mercredi, 02 avril 2008
Il m'est impossible de dire un texte où elle est nue
"Un livre se touche, un livre se caresse, peut-être ensuite raconte-t-il son histoire.
J'hésite depuis longtemps à écrire ces lignes. Il m'est impossible de dire un texte où elle est nue. Où je la tiens serrée contre moi. Où tout à coup ma mémoire cède sous mon ventre. Et c'est le monde qui s'éventre, se déchire, et se libère.
On ne prend pas un livre. On le cueille. Sa nuit nous appelle de l'intérieur, tout doux, comme un animal, elle glisse au pays de ceux qui déposent leurs visages et ne dévore qu'elle-même par manque d'espace. C'est une pierre avec un présage, il faut se baisser, lui parler, lire d'abord les yeux fermés. Alors vient grandir cette part imprononçable : le livre s'éclipse. On en garde le souvenir d'une faute, d'une absence. D'un éclair. "
La vie pauvre, Dominique Sampiero,.
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dimanche, 17 février 2008
Chattes paresseuses
"Le ciel troue mes
phrases qui s'endorment
se reposent, lovées
comme des chattes paresseuses."
Dominique Sampiero, Sainte horreur du poème
10:10 Publié dans poètes picards, Un jour, un texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, sampiero, saintehorreur du poème
mercredi, 06 février 2008
La beauté se quitte
"La beauté se quitte, s'oublie sur le champ, meurt à un autre commencement, et elle n'en connaît ni l'issue ni la source. Elle avance gorge nouée au silence, éblouie, fracassée par l'issue qui recule, inépuisée, impalpable, et ce qui l'abat, l'élève tout autant."
D. Sampiero, extrait de Sainte horreur du poème.
10:15 Publié dans poètes picards, Un jour, un texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, sampiero












