mardi, 19 mars 2013

L'envers d'une vie (conte rendu)

l'envers d'une vie.jpg- À peine soixante-dix ans, c'est pas bien vieux quand même pour partir...
- Tu m'diras, la vie ne l'a pas épargné...

- Et cette laideur, faut bien reconnaître que..
- Oui, sûrement pas facile tous les jours...

- Et pourtant, pas du genre à pleurer sur son sort...

- C'est le moins qu'on puisse dire...
Grand chrétien...
- Un exemple, j'vous dis !

 

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mercredi, 13 mars 2013

La flèche du temps

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La flèche du temps creva la Sphère et réveilla Le seigneur des porcheries

mercredi, 06 mars 2013

Le nouvel amour

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Du côté de chez Swann, Le nouvel amour passe par La porte étroite.

samedi, 02 mars 2013

Rhapsodie d'un bohémien de dix-sept ans un samedi après-midi (Rimbaud - 6ème jour)

littérature,livre,poésie,poème,rimbaud,à la musique,sensation,roman,ma bohème l'étoile a pleuré rose- Ahhh, mais maman arrête de crier, steuplé, j'suis pas sourd...

- Je ne crie pas, j'te f'rais dire, et ne prends pas ce ton avec moi hein ! T'as vu l'heure ! On est au beau milieu de l'après-midi, papy et mamie sont repartis sans même t'avoir vu.. super l'esprit d'famille !

- Ohhh maman, dé-so-léééé, mais voilà, on est partis en soirée, on a pas vu l'temps passer,
« J'ai embrassé l'aube d'été
[...]
Au réveil il était midi
 »

- Midi ! Mais il est bientôt 16h là ! Te moque pas d'moi !

- Ohh, mais c'est bon, quoi, t'as jamais été jeune ?
« On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans,
[...]Dix-sept ans ! - On se laisse griser.
La sève est du champagne et vous monte à la tête... 
»

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mercredi, 27 février 2013

Plume

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Une plume dans La Zone du Dehors : Mort d'un jardinier.

vendredi, 22 février 2013

Un rêve d'Armageddon

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"Il y a environ trois mois, par un soir de confidences, Lionel Wallace me raconta l'histoire de la porte dans le mur, et je pensai alors que l'aventure était vraie, en ce qui le concernait tout au moins.
Il y mit une simplicité si convaincante que je ne pus faire autrement que de le croire."

Nouvelles extraites du recueil Au pays des aveugles, oscillant entre le merveilleux et le fantastique, on y découvre (du moins pour ma part) un Wells poète, qui fait parler deux hommes de l''amour, du bonheur : « la porte qui menait à la paix, au bonheur, à la beauté qui dépasse tous les rêves, à la bonté que nul ne connaît sur terre »,« J'étais venu là avec elle, dans cette cité ensoleillée du plaisir, et j'avais laissé tous mes biens à l'abandon et à la ruine, pour sauver au moins le reste de ma vie. Dès que je l'aimai, avant de savoir si elle se souciait de moi, avant de savoir si elle oserait m'aimer, dès que je l'aimai, tout me parut vain et vide, poussière et cendres... toute mon existence n'était que poussière et cendres. »

Ils nous parlent aussi de pouvoir, d'ambition, d'orgueil, de tout ce qui détruit les corps et les âmes, de tout ce qui conduit à la perte de l'humanité. Si jamais cette porte se présente de nouveau à ma vue, avais-je juré, j'entrerai, secouant, sur le seuil, la poussière et l'accablement de cette vie, renonçant au vain mirage de nos vanités, à toutes nos épuisantes futilités. J'entrerai pour n'en plus sortir... » (La porte dans le mur) «Nous ne sommes que fantômes, et fantômes de fantômes, désirs semblables à des ombres de nuages et à des brins de paille qui tourbillonnent dans le vent! Les jours passent, l'habitude et l'usage nous emportent, comme un train emporte la trace passagère que ses lumières projettent sur l'ombre. » (Un rêve d'Armageddon)

Les deux hommes narrent avec tant de détails, de conviction, de sincérité leur histoire, qu'il est presque impossible de n'y pas croire.

Et l'on se prend à faire un rêve, celui de refermer, une fois entrés, cette porte verte à tout jamais.

 

(Oserais-je mentionner La Vénus d'Ille, Le Horla ?)

 

mercredi, 20 février 2013

Kiss kiss

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La passante du Sans-Souci déambulait parmi les Kiss Kiss émanant de Délicieuses pourritures.

lundi, 18 février 2013

Une partie mixte à trois

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Une partie de golf permet d'apprendre bien des choses, à celui qui joue, à celui qui observe celui qui joue.

Une partie de golf, ça peut vous faire perdre votre fiancée, vous assurer du soutien de votre femme, vous lier à une princesse.

Une partie de golf, ça peut vous donner la fièvre, révéler votre vraie nature, vous convertir à une autre religion.

Wodehouse manie l'art du conte à l'anglaise, avec un humour flegmatique à l'épreuve des plus sceptiques, de ceux qui considèrent encore le golf comme un passe-temps de luxe, un loisir de riches. Alors qu'en fait, le golf est un sport, un art, que dis-je, une philosophie !

Mais attention, « car, comme la rougeole, il faut attraper le golf quand on est encore jeune ; s'il est reporté à un âge plus mûr, les risques peuvent être graves » "la nature avait l'intention que nous devenions tous des golfeurs. Le germe du golf est implanté dans chaque être humain à la naissance, et sa répression le fait grandir, grandir - pendant quarante, cinquante, soixante ans - jusqu'à ce qu'il rompe les liens et balaie sa victime comme un raz-de-marée."

A l'inverse, la moindre contrariété extérieure peut vous faire louper un superbe coup : "ne me laisse pas tomber, Betty [...] Tu me rendrais tellement malheureux. Et quand j'ai du chagrin, je slice toujours mes coups d'approche". Sans parler d'un caddie croquant une pomme, ou même simplement le bruit du vent.

Et puis, tout bon adorateur du grand Gaulf sait que le choix d'un club est bien plus important que celui d'une épouse. Même si celle-ci vous lit des extraits des Pensées de Marc-Aurèle revisitées pour vous détendre pendant un parcours décisif pour votre carrière.

Enfin, avant de pouvoir répondre à la question "Ca marche?" par "Merveilleusement, je viens de faire trois putts parfaits sur le dernier green", sachez qu'il vous faudra apprendre à faire la distinction entre un bois, un brassie, un cleek, un driver, un fer et j'en passe et des meilleurs.

Et là, seulement là, vous pourrez dire : la vie est un long rough tranquille"

Bogey (note) : 8-1/10

samedi, 16 février 2013

L'horreur de Dunwich

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A Dunwich, il y a ce qu'on voit : des maisons très dispersées présentant un aspect étonnamment uniforme de vieillesse, de misère et de délabrement. Des champs cultivés singulièrement rares et improductifs. Indigènes d'une débilité répugnante, forment une race à part, portant les stigmates physiques et mentaux caractérisés de la dégénérescence et des unions entre consanguins

Et ce qu'on ne distingue pas : "Personne ne peut dire au juste ce qui ne va pas". "Quelque chose de singulier, d'indéfinissable, une présence vague". "Une odeur maligne comme celle de la putréfaction et de la moisissure accumulées au cours des siècles".

Wilbur Whateley naquit à la Chandeleur d'une mère albinos laide, « créature solitaire portée à courir les collines au milieu des orages,s'efforçant de lire les gros livres odorants que son père avait hérités de deux siècles de Whateley et de père « inconnu ». Élevé par un grand-père à moitié fou, ou à moitié sorcier (ou les deux ?) Wilbur était diablement laid, ne sentait pas la rose, évoluait d'une croissance hors du commun, quasi exponentielle, aussi bien physiquement qu'intellectuellement, et rendait dingues tous les chiens qu'il croisait. Un sacré portrait.

Wilbur était une horreur, à Dunwich, c'est un fait. L'histoire pourrait s'arrêter là. Mais ce qui se voit n'est jamais le plus horrible. Ce qui ne se voit plus le sait bien..

 

 Note : 8/10

mercredi, 13 février 2013

Tristes revanches

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Le crime d'Olga Arbelina ? Une vie de tristes revanches

jeudi, 07 février 2013

Une sainte fille

 

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« Sylvie avait le visage d'une vicieuse. La bouche d'une vicieuse, le regard d'une vicieuse, le grain de peau d'une vicieuse. En fait, elle ressemblait à n'importe quelle autre jeune fille de son âge, sauf qu'elle avait l'air vicieux. »

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jeudi, 31 janvier 2013

Mort d'un jardinier

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Naissance,vie, mort. Trilogie jardinière, triptyque universel, ballet incessant, éternel, s'entrecroisant inlassablement, entre deux brins de mauvaise herbe, sous une motte de terre, au nez d'une taupe égarée, derrière un coup de pelle, dans une envolée volatile, à l'ombre d'un châtaigner, parmi les souvenirs.

Enfance, adolescence « adultescence » se frôlent, s'entremêlent, au détour d'un potager, dans les cendres nécessaires, dans les souvenirs végétaux, espoirs terreux, déceptions fruitières, joies récoltées, cycle perpétuel tourbillon de gestes d'émotions de moments poésie du jardin pour dire la fin, le (re)commencement, la nature qui perd ses droits le jardinier qui les lui rend qui l'a si longtemps apprivoisée va bientôt la nourrir de sa chair propre, compost en prose humaine animale végétale la prochaine récolte aura un goût de lui de sa vie de ses bonheurs de son labeur.

Plantation jachère défrichage, alexandrins taillés à coups de bêche, de hache, de râteau, laitues oignons fraises riment ensemble, en chœur, strophes enracinées, métaphores d'herbier, les voyages s'enroulent autour des paysages, l'amour se conjugue à tous les lieux, les époques se délocalisent et les musiques s'entre-résonnent. « au bout du champ un piano droit est posé sur quatre briques au milieu du chemin »

Crucifixion au sol, au centre du jardin, au centre de ta vie, « tu rédiges les versets de la terre tu graves dans la glaise ton corps est ton dernier volume, les rides et les cicatrices les plis et les replis, les bosses et les creux racontent ton histoire et celle de tes frères »

Les fleurs de cerisier sont des boules de papier froissé, qui, comme le fruit, se teintent de rouge à l'approche de la définitive gravité.

Semence des mots, récolte de poèmes, tu sarcles à la main, la mort préfère sa faux. Tu es là, jusqu'à la fin tu es là, tu ne veux pas finir avec les épluchures, alors « tu avances dans le temps du rêve »

« tu n'es plus connecté au serveur de la réalité ici et maintenant, tu glisses dans un autre monde, dans les débris d'images projetées pulvérisées par ton cerveau en capilotade »

Les éléments se font souvenir, le jardin déroule le scénario d'une vie, ou chaque graine, chaque parasite joue son propre rôle, dit son texte, et la douleur rappelle le souvenir à la terre.

Note : le plus grand des jardins

lundi, 28 janvier 2013

Au Bon Roman

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« Toutes les subtilités de la vie sont la matière des livres. Il insistait : Tu notes bien que je parle du roman ? IL n'y a pas que les situations d'exception, dans les romans, les choix de vie ou de mort, les grandes épreuves, il y a aussi les difficultés ordinaires, les tentations, les déceptions banales, tous les comportements, des plus beaux aux plus misérables. [..] Des adultes vont te dire que non, que la littérature n'est pas la vie, que les romans n'enseignent rien. Ils auront tort. La littérature informe, elle instruit, elle entraîne. »

Ça commence par des crimes, des attentats psychologiques, le mystère est complet. Une enquête doit être menée, alors il faut raconter toute l'histoire. Toutes les histoires. D'amour, politiques, de jalousie, de haine. Un « je » s'en charge, très discret au début, laissant place à l'intrigue, pour s'affirmer, au fil des pages, et enfin se révéler, au lecteur, à lui-même.

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mardi, 27 novembre 2012

Scintillation

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« Dans cette histoire je m'appelle Leonard, et, quand j'étais là-bas, je pensais que la vie était une chose, et la mort une autre, mais c'était parce que je ne connaissais pas le Glister. »
« Je veux la raconter en entier alors même que je l'oublie, et ainsi, en racontant et en oubliant, pardonner à ceux qui y figurent, y compris moi. »
« Sauf que rien ne s'éclipse, pas même la conscience de soi. Rien ne s'évanouit dans le passé, tout est oublié et devient ainsi l'avenir »
« C'est toujours maintenant, et tout – passé et avenir – problème et solution, vie et mort – tout coexiste ici, en ce lieu, en cet instant. Ce lieu où je suis a reçu bien des noms, qui varient selon l'histoire à laquelle on se réfère. »
« C'est simplement le lieu où chaque histoire commence et finit. »
« Et maintenant c'est mon histoire qui commence à nouveau, une dernière fois, alors même qu'elle s'éteint à petit feu. »

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mercredi, 31 octobre 2012

Graine de Sabbat

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« J'étais la nuit
juste une sensation de froid dans mon ventre
je veux absolument finir ces lignes
 »

Sur un coup de tête, Max a mis son appart sur le trottoir, noyé son réseau social dans la Seine avant de partir en vacances d'été à Gargilesse, dans la maison de son oncle, seul, pendant un mois.

 Anorexique (ou égoïste) verbal1, il fuit l'anorexie mentale, neuronale et culturelle dans laquelle il évoluait – Ana.

1 : « – Comment t’arrives à tenir sans rien foutre autant de temps ?
– …
Comment t’arrives à ne jamais regarder les gens ?
– …
Tu ne réponds à personne et ça marche. Chacun se croit face à lui-même, et il comprend ce qu’il veut. C’est malin (dixit un membre de la clique)

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