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dimanche, 01 juillet 2007

Paul Valéry, encore

05285e58fdbaaacd14923bf7646bb8a7.jpgMonsieur Valéry, vous avez la cote. Non seulement vous êtes un ange, mais vous avez la cote. Cette fois-ci, c'est votre recueil Poésies qui s'élance quelque part ailleurs en France. Mais comment faites-vous ?

 

 

 

VUE

Si la plage penche, si
L'ombre sur l'oeil s'use et pleure
Si l'azur est larme, ainsi
Au sel des dents pure affleure

La vierge fumée ou l'air
Que berce en soi puis expire
Vers l'eau debout d'une mer
Assoupie en son empire

Celle qui sans les ouïr
Si la lèvre au vent remue
Se joue à évanouir
Mille mots vains où se mue

Sous l'humide éclair de dents
Le très doux feu du dedans.

 

 

 

vendredi, 29 juin 2007

L'Ange - Paul Valéry

Je permets à quelques livres de voyager vers d'autres contrées. C'est un service que je rends à la formidable étagère qui m'accompagne depuis quelques années. Le dernier envolé contient ceci :

"Il essayait de se sourire : il se pleurait. Cette infidélité de son visage confondait son intelligence parfaite ; et cet air si particulier qu'il observait, une affection si accidentelle de ses traits, leur expression tellement inégale à l'universalité de sa connaissance limpide, en blessaient mystérieusement l'unité."

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Allez, Monsieur Valéry, porter vos mots en un autre foyer. Vous êtes un ange.