dimanche, 13 avril 2008

Oh ! qu'une, d'Elle-même, un beau soir, sût venir

Oh ! qu'une, d'Elle-même, un beau soir, sût venir

La main droite pour désigner les mots, la main gauche pour désigner les choses

Rien ne finit, rien ne commence

Sa place était chez moi.

 

(Laforgue, Macé, De Lisle, Lubin)

vendredi, 04 avril 2008

Ni bruit d'aile, ni sons d'eau vive, ni murmures...

Ni bruit d'aile, ni sons d'eau vive, ni murmures ;

Ô Lune, coule dans mes veines

Celles qui saignent longuement

Les miroirs de maintenant sont encombrés de souvenirs plus vrais que nature.

 

(Leconte de Lisle, Jules Laforgue, Armen Lubin, Gérard Macé)

mardi, 15 janvier 2008

Petites misères d'hiver

Pour compenser un peu le temps qu'il fait (car je ne sais pas chez vous, mais par chez moi, c'est avis de tempête déclaré) :

Vers les libellules
D'un crêpe si blanc des baisers
Qui frémissent de se poser,
Venus de si loin, sur leurs bouts cicatrisés,
Ces seins, déjà fondants, ondulent
D'un air somnambule...

Et cet air enlise
Dans le défoncé des divans
Rembourrés d'eiders dissolvants
Le Cygne du Saint-Graal, qui rame en avant !
Mais plus pâle qu'une banquise
Qu'Avril dépayse....

Puis, ça vous réclame,
Avec des moues d'enfant goulu,
Du romanesque à l'absolu,
Mille Pôles plus loin que tout ce qu'on a lu !....
Laissez, laissez le Cygne, ô Femme !
Qu'il glisse, qu'il rame,

Oh ! que, d'une haleine,
Il monte, séchant vos crachats,
Au Saint-Graal des blancs pachas,
Et n'en revienne qu'avec un plan de rachat
Pour sa petite soeur humaine
Qui fait tant de peine....

Jules Laforgue (in Des fleurs de bonne volonté)

lundi, 15 janvier 2007

La chanson du petit hypertrophique

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