Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 15 mars 2013

Quand l'homme est à genoux c'est qu'il n'y a plus de génie (Lamartine - 5ème jour)

littérature, livre, poésie, poème lamartine, ode, mort, Et le voilà qui tombe à genoux, et se met à hurler :
Peuple ! des crimes de tes pères

Le Ciel punissant tes enfants,
De châtiments héréditaires
Accablera leurs descendants !*

N'ayant droit, pour toute réponse, qu'à un silence de mort, il insiste :

Lire la suite

vendredi, 06 octobre 2006

Ode au reality show

(15 septembre 2003 - extrait)

    J'suis en colère vous savez, j'en ai assez de cette ère de désespoir, terres d'espoir, tu parles, c'est nous les poires, voilà comme on nous considère, comme on nous sert, sur des plateaux-télé, c'est pour quelle émission, c'est la caméra cachée? Et mon premier cachet je le touche quand? Ah non il faut que j'en prenne, des bleus pour me calmer, des blancs pour dormir, et des rouges pour m'réveiller ? C'est ça notre emblème tricolore? J'suis pas d'accord. On fait quoi des restes sérieusement? Ou alors, on reste, et on se ment ?

    Non, c’est pas possible, vous avez dû me prendre pour cible, passible d’une lourde peine ; je souffre depuis assez longtemps pour ne plus savoir depuis quand. Eh oui, il me faut aujourd’hui encore me mettre à genoux devant vous, vous faire la cour, à vous messieurs du barreau, bourreaux des tribunes qui placez la barre un peu haut ;  j’ai jamais été douée pour les sauts en hauteur, j’préfère prendre une longueur d’avance, de longues vacances. Alors allez-y nobles gens, mettez-moi à l’ombre pour un bout d’temps, de toute façon j’vois plus l’soleil, il fait trop sombre quand je m’éveille. Vous me demandez une plaidoirie.. Mais pourquoi faire, pour plaire à qui ?

    Cette soirée était parfaite, offerte par les fées, effet de surprise, on a lâché prise. Oui j’avoue, je me suis laissée aller à quelques instants d’éternité, lasse d’être enlacée par les chaînes du regret. Je me suis laissée hâler par la promesse d’un plaisir partagé, j’ai glissé dans l’ivresse des caresses prolongées, j’en ai profité, perdue dans l’étreinte des corps échauffés….

    « chat échaudé craint l’eau froide, normalement », me dites-vous. Je suis d’accord, on était pas obligés d’en arriver là.. on aurait pu éviter… vous n’en avez pas vu l’utilité,  et vous jetez tout sur la voie publique…vous piétinez allègrement ces instants phosphorescents, La faute indécente ;  mais je n’avais pas de photo récente, juste des souvenirs.. Je voulais vivre un bout de  présent, même sans avenir… je sais que j’aurai tout mon temps, pour réfléchir…

    [...]