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mardi, 03 février 2015

Le si, lancé, dort.

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Toutes les familles ont un secret, mais La peur qui rôde cultive Le silence des esprits.

mardi, 27 janvier 2015

Tôt et tard (De la rainette-ssance)

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Les idiots pensent que les Nouvelles re-vertes sont des Grenouilles réincarnées.

lundi, 18 février 2013

Une partie mixte à trois

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Une partie de golf permet d'apprendre bien des choses, à celui qui joue, à celui qui observe celui qui joue.

Une partie de golf, ça peut vous faire perdre votre fiancée, vous assurer du soutien de votre femme, vous lier à une princesse.

Une partie de golf, ça peut vous donner la fièvre, révéler votre vraie nature, vous convertir à une autre religion.

Wodehouse manie l'art du conte à l'anglaise, avec un humour flegmatique à l'épreuve des plus sceptiques, de ceux qui considèrent encore le golf comme un passe-temps de luxe, un loisir de riches. Alors qu'en fait, le golf est un sport, un art, que dis-je, une philosophie !

Mais attention, « car, comme la rougeole, il faut attraper le golf quand on est encore jeune ; s'il est reporté à un âge plus mûr, les risques peuvent être graves » "la nature avait l'intention que nous devenions tous des golfeurs. Le germe du golf est implanté dans chaque être humain à la naissance, et sa répression le fait grandir, grandir - pendant quarante, cinquante, soixante ans - jusqu'à ce qu'il rompe les liens et balaie sa victime comme un raz-de-marée."

A l'inverse, la moindre contrariété extérieure peut vous faire louper un superbe coup : "ne me laisse pas tomber, Betty [...] Tu me rendrais tellement malheureux. Et quand j'ai du chagrin, je slice toujours mes coups d'approche". Sans parler d'un caddie croquant une pomme, ou même simplement le bruit du vent.

Et puis, tout bon adorateur du grand Gaulf sait que le choix d'un club est bien plus important que celui d'une épouse. Même si celle-ci vous lit des extraits des Pensées de Marc-Aurèle revisitées pour vous détendre pendant un parcours décisif pour votre carrière.

Enfin, avant de pouvoir répondre à la question "Ca marche?" par "Merveilleusement, je viens de faire trois putts parfaits sur le dernier green", sachez qu'il vous faudra apprendre à faire la distinction entre un bois, un brassie, un cleek, un driver, un fer et j'en passe et des meilleurs.

Et là, seulement là, vous pourrez dire : la vie est un long rough tranquille"

Bogey (note) : 8-1/10

mardi, 13 janvier 2009

Virage

Il serait peut-êtrre temps de se remettre aux choses sérieuses non ? La fréquence de publication a considérablement diminuné ces derniers mois, vous n'aurez pas manqué de le remarquer. A cela plusieurs raisons (il y a toujours au moins une raison, bonne ou mauvaise).

2008 avait bien commencé, enfin pas trop mal disons, et a décidé de prendre un virage assez redoutable, en son milieu. A ce moment là la lecture est devenue secondaire, voire même une contrainte.  L'esprit ailleurs, les yeux occupés, j'ai tout juste eu la possibilité d'écrire deux trois petites choses.

Cela dit la littérature est compréhensive, la vraie littérature, celle qui s'installe en vous pour longtemps, (toujours ?), et vous autorise quelque infidélité, quelque oubli, quelque abandon, car elle sait que tout cela n'est que provisoire. Elle sait que vous reviendrez vers elle, à elle, que vous lui prodiguerez tous les soins qu'elle mérite. Car elle sait, surtout, que sans elle, vous vous envoleriez beaucoup moins haut. Et vous le savez aussi, malgré ces virages, quelquefois mal négociés.

Alors même si je n'ai pas lu 40 bouquins en deux mois, j'ai feuilleté, j'ai lu aussi, sans rendre conte, j'ai regardé, sans voir, j'ai touché..

Et je voulais surtout vous remercier, pour vos visites, votre présence, discrète, mais tangible. La fréquentation de ce blog n'a pas diminué ces derniers mois, elle a même augmenté.

Merci, et bonne route à vous. :)

vendredi, 19 décembre 2008

Souffle

Je fais tout pour oublier, reléguer ces trois belles journées au fond du grenier à souvenirs, les cacher à ma mémoire, pour l’heure. C’est insupportable le bonheur, juste en souvenir. C’est insupportable de me réveiller, la nuit, le jour, sans un souffle à mes côtés. J’en ai déjà perdu un, cette année.

Les mots fatals ont été prononcés. Les mots qui reniaient les phrases passées. Elles ne sont plus jamais revenues. Alors je me suis tue. Un sursaut verbal. Et puis plus rien. A quoi bon. Je ne sais plus comment te dire…. Tu ne veux plus écouter…

La magie s’est arrêtée, c’était ton dernier tour. Tu avais déjà disparu.

Mon illusion. A prendre ou à regretter. J’ai pris. Comme d’habitude, j’y ai cru. Mais un magicien ne révèle jamais son secret.

Tu ne voulais rien de sérieux. Je ne voulais rien d’allégé.

Pas d’histoire, rien à inscrire dans le temps, rien à relire, rien à redire. 

lundi, 24 novembre 2008

Douce heure

"Douceur.

Douceur à l’aurore, le jour naissant nous observe, les sens à l’honneur s’éveillent. Des mots à oublier, des gestes à réinventer.

Le corps se redécouvre, s’ouvre, et se souvient.

Fuite en avant, corps renversés. Oublier le passé, pour un temps seulement. Un temps vaut mieux que des cieux gris-blanc.

Se souvenir du présent, à corps et à deux."

 

jeudi, 13 novembre 2008

Ô mage (extrait)

 

Tu réalises les cris qui t’étouffent, te figent

tu tentes de faire bonne figure, gardes tout pour toi, ou presque, pour une fois

regardes autour de toi, et ne t’y retrouves pas, ne vois plus que l’immensité d’un ciel prêt à t’accueillir, et toi pas prêt à y aller.

mardi, 04 novembre 2008

Déséquilibre

Juste un déséquilibre, apprendre à marcher sans béquille.. Quelques larmes roulent en entendant "l'poinçonneur des Lilas", un vague à l'âme sur les quais de Seine, la nuit. Toutes ces lumières qui scintillent, ce vent insolent de fraîcheur. La rue Mouffetard, pleines de rires, d’alcool, de drames latents.

Ta guitare entre ses mains, les cordes qui vibrent et mon âme aussi.

Des moments que je vais devoir écrire, absolument.

Comme une zénitude un peu triste. Comme un état d'âme mélancolisé.
Et le rire s'autorise à prendre le dessus, à devenir fou, à libérer le corps. A apaiser l'esprit.
Alors seulement on prend un peu de recul.. On regarde, ce qui se passe, on analyse, et on agit. On se remet doucement dans la vie. On s'en remet à la vie....

Et puis...

 

mercredi, 30 juillet 2008

Vole en éclat

"Le cerveau part en torche, mais y a plus de parachute, rien pour parer les silences, dans l’abyme y a plus rien qui résonne, pas même un vieil écho.. on donnerait cher pour un mot, pour un éclat de voix, mais c’est la vie qui vole en éclat."

Extrait de G. crie C. maux.

samedi, 26 juillet 2008

Une belle table pour le dîner

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 Une belle table pour le dîner, Hélène Duffau

Une femme à qui "on ne la fait pas".

S'étonnant à peine du retard de son hôte, Stéphane, et de son manque de courtoisie (il semblait être bien élevé pourtant), Chantal s'attable seule et mange, enfin non, savoure ce délicieux repas avec au moins autant de plaisir qu'elle a eu là le préparer : "Chantal savoura chaque bouchée de son repas en se rappelant qu'elle aimait aussi manger seule, sans avoir de conversation à tenir, avec le seul plaisir de laisser sa penser divaguer au gré de la musique ou de ses réflexions sur ce qu'elle ingérait. Cet ensemble musique nourriturela ravissait.
L'alimentation était chez elle un régulateur d'humeur. La musique, un détendeur, un apaisement, une source d'énergie vitale."

Elle n'attend même plus la sonnerie du téléphone, toute entière plongée en cet instant précieux. Jusqu'à ce que l'interphone ne gémisse...

Mais Stéphane pourra-t-il lui procurer autant de satisfaction qu'elle vient d'en éprouver ?

Comme si l'attente avait été plus jouissive que son arrivée (certes impromptue)... Ne sous-estimez jamais les pouvoirs d'un bon repas..

 

vendredi, 25 juillet 2008

Le jour où le ciel a disparu

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Dans la revue Brèves n°85 :

Le jour où le ciel a disparu, de Michel Lambert.

Des retrouvailles pour le moins singulières entre un homme et une femme qu'il a aimé à sa manière, il y a de cela un certain temps. Mais elle n'a plus rien à voir avec celle qu'il a connue, 20 ans plus tôt. A-t-elle vraiment changé ? Ou est-ce le monde qui s'est précipité autour d'elle ? Nul ne sait vraiment.

Un ciel de décembre, qui se disperse en flocons. A cette allure il va bientôt disparaître. Alors, il repense à ces mots qu'il a prononcés, il y a 20 ans, un jour où le ciel, justement, a disparu. Disparu dans ces mots ?  Ou est-ce Inès, qui a disparu, ce jour-là ?

Mais après tout, "quel mal y avait-il à aimer les autres, à bénir les plus faibles ?". Oui, quel mal y a-t-il ?

 

mardi, 27 mai 2008

Nouvelle : abolition de l'esclavage

Mmmm, j'sais pas si j'vous ai dit.... :

Mais j'ai participé à ce concours-ci :

http://www.cr-picardie.fr/spip.php?article2385

ma nouvelle :  http://www.cr-picardie.fr/spip.php?article2383

Les premières lignes :

Vie d’une Esclave Ordinaire

Sa mère, saoule, l’avait littéralement jetée à la rue, sans le sou, presque nue.
Tu ne me ramènes que des soucis, c’est pas ça qui va nourrir les p’tits ! Fais ta vie ! Hors de ma vue !
Elle ne connaît que ce temps et ce mode là. Elle ne sait même pas que le verbe faire peut se conjuguer au plaisir. Le plaisir…
Alors, elle avait erré, dans les avenues, à la recherche de l’identité perdue, le regard ailleurs, l’œil hagard, face au vide que lui laissait l’espoir. Là, devant elle, sur le trottoir.
Derrière, c’est trop noir.

 

Comme quoi, il reste beaucoup de combats à mener

dimanche, 20 avril 2008

Il dépérit - IKéBANA n°3

Il dépérit. En dépit de tous les tests de dépistage possibles, son corps se dépeuple petit à petit. Il n’en était nullement dépité, quand bien même sa peau se dépiautait lentement, douloureusement. Il sentait toutes les molécules de son corps en proie à la dépigmentation. Il n’en était pas pour autant déphasé. Ce sont les autres qui se dépêtraient de sa dépersonnalisation. Les autres qui souffraient de sa dépilation. Lui n’en avait cure. Au contraire. Il se sentait de plus en plus léger. Il se déphosphorait sans opposer le moindre effort. Ses veines dépiquaient le sang de ses vaisseaux, à leurs dépens, mais il laissait faire. Pourquoi les autres dépensaient-ils tant d’énergie à refuser cet état de fait ? Pourquoi s’obstinaient-ils à s’agglutiner autour de lui, sans arrêt, dépendants du moindre battement, cœur, paupière. Il devenait lisse comme une roche polie par un courant régulier, incessant. Que leur importait-ils alors, qu’il se dépenaille progressivement ? Ils semblaient vouloir empêcher toute fuite en avant, toute déperdition de chaleur, tels des manchots, sur la banquise. Il se sentait pris au piège, comme dans les mailles d’un filet à papillons.

 

Ils oubliaient que ça ne dépendait plus de lui. Le sort en était jeté.

 

Dépendants du moindre battement, cœur, paupière, du moindre battement d’elle. Partie, il s’envola, laissant à terre sa chrysalide. Dépigeonnage d’une vie. Plus aucune aile à l’horizon, à peine une plume, sur le balcon..

jeudi, 17 avril 2008

Chérie, remets ton diaphragme, ce soir j'te sors ma diatribe (âmes sensibles, s'abstenir)

Ikébana n°2, toujours sur une idée de Mr Brown..

Ah faut dire qu'il y a longtemps qu'elle n'a pas été autant en verge, enfin, en verve, ma p'tite diatribe paresseuse. le jour de ta diduction a sonné ma douce, mais tu ne mords pas hein ! La dichotomie a assez duré, on va fusionner comme jamais, c'est moi qui t'le dis ! J'ai le diascope en alerte, la diaule qui chante ! Les Grecs n'ont qu'à bien se tenir.
Par contre sache une chose, on va pas faire dans le diatonique, c'est droit au but ! Cherche pas ton didacticiel, le ciel, c'est tout droit ! Genre Marquis de Sade sans les didascalies. On va s'refaire la diastole de ton cul, la diathermie d'mon thermomètre à moustaches. J'ai toujours pensé qu'on était faits pour s'emboîter, tous les deux, je suis ta diaphyse gorgée de sang, tu es ma diatomée intérieure, tes branches enveloppent avec avidité la diaspora de mon plaisir. Diastase de mon désir, j'vais t'enseigner la didactique de mon tromblon, j'vais t'refaire le coup du dictionnaire, j'te donne un mot, tu trouves ma définition... Et pas d'entourloupe, du genre "j'ai la migraine", ou " j'peux pas j'ai diahrrée".
Viens donc que je te sers contre ma diaprure, ma déesse bien fessue, viens, que je t'affine le grain de peau de ma belle diatomite, un tango diabolique sur un rythme diastolique..
Quelle chance cette diarthrose, quelle souplesse, ma tigresse, ces reins diathermanes échauffent plus d'un érotomane averti ! c'est le dicton qui veut ça : "diathermanéité du matin, j'en perds mon frein"! Quoi, il existe pas ce dicton ? Et alors, tu t'y connais, toi, peut-être, tu n'as jamais été capable de faire la différence entre un dico qui t'les donne et un arbre ! Un dicotylédone ? C'est cela oui.. Si tu veux.. Commence pas à faire ton dictateur de la diction hein, c'est pas le moment. Occupe-toi plutôt d'mon gros dico, madame la savante didactyle. Dactylo ? Aussi, oui. Occupe t'en donc, de ma sténo, ma reine de la dictée.
Moi, mon père m'a dit, quand j'étais môme, que, dans la vie, ce qui compte, c'est d'être dibasique. Alors j'm'occupe de ma paire. Et d'mes pairs, s'ils sont aussi charmants que toi... ça t'en bouche un coin, pas vrai, mieux qu'avec ma fusée "dit-atomique". D'ailleurs, j't'ai pas demandé d't'en occuper y a quelques instants ? Viens donc murmurer des cochonneries à l'oreille de mon dictaphone, Après j'te remplirai ta grille de mots croisés, j'ai d'la longueur. J'f'rai même les cases noires, si ça t'intéresse, ma coquine.. Tu as toujours de ton dictame ? ça passera mieux je pense.. Dictame, dicte-âme.. amusant non ?
Eh, regarde, ça marche ! J'suis diapré de partout, on dirait un zèbre, rouge et blanc. Un troupeau de zèbres très "zob et hissants'. Ah ah ! Tu m'inspires qutant que tu m'aspires, ma goulue, quel talent ! Quand tu m'prends tout entier, là, comme ça, j'retourne en arrière, j'retombe dans mes souvenirs, comme une séance diapositives. Quand la brise d'été soulevait délicieusement ta robe, les dimanches à la campagne, et que tu m'attirais derrière un buisson pour me montrer ta rose dichroïque. Et moi, pressé de la butiner, je te donnais mon dard "dick-aromatique", il gardait le goût de toi, à chaque fois un peu plus, jusqu'à ce que je t'aie dans la peau, jusqu'aux os....
Bah ! Pourquoi tu t'arrêtes, pourquoi tu me regardes comme ça ? C'est la premire fois que je te parle ainsi ? Ah... t'es sûre que tu s'rais pas diasthésique des fois ? Amnésique, oui, voilà.. c'est pareil. T'es mon encyclopédie des synonymes, la reine de mon cygne, ma dicline en toute saisons, une déclinaison diaphragmatique, à l'ouverture psychédélique....
Aaaaaaah, je divague......

mardi, 08 avril 2008

Un pharaon, ça sent l'poisson non ?

LE PHARAON (un jeu proposé par une mystérieuse Misra)

Règles :

I - Utiliser obligatoirement les termes suivants:

poisson, pharaon, canon pantalon
revolver, patibulaire
carotte, saucisse, , , , ensorceleuse, sordide, ventru, rose, pantois, triste, , , , , , , inévitablement, tragiquement, aussitôt, vite, délicatement.
embrasser crier planter tomber
rire dormir
II - Tous genres littéraires acceptés

Maximum : 40 lignes.

Impro :

Ca sent le poisson, non, vous trouvez pas ? Pas très rassurant ce vieux troquet, limite sordide, avec toutes ces gueules patibulaires vissées au comptoir. De temps en temps un oeil torve se lève vers une ensorceleuse en tenue légère qui se déhanche pitoyablement sur le zinc, désespérant d'un billet de ces vulgaires ventrus, ou des quelques jeunots à la peau encore bien rose. Elle rêve d'un galant qui la f'rait descendre délicatement de son minable piédestal, qui lui ordonnerait de laisser tomber tout ça, qui la prendrait aussitôt dans ses bras pour l'embrasser, qui planterait son poing dans l'oeil torve qui s'est trop attardé en bas. Il la ferait rire, il l'emmènerait crier son plaisir. Elle serait sa déesse, il jouerait les pharaons, jusqu'à ce qu'elle aperçoive, dépassant de la poche de son pantalon le canon d'un revolver.
Elle resterait tragiquement immobile, retenant une larme silencieuse au coin de l'iris, le regard pantois.
Encore une fois elle se réveillera, triste jusqu'au bout de ses rêves.
Elle se demandera quelle conserve elle ouvrira pour le déjeuner : saucisse-lentilles, ou p'tits pois carottes.
Et elle retournera déambuler, encore une fois, sur ce comptoir dézingué.