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mardi, 01 avril 2014

Et pis, Fanny

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Nous autres, La nuit des enfants rois,  partageons Corpus Christine.

mercredi, 15 août 2007

Corpus Christine

f9c9a855e86d6155d4dc718a54aacae4.jpgC'est une femme, dans les yeux de laquelle il y eut, au tout début, " 2000 ans de compassion pour l'homme, une éternité d'amour pour [lui]" ; et, quelques années plus tard : " 2000 ans de haine pour l'homme, une éternité de dégoût pour [lui] ". C'est lui qui le dit : au début "si son regard s'était prolongé, je serais mort d'amour sur un trottoir" ; maintenant, "si son regard s'était prolongé, je serais mort par noyade dans un bidet".

Ce livre, c'est un peu le Misery de Stephen King, empreint d'un peu de la verve de Palahniuk, écrit par une jeune femme qui se met dans la peau d'un homme humilié, séquestré dans sa propre maison, aux mains d'une femme, sa femme, qui semble enfler, année après année, du mal qu'elle aime à lui infliger. Et le pire, c'est qu'il ne sait pas pourquoi. Il ne sait pas ce qui l'a conduite à le laisser croupir dans cette pièce, les pieds cassés, obligé de ramper dans sa propre crasse, de chier dans une boîte et la vider quand l'occasion se présente. Et encore, je reste polie. La raison au bord du suicide, la folie au garde-à-vous, il lui est difficile de faire taire ses amis imaginaires avec qui il dispute quelques parties d'échecs. Ses seuls repères temporels sont les hurlements à heure fixe d'un voisin sur ses gosses, et la sonnerie de l'école, pas loin. Assez ironique, quand on sait qu'il a la phobie des petits êtres, de ceux qui font moins d'un mètre cinquante. Si si ! Comble de cette infâmie, les voisins de l'immeuble sont tous sourds, à le faire hurler de rire.

 

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