exhortations de son entourage, sa mère, son ancienne meilleure amie. Elle s'en passerait bien, de son entourage. Elle se passe même assez bien de tout ce qui ne contient pas Loïc. Elle savoure le manque occasionné par l'absence quotidienne de cet homme qu'elle attend, chaque soir, l'oeil collé au judas.."Je ne vivais plus que pour Loïc. J'avais besoin de le voir partir chaque matin, en retard. J'avais besoin de l'imaginer quand il n'était pas là. Le soir, je comptais les minutes qui me séparaient encore de lui, j'écoutais l'ascenseur, je scrutais le palier par l'oeilleton jusqu'à ce qu'il apparaisse enfin. Le temps passait, mais nous n'en savions rien."

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lundi, 17 septembre 2007

Histoire d'amour

857fdd14b11df8cd55b810499daa4d06.jpg"Nous aurions pu faire connaissance, nous nous serions peut-être plu, et le début de notre histoire n'aurait pas été marqué du sceau de la détention."

Voilà, tout est dit, pas besoin d'en rajouter des tonnes. Ou alors juste quelques kilos. 500 grammes, ma bonne dame, j'vous assure, c'est une affaire ! ça s'rait bien, le livre au kilo, oué, ça s'rait bien.

Alors le narrateur, autant vous prévenir, âmes sensibles que vous êtes, a des tendances schizo-paranoïdo-psychopathe. On sent de suite qu'il ne va pas très bien. Enfin, pas dès les premières lignes, mais presque. Quand il aperçoit cette femme dans le métro, il a une réaction plutôt acceptable, il tombe sous le charme. Quand il descend à la même station qu'elle et qu'il la suit, il a une attitude un peu étrange, mais par amour que ne ferait-on pas ? Et lorsqu'il entre de force chez elle, là, l'on perçoit un pan de sa nature profonde.. Oui, ce n'est que le premier. La "victime", entre guillemets car la narration joue d'une ambiguïté extrême, portera plainte le lendemain, deux mois d'incarcération, et la plainte est retirée. Dans la plupart des cas, chez la plupart des gens, même pas bien finis, même si l'on est récidiviste, on ne cherche pas à reproduire immédiatement ce qui nous a coûté un peu de prison. Non. Sauf si l'on estime ne rien avoir commis de répréhensible.

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vendredi, 14 septembre 2007

Asiles de fous

20213cbbb6e1078b38c32e99b3f8eb09.jpg"A la longue, il finira de toute façon par m'indifférer, parce que tu l'appliqueras sur le mien comme un emplâtre. Ta conversation m'exaspèrera, toujours les mêmes histoires de carburateurs, de tension artérielle, de bricolage, tes rêves de ferme à rénover dans une région boueuse où les agriculteurs rendus neurasthéniques par le climat bradent leur bien pour ne pas devenir fous. Ton petit emploi, ta mère qui téléphonera chaque jour pour te reprocher tes dents de lapin. Ta peur du vide, de la guerre, de la vieillesse, des rides, d'une alimentation trop carnée, de la cuisine grasse à la cantine. Ta terreur devant la moindre ambulance, tes érections dans l'escalier quand tu croiseras la voisine du second, étudiante en économie politique, et mon amour pour toi dont tu riras quand je te le montrerai sous la couette comme un trésor. Car malgré tout je t'aimerai comme on souffre, comme on se sacrifie, mais mon amour t'incommodera comme une odeur de friture. Tu me diras sans cesse de le cramer dans le four, de l'enfermer dans un poudrier et d'aller l'enterrer au pied d'un arbre du Forum des Halles."

Une rupture, le sujet a été maintes fois étudié, explicité, romancé. Mais jamais de la sorte. Imaginez, votre beau-père, sous prétexte de changer votre robinet de cuisine qui fuit, vient vous annoncer que son fils vous quitte. Imaginez tous les arguments qu'il va mettre en place, déployer dans votre esprit, pour vous convaincre que  c'est la meilleure chose à faire de toute façon. Que Damien ne pourra pas évoluer dans une relation comme celle-ci. Qu'ils (ses parents), le rémunèrent chaque fois qu'il prend une bonne décision (leur décision). Qu'il vous dit que vous avez eu de la chance de le connaître, qu'il ne faut pas en vouloir à Damien, il n'a jamais été un grand passionné, à peine affectueux, et surtout par obligation. Imaginez qu'il commence à vous dire qu'à votre place, il n'aurait pas supporté de vivre avec un tel homme, qu'il n'est pas forcément un fils exemplaire, mais que c'est le sien, et qu'il doit faire avec. Là, vous venez de pénétrer l'univers de Régis Jauffret. Le monologue à deux personnes.

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jeudi, 13 septembre 2007

Régis Jauffret

Oyez oyez,  braves bloggueurs (ça c'est du bon franglais, encore que, j'suis pas sûre)

7d2eb54b0199cf0466234952ee1cd1ad.jpgJadis au temps naguère (y a quelques jours) je faisais des commentaires de livres, nommés "contes rendus".. Et là, vous vous dites, ah oui, tiens, elle en fait plus.. Et vous aviez raison. Oui, "aviez". Normal, je me suis gavée de Jauffret. Sans contrainte ni menace. Sans douleur non plus. 1d28cc3a2303de776d2c146498985c86.jpgContrairement à tous ces personnages que j'ai cotoyés ces derniers jours.  Trois romans d'affilée, un quatrième lu il y a quelques années.. Qu'en dire ? Les trois notes à venir.. Cela dit, la méthode change quand vous avez plusieurs aspects d'un même auteur, différentes histoires, écrites par le même homme, à différents moments de son existence. 74da296da96565cbe41abd03192cf319.jpgCertaines choses se modifient, d'autres se solidifient. L'exercice du conte rendu s'en trouve plus ardu, mais "l'analyse" plus aiguisée. Et je compte bien m'appliquer. Qui sait, j'aurai peut-être une image... :)