Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 23 avril 2013

La terre est ronde comme un pot-au-feu (Jules Laforgue - supplément de rattrapage)

littérature, livre, poésie, poème, théâtre,laforgue, le concile féériqueMonsieur Laforgue,

N'allez pas penser que je vous snobe, que je vous ai relégué au second plan, que je vous ai largué pour un autre jules, un quelconque joueur d'orgue débutant.

N'imaginez pas non plus que votre poésie m'ennuie, que votre prose se nécrose, que votre spleen, votre langueur et votre jeune mort m'ont répugné, qu'un autre poète rigoureusement optimiste m'aura séduite sous des airs proprets et des vers arithmétiques.

J'aime vos douces complaintes, votre teint de lune, votre cœur de Pierrot qui prête sa plume à la nuit. Je vous imagine accoudé au balcon de votre appartement, observer un jeune homme courir, cherche-t-il quelque chose ?

Lire la suite

dimanche, 13 avril 2008

Oh ! qu'une, d'Elle-même, un beau soir, sût venir

Oh ! qu'une, d'Elle-même, un beau soir, sût venir

La main droite pour désigner les mots, la main gauche pour désigner les choses

Rien ne finit, rien ne commence

Sa place était chez moi.

 

(Laforgue, Macé, De Lisle, Lubin)

vendredi, 04 avril 2008

Ni bruit d'aile, ni sons d'eau vive, ni murmures...

Ni bruit d'aile, ni sons d'eau vive, ni murmures ;

Ô Lune, coule dans mes veines

Celles qui saignent longuement

Les miroirs de maintenant sont encombrés de souvenirs plus vrais que nature.

 

(Leconte de Lisle, Jules Laforgue, Armen Lubin, Gérard Macé)

mardi, 15 janvier 2008

Petites misères d'hiver

Pour compenser un peu le temps qu'il fait (car je ne sais pas chez vous, mais par chez moi, c'est avis de tempête déclaré) :

Vers les libellules
D'un crêpe si blanc des baisers
Qui frémissent de se poser,
Venus de si loin, sur leurs bouts cicatrisés,
Ces seins, déjà fondants, ondulent
D'un air somnambule...

Et cet air enlise
Dans le défoncé des divans
Rembourrés d'eiders dissolvants
Le Cygne du Saint-Graal, qui rame en avant !
Mais plus pâle qu'une banquise
Qu'Avril dépayse....

Puis, ça vous réclame,
Avec des moues d'enfant goulu,
Du romanesque à l'absolu,
Mille Pôles plus loin que tout ce qu'on a lu !....
Laissez, laissez le Cygne, ô Femme !
Qu'il glisse, qu'il rame,

Oh ! que, d'une haleine,
Il monte, séchant vos crachats,
Au Saint-Graal des blancs pachas,
Et n'en revienne qu'avec un plan de rachat
Pour sa petite soeur humaine
Qui fait tant de peine....

Jules Laforgue (in Des fleurs de bonne volonté)

lundi, 15 janvier 2007

La chanson du petit hypertrophique

Lire la suite