vendredi, 06 juillet 2007
La prisonnière
J'comprends pas. Pourquoi je laisse faire ça. "Spa possib'", comme on dit par chez moi (si si, ce sont des choses qui arrivent). D'accord, Proust, c'est du lourd, la digestion est longue, on est rassasié pour un moment. Mais quand même. Je n'aurai pas dû relire la quatrième de couverture. Maintenant qu'il s'en va j'ai envie de le garder !
"Je pouvais mettre ma main dans sa main, sur son épaule, sur sa joue, Albertine continuait de dormir. Je pouvais prendre sa tête, la renverser, la poser contre mes lèvres, entourer mon cou de ses bras, elle continuait à dormir comme une montre qui ne s'arrête pas, comme une bête qui continue de vivre quelque position qu'on lui donne, comme une plante grimpante, un volubilis qui continue de pousser ses branches quelque appui qu'on lui donne. Seul son souffle était modifié par chacun de mes attouchements, comme si elle eût été un instrument dont j'eusse joué et à qui je faisais exécuter des modulations en tirant de l'une, puis de l'autre de ses cordes, des notes différentes."
Adieu Albertine. Va ravir d'autres yeux...
13:05 Publié dans une semaine, un auteur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : littérature, roman, proust, prisonnière













