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samedi, 06 avril 2013

Comme un mantra, une incantation, un murmure à la place du coeur (Sully Prudhomme - 5ème jour)

littérature, livre, poésie, poème, sully prudhomme, soupirOde à H.-P. et A.

Comme une litanie, comme un chapelet qu'on égrène à l'intérieur,
Un mantra, une incantation, un murmure à la place du cœur
« Ne jamais la voir ni l'entendre,
Ne jamais tout haut la nommer,
Mais d'un amour toujours plus tendre
Toujours l'aimer. »

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vendredi, 05 avril 2013

La théorie des cordes expliquée à Cupidon ( Sully Prudhomme - 4ème jour)

littérature,livre,poésie,poème,sully prudhomme,les amours terrestresToutes les rencontrent durent. Une seconde, une nuit, une vie. Mais toutes ont une histoire à raconter, toutes nous disent ce qu'on ne prend pas vraiment le temps d'écouter.

Une seconde, une nuit, une vie.
Nous avons de plus en plus peur de nous tromper, de commettre une erreur, de vivre un amour sans y rester au moins une éternité. Mais la notion du temps est subjective, Cupidon se retrouve dépassé par la théorie des cordes, et ce que nous pensons avoir trouvé n'existe pas encore, bien souvent.

Alors :

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jeudi, 04 avril 2013

Apprendre à marcher (droit) en se tenant aux barreaux (Sully Prudhomme - 3ème jour)

littérature, livre, poème, poésie, sully prudhomme, première solitude, enfant, internat- En tout cas, pour nous, c'est décidé, l'année prochaine on met Louis à l'internat !
- Ah bon ? Déjà ? Mais.. il n'est pas un peu jeune !

- Peut-être un peu, mais ça lui fera du bien ! A son âge on assimile énormément, en plus !
- Oui oui, je me doute, mais quand même, si tôt.. ce n'est encore qu'un bébé..

- On dit toutes ça, c'est vrai.. mais c'est parce qu'on se refuse à les voir grandir.. Je ne veux pas faire partie de ces mères qui surcouvent leurs enfants, qui en font des poules mouillées, des attrape-allergies, des nez à microbe, 

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mercredi, 03 avril 2013

Le ménage à trois c'est une question d'habitude ( Sully Prudhomme - 2ème jour)

littérature,livre,poésie,poème,sully prudhomme,l'habitude- Délicieuses ces petites madeleines, Marie-Bernadette, vos doigts de fée ont encore fait des « miracles » culinaires, si vous me permettez !
- Merci mon Père, mais c'n'est pas grand chose, vous savez..
- Allons, allons, ne soyez pas toujours si modeste, nous sommes entre nous, profitons-en, ah ah ! Oh.. mais vous n'avez pas l'air dans votre assiette (par contre votre madeleine y est toujours.. vous permettez... ?... merci). Quelque chose vous tourmente n'est-ce pas ?

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mardi, 02 avril 2013

Boire des romans délavés ou noyer sa laideur (Sully Prudhomme - 1er jour)

8443111-porc-super-heroine.jpg(mais ça c'était avant)

Iris ne savait pas vraiment pour qui elle était. La blonde, la brune, elle trouvait à chacune des avantages, des inconvénients (on dit aussi qualités, défauts). En fait, pour être honnête elle n'en aimait aucune. Elle les détestait même. Ces filles à moitié nues, exhibant grossièrement leurs corps loin d'être grossier, qui se donnent ainsi en spectacle.

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jeudi, 15 mai 2008

L'indulgence

L'Indulgence est tendre, elle est femme.
Ceux qu'un faux pas, même expié,
Dans le monde à jamais diffame,
Lavent leur front dans sa pitié.

Humble soeur aux longues paupières,
Pour l'homme, fût-il criminel,
Tandis qu'on lui jette des pierres,
Elle garde un pleur fraternel.

S'approchant du coeur plein de fange,
De scorie épaisse et de fiel,
Pour l'assainir, elle y mélange
Cette larme, aumône du ciel ;

Et, loin d'y remuer la honte,
Comme les injures le font,
Elle attend que l'amour remonte
Et que la haine tombe au fond.

C'est alors que, de sa main douce
Élevant ce coeur épuré,
Elle l'incline sans secousse
Et lui pardonne : il a pleuré.

 

R. F. Sully Prudhomme, extrait de Epaves

mardi, 17 avril 2007

Ce qui dure

Le présent se fait vide et triste,
Ô mon amie, autour de nous ;
Combien peu de passé subsiste !
Et ceux qui restent changent tous.

Nous ne voyons plus sans envie
Les yeux de vingt ans resplendir,
Et combien sont déjà sans vie
Des yeux qui nous ont vus grandir !

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