jeudi, 19 mars 2009

Vers des jours meilleurs (ne jamais se fier à un lapin sur une autoroute)

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"Je ne sais plus comment nous éitons arrivés là.
Je me souviens seulement des lumières. Elles passaient au travers des corps. Du mien. Des autres.
Rien n'arrêtait les lumières.
Elles étaient blanches, parfois, ou bleues, ouvertes. Les corps s'agitaient. Mon corps s'agitait. Se tordait, se cassait et se redressait.
Et les lumières passaient au travers.
Rien n'arrêtait la lumière
."

Zack. J'aime bien sa façon de penser. Pas forcément sa façon de faire, mais cette réflexion qu'il porte déjà sur les choses, els sentiments, les gens. Son amour pour Maïa, bien plus grand que certaines amours de grands. Plus incertain, si évident,  encore presque insouciant. Est-ce l'effet du pétard qu'il se fume avec une de ses amies, Marjorie, le matin, avant d'aller en cours ? l'atmosphère de ceux qu'il partage, dans certaines soirées, avec des "musicos" incapables d'émettre la moindre mélodie ? Est-ce simplement vrai ? Mais alors, pourquoi le pétard, pourquoi l'ecsta, pourquoi même ce sachet de cocaïne dans sa poche ?

Pas de faux discours, dans ce roman, pas de discours du tout. Juste quelques ados, pas de stéréotype. Non.
Juste quelques adolescents, qui tentent de fuir un peu la violence du monde, et se retrouvent face à une autre violence, plus douce en apparence. Ou juste quelques adolescents, en quête d'une échappée belle, vers d'autres sensations, une autre dimension. Voir d'un peu plus près les couleurs cachées d'une société en mal d'aimer.
Il aime, Zack, pourtant. Il emplit ses poumons de Maïa, à chaque inspiration, il ne se sert de ses yeux que pour la voir, l'apercevoir, la contempler. Ses mots sont tous, tout entier dits, écrits pour elle. Maïa. Maïa qui l'aime, envers et contre tout, et surtout contre ce tourbillon dans lequel Zack se laisse aspirer, en inspirant quelques bouffées, en gobant un ou deux ecsta... Maïa n'est pas spécialement raisonnable, sa drogue à elle, c'est Zack. Malgré elle. Malgré lui.
Jusqu'à ce que l'éphémère effleure Maïa. Jusqu'à ce que la réalité rattrape Zack, l'attrape, contre un mur. L'échappée belle a un prix, la poudre du bonheur temporaire coûte cher. C'est cher payé, Zack, pour si peu... non ?

Un détour par la littérature pour ados des plus réjouissants, écriture de l'instant, tactile, au souffle court, rapide. Pas de morale, juste de l'amour. Un peu d'humour, beaucoup d'erreurs, et de la poésie.

"- Je t'ai dit que j'étais un poète?"
Pas besoin de le dire Zack, pas besoin...

Note : 08/10

mardi, 18 septembre 2007

La voleuse de livres

5a80f154beb9582615325ca93de6ef66.jpgLiesel a dix ans, elle est juive et ne sait pas lire. Pourtant, elle est fascinée par les livres et ne peut s’empêcher de voler Le Manuel du fossoyeur à l’enterrement de son petit frère. C’est là, au début de la Deuxième Guerre mondiale, que la Mort la rencontre. Intriguée, elle la suivra dans sa nouvelle famille allemande, où sa mère la place pour la protéger. Réveillée par les cauchemars, Liesel demande à son père adoptif de lui lire son premier livre volé. Il lui apprendra ensuite à lire en peignant les mots sur les murs du sous-sol. Plus tard, ces murs cacheront un autre Juif, qui lui écrira une histoire sur les pages repeintes du Mein Kampf d’Hitler. La Voleuse de livres est une histoire de mots, de livres, mais surtout d’amitié racontée par la Mort. À partir de 14 ans.

capté

Par Sophie Perron, Clément-Morin

mardi, 17 avril 2007

Rébecca Dautremer

medium_dautremeramour.jpgLorsque j'ai vu la couverture de L'amoureux en librairie, j'ai cru que cet ouvrage était pour les "grands", un je ne sais quoi dans la finesse du trait, dans la poésie du dessin, dans la délicatesse des couleurs. Quelle agréable surprise de constater que Rebecca Dautremer s'adressait aux enfants !

Du coup j'ai arpenté les rayons de cette librairie, puis les page du net... et là, extase... *

medium_tortue_geante.jpgEn feuilletant ses livres, je ne peux m'empêcher de penser à Frédéric Clément, j'y retrouve un peu de cette "préciosité" du trait, de cette douce musique du texte... Lui aussi a fait des livres pour enfants..

Ce qu'il y a de magique, avec ces auteurs, c'est qu'ils parviennent à réveiller en nous cet instinct du beau, cette naïveté du vrai, du simplement merveilleux.

medium_princesses1.jpgDes livres donc à offrir sans l'ombre d'une hésitation..

mercredi, 21 mars 2007

une histoire sans nom

medium_histoire.2.jpgAvec Une histoire sans nom, Sarah K. offre aux lecteurs une adaptation intelligente et habilement actualisée de l’œuvre romanesque du même nom, écrite en 1882 par Barbey d’Aurevilly. Ce sombre récit met en scène un huis clos où le quotidien terne et monotone de trois femmes – une mère, sa fille et une servante – se trouve bouleversé après qu’elles aient hébergé un prêtre durant la période des fêtes. Aurait-il lancé un mauvais sort à la jeune fille? De quelle maladie cette dernière est-elle affligée? Cet homme étrange était-il atteint de vampirisme? Voilà autant de questions qui restent en suspens jusqu’au dénouement. Bref, le climat de tension de ce texte ficelé dans les règles de l’art trouble et fascine le lecteur! À partir de 13 ans.

Par May Sansregret, Monet

capté sur lecteurs.ca

mardi, 20 mars 2007

Fun Home

medium_fun_home.jpgAlison Bechdel, nouvelle sensation américaine comparée à Art Spiegelman et à Craig Thompson, offre une grande autobiographie, élue par le Time Magazine comme LE livre de 2006. Après avoir avoué son homosexualité à ses parents, elle découvre celle, cachée, de son père. Celui-ci décède brusquement, fauché par un camion. Suicide? Bruce Bechdel a vécu enfermé dans une petite ville de Pennsylvanie, contraint de reprendre l’entreprise funéraire paternelle (la fun home!), et le tempérament d’esthète de cet amoureux de Francis Scott Fitzgerald n’aura trouvé d’autre exutoire que dans la restauration obsessive de sa maison néo-gothique. À travers la psychanalyse et l’univers littéraire de son père, l’auteure décrit magnifiquement le puzzle de sa relation avec cet être inaccessible et curieusement attachant.

Par Eric Bouchard, Monet

capté sur lelibraire

mercredi, 14 mars 2007

Too much

medium_too_much.jpgÊtre une Personne Importante ou une Personne Sans Importance, là est la question. Petite fille snob, tête à claques et solitaire, Clara Frankofile, 11 ans, a pour mission de repérer les Personnes Sans Importance dînant au Too Much, restaurant huppé tenu par ses parents. Chaussures mal cirées, tenue inadéquate, vous êtes faits! Ce qui aurait pu n’être qu’une parodie devient rapidement un roman à suspense où l’humour, la fantaisie et le fantastique s’entremêlent allégrement. L’imagination d’Ellen Potter (l’appartement de Clara, une reconstitution de mondes miniatures, en est un exemple savoureux!) sert une intrigue palpitante, délirante et pleine d’humanité où Clara, la solitaire, part à la rencontre des autres et va se révéler à elle-même. La fin vous donnera envie de taper du pied. À partir de 11 ans.