vendredi, 06 juin 2008

Les bourdes de Millenium

Retour sur un succès

Les bourdes de «Millénium»

Par Jacques Drillon «Millénium» est un excellent roman policier. Tout le monde a lu «Millénium»; donc je l'ai lu. Les trois volumes. J'ai adoré. Mais vers la fin du premier, la moutarde m'est montée au nez, et à partir de la page 370 à peu près, j'ai mis des croix au crayon dans la marge, à chaque fois que les traducteurs se plantaient.
Millenium_1.jpg

Que diriez-vous d'un livre où l'on lirait: «Camilla avait été pleine de réussite à l'école» (vol. II, page 104) ou «Il reçoit des soins compétents» (II,168)? «Je suis désolée de la tournure que ça a prise» (III,53) ou «Il se frotta les yeux pour enlever le sommeil» (I,383)? D'un digne inspecteur demandant à un prévenu: «Pouvez-vous décrire cette personne que vous dites l'avoir agressée» (II,284)? Que diriez-vous d'une femme qui écrirait: «Je ne suis pas sûre que j'aie envie de le faire» au lieu d'avoir envie (III,458), «Elle haïssait qu'il la touche» (II,11), au lieu de détestait? Qui écrirait «Il ne lui rebattait pas les oreilles», comme cela, c'est tout, point final, sans dire de quoi (I,497)? Que faites-vous dans la vie? Je lui rebats les oreilles.

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lundi, 02 juin 2008

Les maîtres du polar

 Ce mois-ci dans le magazine Lire : Les secrets des maîtres du polar

Georges Simenon (1903-1989)
Ecrire «gris», limiter son vocabulaire pour «ne prendre que les mots qui ont la même résonance dans chaque esprit», les détracteurs de Simenon le lui ont longtemps reproché. Or ce minimalisme veut correspondre aux histoires qu'il raconte. Le rythme est souvent caractéristique pour exprimer l'action des personnages. Il affectionne le monologue intérieur et les interrogations indirectes. «Je suis un instinctif, dit-il à Bernard Pivot en 1981 lors de l'émission Apostrophes, je ne suis pas du tout un intellectuel. Je n'ai jamais pensé un roman, j'ai senti un roman. Je n'ai jamais pensé un personnage, j'ai senti un personnage. Je n'ai jamais inventé une situation. La situation est venue lorsque j'écrivais un roman mais je ne savais pas du tout où mon personnage allait me mener.» En écrivant ses premiers Maigret, Georges Simenon explique qu'il le fait pour apprendre le métier d'écrivain et que le choix du roman policier lui paraît plus facile, plus technique. Il instaure dès le début ses rituels d'écriture: rumination, rassemblement des informations, rédaction. Il tape directement à la machine, évite de trop se relire, travaille dans une sorte de transe, en quelques jours pour ne pas perdre le fil de son histoire. La dernière étape est celle de l'ultime relecture où l'auteur se contente le plus souvent d'alléger encore son style, retirant des adjectifs, des adverbes. Ce qui l'intéresse, c'est le criminel beaucoup plus que le crime. Maigret au début n'est qu'une silhouette qui va peu à peu se préciser, manifestant sa sympathie pour les petites gens, Paris et ses quartiers populaires. Au départ, Simenon choisit de se pencher sur un homme sans aspérité en état de crise. Les décors restent un peu les mêmes, une France réinventée mais qu'il connaît bien, des impressions de lieux plus que des descriptions précises. Son éducation dans un milieu petit-bourgeois et sa formation de journaliste lui serviront pour imaginer Maigret mais également tous ses personnages qui se doivent d'être «ordinaires». Maigret antihéros, c'est la marque de Simenon, un homme simple, banal mais excellent enquêteur grâce à son don d'imprégnation, son envie de comprendre les raisons d'un crime. «Je tiens Simenon pour un grand romancier, le plus grand peut-être et le plus vraiment romancier que nous ayons eu en littérature française aujourd'hui.» Qui dit cela? André Gide, en 1939. C.F.

mardi, 29 mai 2007

Suzanne et les ringards

(Oui, j'avoue, je suis en retard pour ce conte rendu.. Mais j'avoue aussi que je déménage.. j'avoue enfin que je bosse..)

c15ab41d1dee665d0ea86aea7acaa254.jpgUn rejeté de la société, un ex-taulard, (trois ans pour avoir fracassé des activistes d'extrême-droite) à la gueule d'Elephant Man devient garde du corps/vigile/conducteur de poids lourds. Il écoute le chant désespéré des baleines dans sa cabine la nuit.
Une star de ciné a eu un accident de voiture, dans lequel elle a perdu l'amour de sa vie. Elle en profite pour goûter un anonymat précieux et fait une fugue professionnelle. Elle s'est kidnappée. Elle veut comprendre. Echapper au monde du business, monde de ringards.

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mercredi, 18 avril 2007

Et le copyright alors ?

Capté dans le magazine Marianne n°509 :

A COUTEAUX TIRÉS.

« Mon mari ? Des sushis »

L’art ancestral de la coutellerie japonaise vient de faire une nouvelle victime. Une femme de 32 ans qui en avait assez que son mari al tabasse avait décidé de se venger. Une nuit de la semaine dernière, elle lui fracasse donc le crâne durant son sommeil, à l’aide d’une bouteille de vin. Or, après son geste fatal, elle se rendit compte que l’on ne se débarrasse pas si facilement d’un corps. Que faire ? Bien plus lourd qu’elle le mari était intransportable… à mois de le réduire en pièces détachées. Le cadavre fut donc découpé façon sushis et éparpillé façon puzzle aux quatre coins de Tokyo. Bien vite les enquêteurs se doutèrent de l’identité de la dépeceuse qui, du reste, ne chercha pas à nier. 

 

medium_out.jpgEt là, j'ai immédiatement pensé au polar Out dont j'ai fait le "conte rendu" il y a quelques mois... La seule différence avec ce fait divers, c'est le fameux geste fatal : dans le polar, la femme battue étranglait son mari avec une ceinture... Alors... Y a-t-il non respect du copyright ?

dimanche, 01 avril 2007

Fleuve noir - site à découvrir !

Fan de SF-Fantasy, de Thrillers policiers, de ciné et même de console, je vous en supplie, alelz voir ce site, au moins une fois !

L'actu de chaque genre, les dernières parutions, le top des lecteurs, et surtout, surtout, tous les premiers chapitres des lires en format pdf ! n'est-ce pas grandiose ?

C'est parti pour le grand frisson !

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lundi, 26 mars 2007

Les hommes qui n'aimaient pas les femmes


podcast
C'est à lire, tous les samedis matins sur RTl à 8h13