lundi, 16 avril 2012
Lueur
Ce matin d'hiver
Marche pieds nus (1)
ses pieds tressent un rêve violet (2)
(alors) quand la ville s'oublie
à l'épaule du vent (3)
Tu pousses les mots à la lueur de tes doigts (4)
(et) je retourne la lumière
afin qu'elle sèche de tous les côtés (5)
16:01 Publié dans Associations de poè-tes/mes, Un jour, un texte | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : livre, littérature, poésie, poètes, goffette, talvaz, siméon, gaspar, audet
mercredi, 11 avril 2012
Comme

je bois, comme le jus pressé d'une grenade, la fraîcheur étoilée qui se répand des nues (Paul Fort)
il y a le sens il faut le chercher
Comme on cherche un ressort secret (L.-P. Fargue)
Le temps passe et m'emporte à l'abyme inconnu,
Comme un grand fleuve noir, où s'engourdit la nage. (P.-J. Toulet)
La terre est une grande bouche souillée. (M. Jacob)
l'amour s'en va comme cette eau courante (Apollinaire)
16:00 Publié dans Associations de poè-tes/mes, Un jour un mot, Un jour, un texte | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : livre, littérature, poésie, contemporaine, comme
mardi, 13 janvier 2009
Virage
Il serait peut-êtrre temps de se remettre aux choses sérieuses non ? La fréquence de publication a considérablement diminuné ces derniers mois, vous n'aurez pas manqué de le remarquer. A cela plusieurs raisons (il y a toujours au moins une raison, bonne ou mauvaise).
2008 avait bien commencé, enfin pas trop mal disons, et a décidé de prendre un virage assez redoutable, en son milieu. A ce moment là la lecture est devenue secondaire, voire même une contrainte. L'esprit ailleurs, les yeux occupés, j'ai tout juste eu la possibilité d'écrire deux trois petites choses.
Cela dit la littérature est compréhensive, la vraie littérature, celle qui s'installe en vous pour longtemps, (toujours ?), et vous autorise quelque infidélité, quelque oubli, quelque abandon, car elle sait que tout cela n'est que provisoire. Elle sait que vous reviendrez vers elle, à elle, que vous lui prodiguerez tous les soins qu'elle mérite. Car elle sait, surtout, que sans elle, vous vous envoleriez beaucoup moins haut. Et vous le savez aussi, malgré ces virages, quelquefois mal négociés.
Alors même si je n'ai pas lu 40 bouquins en deux mois, j'ai feuilleté, j'ai lu aussi, sans rendre conte, j'ai regardé, sans voir, j'ai touché..
Et je voulais surtout vous remercier, pour vos visites, votre présence, discrète, mais tangible. La fréquentation de ce blog n'a pas diminué ces derniers mois, elle a même augmenté.
Merci, et bonne route à vous. :)
12:05 Publié dans LaVieDuBlog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, livre, roman, nouvelle, poésie
mardi, 09 décembre 2008
Celui qui veille
"Celui qui veille au sommet du plaisir est l'égal du soleil comme de la nuit. Celui qui veille n'a pas d'ailes, il ne poursuit pas."
René Char, extrait de "Lettera amorosa".
15:20 Publié dans Un jour un mot | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, poème, poète, char
jeudi, 04 décembre 2008
Paris at night
Trois allumettes, une à une allumées dans la nuit
La première pour voir ton visage tout entier
La seconde pour voir tes yeux
La dernière pour voir ta bouche
et l'obscurité toute entière pour me rappeler tout cela
en te serrant dans mes bras.
Jacques Prévert
De la part d'un p'tit gars que j'adore. :)
21:52 Publié dans Un jour, un texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, poème, poète, prévert, paris
mercredi, 22 octobre 2008
Art d'aimer
Qu'il est doux, au retour de la froide saison,
Jusqu'au printemps nouveau regagnant la maison,
De la voir devant vous accourir au passage,
Ses cheveux en désordre épars sur son visage !
Son oreille de loin a reconnu vos pas :
Elle vole, et s'écrie, et tombe dans vos bras ;
Et sur vous appuyée et respirant à peine,
A son foyer secret loin des yeux vous entraîne.
Là, mille questions qui vous coupent la voix,
Doux reproches, baisers, se pressent à la fois.
La table entre vous deux à la hâte est servie
L'oeil humide de joie, au banquet elle oublie
Et les mets et la table, et se nourrit en paix
Du plaisir de vous voir, de contempler vos traits.
Sa bouche ne dit rien, mais ses yeux, mais son âme,
Vous parlent ; et bientôt des caresses de flamme
Vous mènent à ce lit qui se plaignait de vous.
C'est là qu'elle s'informe avec un soin jaloux
Si beaucoup de plaisirs, surtout si quelque belle
Habitait la contrée où vous étiez loin d'elle.
André Chénier, extrait de Poèmes
11:09 Publié dans Un jour, un texte | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature, livre, poésie, chénier, aimer












