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samedi, 12 mai 2007

M. de Coëtquidan

Il se réveillait à neuf heures, et restait au lit jusqu'à dix heures et demie, lisant, tripotant les chats, et se farfouillant dans le nez. A onze heures, il faisait un tour dans le quartier jusqu'à l'heure du déjeuner, et alors rentrait. Après le déjeuner, il lisait un peu, puis se promenait dans Paris de trois à sept, bouquinant chez les revendeurs, et allant de café en café,. Jamais il ne prenait un repas au restaurant, malgré l'envie qu'il en avait parfois, parc eque sa pension était payée à la maison. Jamais il ne fit un voyage de huit jours. Jamais il ne sortait le soir, et jamais n'était invité. Par sauvagerie et horreur de se contraindre, il avait quitté le monde, n'avait plus été voir les gens qu'aux heures où il savait ne les trouver pas ; ensuite, comme il arrive, le monde le quitta, et tandis qu'au début il n'y allait pas par fantaisie d'humeur, un temps vont où s'ajouta cette raison, qu'il craignait d'y être humilié.

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