jeudi, 15 septembre 2011
Le guetteur

"Comme chacun sait, mes livres se dinstinguent non seulement par leurtotale absence de portée sociale, mais par le fait qu'ils sont à l'épreuve des mythes : Les Freudiens voltigent tout autour avec circonspection et avidité, dévorés d'un besoin brûlant d'y déposer leurs oeufs, mais ils s'arrêtent, flairent mon texte avec perplexité et parfois même s'en écartent avec horreur. Par ailleurs, le psychologue qui se penche avec sérieux sur mes cryptogrammes cristallins étincelant sous la pluie peut y découvrir un univers mental en voie de dissolution où le pauvre Smourov n'existe que dans la mesure où..." (avant-propos)
12:11 Publié dans contes rendus | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, livre, roman, russe, nabokov, le guetteur
lundi, 03 septembre 2007
(Entre)croisements
C'est un vol d'hirondelles qui passe au-dessus de nos têtes,
qui glisse dans la pluie comme elle glisse sur la peau.
Un millier de pages ou un peu plus, effleurées par d'autres doigts, enlacées sur d'autres étagères...
Comme si Eros dans un train chinois, nous récitait quelques Poèmes pour nous faire oublier que L'amour n'est pas aimé.
Comme si L'Enchanteur, dans La chambre des morts, déclamait des Sonnets à Orphée, et cela Sans la miséricorde du Christ.
Tout n'est que folie, grandeur d'âme et décadence, passion, larme, et déchéance.
Alors, bien à part, l'air de rien, la poésie russe fait son Anthologie.
10:45 Publié dans dis-nous des hasards, en vol | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature, roman, poésie, rilke, bianciotti, thilliez, nabokov
dimanche, 03 décembre 2006
Ada ou l'ardeur
Quatrième de couverture
Le château d'Ardis - les Ardeurs et les Arbres d'Ardis - voilà le leitmotiv qui revient en vagues perlées dans Ada, vaste et délicieuse chronique, dont la plus grande partie a pour décor une Amérique à la clarté de rêve - car nos souvenirs d'enfance ne sont-ils pas comparables aux caravelles voguant vers la Vinelande, qu'encerclent indolemment les blancs oiseaux des rêves ? Le protagoniste, héritier de l'une de rios plus illustres et plus opulentes familles, est le Dr Van Veen, fils du baron " Démon " Veen, mémorable personnalité de Reno et de Manhattan. La fin d'une époque extraordinaire coïncide avec la non moins extraordinaire enfance de Van. Il n'est rien dans la littérature mondiale, sauf petit-être les réminiscences du comte Tolstoï, qui puisse, le disputer en allégresse pure, innocence arcadienne, avec les chapitres de ce livre qui traitent d'" Ardis ".
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