mardi, 13 janvier 2009
Virage
Il serait peut-êtrre temps de se remettre aux choses sérieuses non ? La fréquence de publication a considérablement diminuné ces derniers mois, vous n'aurez pas manqué de le remarquer. A cela plusieurs raisons (il y a toujours au moins une raison, bonne ou mauvaise).
2008 avait bien commencé, enfin pas trop mal disons, et a décidé de prendre un virage assez redoutable, en son milieu. A ce moment là la lecture est devenue secondaire, voire même une contrainte. L'esprit ailleurs, les yeux occupés, j'ai tout juste eu la possibilité d'écrire deux trois petites choses.
Cela dit la littérature est compréhensive, la vraie littérature, celle qui s'installe en vous pour longtemps, (toujours ?), et vous autorise quelque infidélité, quelque oubli, quelque abandon, car elle sait que tout cela n'est que provisoire. Elle sait que vous reviendrez vers elle, à elle, que vous lui prodiguerez tous les soins qu'elle mérite. Car elle sait, surtout, que sans elle, vous vous envoleriez beaucoup moins haut. Et vous le savez aussi, malgré ces virages, quelquefois mal négociés.
Alors même si je n'ai pas lu 40 bouquins en deux mois, j'ai feuilleté, j'ai lu aussi, sans rendre conte, j'ai regardé, sans voir, j'ai touché..
Et je voulais surtout vous remercier, pour vos visites, votre présence, discrète, mais tangible. La fréquentation de ce blog n'a pas diminué ces derniers mois, elle a même augmenté.
Merci, et bonne route à vous. :)
12:05 Publié dans LaVieDuBlog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, livre, roman, nouvelle, poésie
vendredi, 19 décembre 2008
Souffle
Je fais tout pour oublier, reléguer ces trois belles journées au fond du grenier à souvenirs, les cacher à ma mémoire, pour l’heure. C’est insupportable le bonheur, juste en souvenir. C’est insupportable de me réveiller, la nuit, le jour, sans un souffle à mes côtés. J’en ai déjà perdu un, cette année.
Les mots fatals ont été prononcés. Les mots qui reniaient les phrases passées. Elles ne sont plus jamais revenues. Alors je me suis tue. Un sursaut verbal. Et puis plus rien. A quoi bon. Je ne sais plus comment te dire…. Tu ne veux plus écouter…
La magie s’est arrêtée, c’était ton dernier tour. Tu avais déjà disparu.
Mon illusion. A prendre ou à regretter. J’ai pris. Comme d’habitude, j’y ai cru. Mais un magicien ne révèle jamais son secret.
Tu ne voulais rien de sérieux. Je ne voulais rien d’allégé.
Pas d’histoire, rien à inscrire dans le temps, rien à relire, rien à redire.
01:46 Publié dans de mes nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, nouvelle, absolu, souffle
lundi, 24 novembre 2008
Douce heure
"Douceur.
Douceur à l’aurore, le jour naissant nous observe, les sens à l’honneur s’éveillent. Des mots à oublier, des gestes à réinventer.
Le corps se redécouvre, s’ouvre, et se souvient.
Fuite en avant, corps renversés. Oublier le passé, pour un temps seulement. Un temps vaut mieux que des cieux gris-blanc.
Se souvenir du présent, à corps et à deux."
20:56 Publié dans de mes nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, nouvelle, absolu
jeudi, 13 novembre 2008
Ô mage (extrait)
Tu réalises les cris qui t’étouffent, te figent
tu tentes de faire bonne figure, gardes tout pour toi, ou presque, pour une fois
regardes autour de toi, et ne t’y retrouves pas, ne vois plus que l’immensité d’un ciel prêt à t’accueillir, et toi pas prêt à y aller.
13:59 Publié dans de mes nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, nouvelle, absolu, hommage
mardi, 04 novembre 2008
Déséquilibre
Juste un déséquilibre, apprendre à marcher sans béquille.. Quelques larmes roulent en entendant "l'poinçonneur des Lilas", un vague à l'âme sur les quais de Seine, la nuit. Toutes ces lumières qui scintillent, ce vent insolent de fraîcheur. La rue Mouffetard, pleines de rires, d’alcool, de drames latents.
Ta guitare entre ses mains, les cordes qui vibrent et mon âme aussi.
Des moments que je vais devoir écrire, absolument.
Comme une zénitude un peu triste. Comme un état d'âme mélancolisé.
Et le rire s'autorise à prendre le dessus, à devenir fou, à libérer le corps. A apaiser l'esprit.
Alors seulement on prend un peu de recul.. On regarde, ce qui se passe, on analyse, et on agit. On se remet doucement dans la vie. On s'en remet à la vie....
Et puis...
13:05 Publié dans de mes nouvelles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature, nouvelle, absolu
mercredi, 30 juillet 2008
Vole en éclat
"Le cerveau part en torche, mais y a plus de parachute, rien pour parer les silences, dans l’abyme y a plus rien qui résonne, pas même un vieil écho.. on donnerait cher pour un mot, pour un éclat de voix, mais c’est la vie qui vole en éclat."
Extrait de G. crie C. maux.
12:32 Publié dans de mes nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, nouvelle, absolu












